Déficit budgétaire en 2023 : mieux que prévu
Le premier arrêté des comptes du Budget général de l'État pour 2023, publié par le ministère des Finances, confirme la poursuite de la réduction du déficit budgétaire.
Lorsqu'il se creuse, le déficit budgétaire est la mère de tous les maux. Et en cas de dérapage budgétaire, il faut une période de quatre à cinq ans pour revenir à la situation antérieure.
Entre 2020 et 2023, les dépenses budgétaires ont baissé de 20 milliards de DH, et ce malgré le lancement de plusieurs chantiers budgétivores tels que la réforme de l'Education, celle de la Santé et la généralisation de la protection sociale. Parallèlement, en ce qui concerne le PIB, le déficit a été ramené de 7,6% à 4,4%. L'objectif pour 2024 est 4% du PIB, puis 3,5% en 2025.Le pic de déficit en 2020 avait été provoqué par la pandémie Covid. Tous les pays non pétroliers avaient subi des déficits records.
Les performances réalisées en 2022 et 2023 n'auraient pas été possibles sans les recettes fiscales qui ont connu une forte hausse. Le deuxième point fort au niveau des recettes est ce que l'on appelle "les financements innovants", qui sont en fait une monétisation des actifs de l'Etat par lease back. Les principales opérations ont été réalisées avec la CMR et la CDG. Parmi les cessions effectuées, citons des CHU, divers bâtiments administratifs et, plus récemment, les stades qui recevront la Coupe d'Afrique ou le Mondial 2030. Les "financements innovants" ont été introduits en 2019. Selon nos sources, ce mécanisme est admis par le FMI.
Le plus grand défi du budget, de l'économie et du Maroc reste le taux de croissance. En 2023, celui-ci devrait se situer entre 2,5% et 2,7%, en raison notamment de la sécheresse sévère qui frappe le pays.
Budget public, le risque de la soutenabilité de la dette sur le moyen terme se pose
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