Parti de l’Istiqlal : voici ce qui attend Nizar Baraka et la nouvelle direction
Ce week-end, le parti de l’Istiqlal a mis fin à plusieurs mois de blocage en annonçant son comité exécutif. Équilibrée, la nouvelle direction du plus ancien parti marocain aura du pain sur la planche. Explications.
Armistice au sein du parti de l’Istiqlal. La page des guerres intestines entre clans semble tournée. Les Ould Errachid (appelés clan du Sahara) y sont bien représentés. Les pro-Nizar Baraka aussi. Selon des sources sûres, en interne, le parti de l’Istiqlal a eu le courage de prendre des décisions "dans la douleur", dont celle d'écarter la candidature de Nordine Moudiane, impliqué dans une affaire soumise à la justice et l’opposant à la conseillère communale Rafiaa Mansouri.
Retour à la normale et à la première position
Ces problèmes organisationnels ayant été expédiés, les militants de l'Istiqlal placent d’énormes espoirs en la nouvelle direction. "Nizar Baraka n’a plus d’argument pour ne pas faire de l’Istiqlal la première force politique, pas en termes de voix mais en présence nationaliste et politique", nous déclare un ancien responsable du "parti de la balance", qui avait choisi de prendre ses distances.
"Cette nouvelle direction doit faire le ménage et préparer un retour à la normale", explique notre interlocuteur pour qui il est plus que jamais temps d'"honorer la responsabilité morale du plus ancien parti marocain", avec "un réel ancrage dans les régions et de nouvelles méthodes pour faire la politique dans les partis".
"Il nous faut un "retour aux valeurs et nous intéresser aux grandes questions de la Nation : la jeunesse, le civisme, l’emploi et l’appartenance à tamaghrabite", ajoute notre source pour qui "aujourd’hui, cette équipe [La nouvelle direction, ndlr] a une responsabilité nationaliste morale et historique du côté de l’USFP et du PPS".
Avec ces deux partis, en plus de l'Organisation de l'action démocratique et populaire (OADP), l'Istiqlal formait un bloc politique qui avait négocié l'alternance politique avec feu Hassan II dès la moitié des années 1990.
"La place de notre parti est bien dans cette famille politique naturelle", insiste notre interlocuteur. Une remise en question de la participation du PI au gouvernement au moment où l'on évoque, de plus en plus, un éventuel remaniement ?
Parti de l’Istiqlal: voici la composition du nouveau Comité exécutif
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