En Indonésie et en Chine, les réunions avec l'Afrique se déroulent en l'absence du polisario
Retour à la normale à Bali et à Pékin, après l'incident de la TICAD à Tokyo. La norme et la légalité internationales ont été de nouveau scrupuleusement respectées.
Cette semaine, en Indonésie puis en Chine, l'Algérie a perdu la bataille du panonceau et de la photo de famille.
L'on se souvient que lors de la réunion préparatoire de la 9e TICAD, les 22 et 23 août 2024, Alger avait introduit dans ses bagages les représentants des séparatistes, munis d'un passeport diplomatique algérien ; même chose pour le panonceau indiquant les noms des délégations et la photo de famille où le délégué algéro-polisarien a posé sans badge.
Le Japon avait publiquement, et par voix ministérielle, rappelé la constance de sa position concernant le Sahara, et notamment qu'il ne "reconnaît pas cette entité présente dans la salle".
Cette semaine, la situation a empiré pour Alger. L'Indonésie puis la Chine ont respectivement organisé le 2e Forum Indonésie-Afrique (du 1er au 3 septembre 2024 à Bali) et le 4e Sommet du Forum de Coopération Chine-Afrique (du 2 au 6 septembre à Pékin). Ces deux rendez-vous ont vu un retour à la normale : c'est-à-dire l'absence totale du polisario. C'est ce qui s'était déjà passé d'ailleurs le 4 juin 2024 à Séoul qui avait accueilli le 1er Sommet entre la République de Corée et l’Afrique.
Les trois rencontres avec les géants asiatiques se sont consacrées à leurs missions originales, avec la participation de tous les pays africains membres des Nations unies : la paix, la stabilité et le développement durable et socio-économique.
Ce sont d'ailleurs les thèmes qu'a promus le Maroc comme il le fait dans tout forum international. Dans d'autres précédentes rencontres, par exemple avec les Etats-Unis, la Russie, l’Inde et la Turquie, le polisario n'avait pas été invité, ni reconnu, malgré les tentatives d'Alger.
La norme, c'est donc la présence de tous les pays africains et l'absence du polisario. La TICAD a été ternie par l'intrusion téléguidée par l'Algérie, au détriment de l'intérêt de l'Afrique.
Au final, les rendez-vous de Bali et de Pékin effacent le forcing algérien de Tokyo puisqu'ils montrent bien que l'entité séparatiste n'est pas reconnue et sans utilité pour le développement en Afrique : le développement et la coopération ne peuvent se faire en l'absence de souveraineté, de territoire et de reconnaissance diplomatique.
Tout en dépassant l'incident de la TICAD, le retour à la normale à Bali et Pékin interpelle le Japon. Certes, ce pays ne reconnaît pas l'entité séparatiste, mais il lui appartiendra à l'avenir d'être plus vigilant, plus ferme et plus clair ; ce sont ces qualités qui auraient pu permettre d'éviter les incidents de Tokyo.
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