Document. L'exposé de Staffan de Mistura devant le Conseil de sécurité
Au moment où l'on s'y attendait le moins, Staffan de Mistura a annoncé devant le Conseil de sécurité avoir proposé une partition du Sahara entre le Maroc et le polisario. Une proposition rejetée mais, dans son exposé, il persiste et signe en estimant que cette option existe et a des mérites.
Cette position de Staffan de Mistura, le caractère subjectif de son rapport aussi, montrent à quel point il ne connaît pas les fondements de ce différend autour du Sahara marocain, ni la réalité de la région, ni même le véritable rôle de chacun. De Mistura se donne encore six mois pour juger de l'évolution de la situation. En d'autres termes, il va probablement quitter ses fonctions d'ici là.
Ci-dessous, nous publions l'exposé intégral de De Mistura, le mercredi 16 octobre devant le Conseil de sécurité, dans sa version originale (anglais) ainsi que dans une version traduite en langue française par Google. Ce document est publié avec l'aimable autorisation de nos confrères de Maroc Diplomatique qui l'ont diffusé ce vendredi matin (ici et ici)*.
La question de la partition avait déjà été évoquée par James Baker il y a une dizaine d'années. À la même époque, l'ancien président algérien, Abdelaziz Bouteflika, avait écrit une lettre au Secrétaire général de l'ONU pour la proposer.
La partition en question priverait le Maroc de toute la partie sud de son Sahara, l'amputant de ce territoire ancestral qui est le sien. En même temps, cette option n'a que des avantages pour l'Algérie : couper le Maroc de l'Afrique subsaharienne, l'encercler et apporter un débouché atlantique à Alger.
On ne peut s'empêcher de s'interroger sur la pertinence d'exhumer cette option irréaliste et injuste, à quelques jours du vote de la résolution du Conseil de sécurité.
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*Le contenu du briefing a été publié en primeur par Le Desk (ici).
Voici la version traduite en français par Google :
Voici la version originale en langue anglaise :
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