Parc éolien de Jbel Lahdid : le taux d’avancement des travaux atteint 95%
Les travaux de construction du parc éolien de Jbel Lahdid, dans la province d’Essaouira, sont bientôt achevés. Sa mise en service est prévue pour ce premier semestre 2024.
Le parc éolien de Jbel Lahdid, d’une puissance de 270 MW, fait partie du "Programme intégré de l’énergie éolienne 1.000 MW", qui se compose également d’autres parcs éoliens au Royaume. Il s’agit ainsi des parcs éoliens de Midelt (210 MW), de Boujdour (300 MW) et de Taza (87 MW), qui ont déjà été mis en service entre 2020 et 2023.
Concernant le projet du parc éolien de Jbel Lahdid, les travaux de construction ont été lancés en janvier 2022. Ils enregistrent actuellement un taux d’avancement dépassant les 95%. L’exploitation du parc est prévue avant la fin du premier semestre 2024, nous indique une source de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE). Pour rappel, ce projet était initialement prévu pour 2023.
Ce projet, qui a nécessité un investissement de 2,67 MMDH, est réalisé sur trois crêtes montagneuses, à savoir Jbel Lahdid, Jbel Kourati et Jbel Assoufid, qui sont situées dans leurs limites sud-ouest, à environ 20 et 30 km du Nord de la ville d’Essaouira. Développé sur une superficie d’environ 3.500 hectares, le parc éolien de Jbel Lahdid constitue l’un des plus grands parcs du Royaume et sera composé d’une cinquantaine d’éoliennes.
"Une nouvelle expansion du site du parc éolien pourrait être envisageable, une fois que les prérequis en termes d’études détaillées complémentaires, de foncier, de permis et autorisations seront satisfaits", précise la même source.
Les objectifs attendus de ce projet sont liés à la valorisation du potentiel marocain en énergie éolienne, au développement d’une industrie éolienne par le biais d’un transfert de savoir-faire, au développement social et régional à travers la création d’emplois, au développement de formations spécialisées dans le domaine de l’éolien et à la promotion de la recherche et développement dans le secteur.
Développement de routes d’accès
"Au-delà de la production d’une électricité verte et du renforcement du réseau national de transport de l’électricité dans la région, le projet vise une bonne intégration dans son voisinage", assure l’ONEE. Cela se concrétise par la contribution au développement des routes d’accès et des pistes entre différentes zones autour du projet, favorisant le désenclavement des riverains.
Le projet du parc éolien de Jbel Lahdid contribue également à la création de 300 à 400 emplois directs et indirects tout au long des phases de construction et d’exploitation, ainsi qu’au développement économique et social de la région. Et ce, à travers la stimulation des dépenses effectuées localement par les entreprises telles que la location de terrains et locaux, les approvisionnements, la restauration, l’hôtellerie et le gardiennage, "sans oublier l’implémentation d’actions sociales coordonnées entre les parties prenantes du projet et les autorités locales", ajoute l’ONEE.
La même source précise que le projet éolien avoisine une zone forestière. Les accès, y compris les pistes, ont été planifiés de façon à éviter tout impact néfaste sur les arbres existants.
Les autorisations requises ont bien été traitées et obtenues en coordination avec les administrations concernées, assure la même source, avant d’ajouter que les installations du projet, comprenant les éoliennes, un poste d’évacuation et un réseau électrique ont toutes été implantées dans le respect des normes et standards internationaux en matière de sécurité et de protection de l’environnement.
Le projet a fait l’objet de l’obtention du permis environnemental en 2021 et sera "réalisé de manière à minimiser, voire à bannir, tout impact négatif potentiel sur le site et la région et à optimiser une utilisation responsable et durable de la nature", conclut la même source.
A titre de rappel, le "Programme intégré de l’énergie éolienne 1.000 MW" s’inscrit dans la lignée de la stratégie énergétique nationale, dont l’objectif est d’accélérer la transition énergétique du Royaume, de contribuer aux objectifs du développement durable et d’atteindre une énergie "bas coût-bas carbone". Le Maroc s’est résolument engagé à accroître la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique, en visant actuellement l’atteinte de 52% de capacité installée à l’horizon 2030.
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