Tanger et Vitoria créent une cellule de travail pour restaurer le palais Álava-Esquível
Les villes de Tanger et de Vitoria ont conclu un accord pour créer une cellule de travail en vue de résoudre les problèmes relatifs au palais Álava-Esquível.
Lors d’une récente visite en Espagne, le président du conseil municipal de Tanger, Mounir Laymouri, a rencontré la présidente de la municipalité de Vitoria pour trouver des solutions concrètes au problème du palais Álava-Esquível et explorer les moyens de partenariat et de coopération entre les deux villes.
Au cours de cette rencontre, une lettre d’intention a été signée entre les municipalités de Tanger et de Vitoria, couvrant divers domaines. Un accord a également été conclu pour créer une cellule de travail en vue de trouver des solutions "concernant le problème du palais Álava-Esquível", a annoncé la commune de Tanger.
La même source ajoute que le maire a visité le palais pour en inspecter l’état actuel, étant donné qu’il fait partie du patrimoine de la ville de Tanger. Une étape qui témoigne de "l’importance accordée à ce monument de valeur historique, culturelle et souveraine, en tant que seul patrimoine que possède la commune de Tanger à l'extérieur de la ville et du pays".
Un héritage de la ville de Tanger
Contacté par Médias24, Ahmed Ettalhi, ex-président de la Commission de l'urbanisme, de l'aménagement du territoire et de l'environnement au conseil municipal de Tanger, nous explique que le palais Álava-Esquível, qui nécessite des travaux de réhabilitation et de restauration, fait partie des biens du duc de Tovar, dénommé Ignacio de Figueroa y Bermejillo (1892-1953), et hérités par la ville de Tanger.
Ce duc, qui a passé les dernières années de sa vie à Tanger, avait décidé, à travers un testament, de léguer, directement et indirectement, des tableaux, meubles (majoritairement perdus) et propriétés, dont le palais Álava-Esquível situé au cœur de la cité historique de Vitoria, au Pays basque. Il avait ainsi légué, au premier rang, ses biens au National Cancer Institute américain (NCI) et, au deuxième rang, à la ville de Tanger. Le NCI ayant refusé l’héritage, Tanger en est devenu le destinataire.
Rappelons qu’en 2016, l’ancien maire de la ville du Détroit, Bachir Abdellaoui, avait visité la ville de Vitoria avec l’ambition de faire aboutir un projet de restauration de ce bâtiment. "L’ancien maire avait eu du mal à honorer ses engagements en raison de difficultés financières, de la somme importante nécessaire et du manque de rentabilité de ce projet de réhabilitation", nous explique M. Ettalhi.
Faute de moyens, "l'ancien conseil municipal de la ville avait décidé de céder ce palais à l'Etat marocain pour un dirham symbolique", rappelle notre interlocuteur.
Par ailleurs, M. Ettalhi rappelle que Tanger avait également hérité du duc un immeuble à Madrid. " Ce dernier à été revendu pour près de 60 millions de DH à la municipalité de Madrid et ce montant a été utilisé pour restaurer la plaza de Toros à Tanger".
Duc de Tovar: Tanger continue de récupérer son héritage espagnol
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