CAN 2023. Le Maroc éliminé par l'Afrique du Sud (2-0)
Le Maroc a été éliminé par l’Afrique du Sud (2-0) en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2023, ce mardi 30 janvier, sur la pelouse du stade de San-Pédro. Au-delà du penalty raté dans les dernières minutes du match par Achraf Hakimi, les choix de Walid Regragui, le sélectionneur national, ont également contribué à la baisse de tension physique de ses hommes en seconde mi-temps, en voulant à tout prix titulariser des joueurs en méforme.
L’aventure du Maroc lors de la 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations 2023 s’est arrêtée au stade des huitièmes de finale, face à l’Afrique du Sud (2-0), ce mardi 30 janvier sur la pelouse du stade de San-Pédro.
Difficile de savoir ce qu’il serait advenu de cette rencontre si Achraf Hakimi n’avait pas raté l’égalisation sur penalty dans les dernières minutes de la deuxième mi-temps (85'). Une chose est sûre, les Marocains n’ont pas mis tous les ingrédients pour espérer aller plus loin.
Les choix de Walid Regragui sont clairement en cause. Le sélectionneur national a titularisé Noussair Mazraoui qui n’était pas prêt pour un match d’une telle intensité. Le latéral a d'ailleurs été fautif sur l’ouverture du score des Bafana Bafana, en couvrant Evidence Makgoba qui a trompé Yassine Bounou d'un tir croisé dans la surface de réparation (57'). Les Sud-Africains ont consolidé leur victoire sur un magnifique coup franc de Teboho Mokoena dans le temps additionnel.
L'issue de la rencontre est en réalité à l'image de son déroulement. Certes, le Maroc avait l’emprise sur le jeu au bout du premier quart d’heure, mais sans se créer d’occasions franches. Contrairement aux Bafana Bafana qui ont réussi à mettre à contribution Yassine Bounou sur un tir puissant à l’angle de la surface de réparation (16’), qu'il a détourné en corner.
La première mi-temps a été pauvre dans l’ensemble. Les demi-finalistes de la dernière Coupe du Monde n’ont même pas réussi à trouver le cadre des Bafana Bafana. Même le face-à-face d'Amine Adli avant le retour aux vestiaires a été totalement vendangé par l'ailier du Bayer Leverkusen. Idem pour Selim Amallah dont le tir a manqué de conviction, avec une prestation en deçà de la moyenne.
En résumé, excepté sur quelques transitions rapides consécutives à des pertes de balles des Bafana Bafana, les Marocains n’ont que très rarement pesé sur la défense adverse. L'impression qui prédominait, c’est que les Lions de l’Atlas ne savaient pas quoi faire avec le ballon, d’autant que les premiers relanceurs (Aguerd, Saïss, Amrabat) ont été inhabituellement imprécis.
L’absence de Hakim Ziyech et Sofiane Boufal est évidemment handicapante, mais elle ne peut pas tout expliquer. En réalité, c’est certainement la pire première mi-temps des Marocains lors de cette CAN. L’entame du second acte de Azzedine Ounahi et ses coéquipiers a été plus punchy. Sur une transition rapide, le Marseillais a failli tromper Ronwen Williams, mais son tir s’est envolé dans le ciel de San-Pédro (46’).
L'équipe nationale est passée d’un 4-1-4-1 à un 4-4-1-1 en phase défensive, avec Azzedine Ounahi en marquage individuel sur le milieu défensif Teboho Mokoena. Cela n’a pas empêché les Sud-Africains d’ouvrir le score par Evidence Makgoba, couvert à l’opposé par Noussair Mazraoui (57’).
La réaction des Lions de l’Atlas après le but des Bafana Bafana a été rapide, mais timide, par l’intermédiaire de Ezzalzouli. Ce dernier a tiré plein centre comme s’il visait le gardien adverse. Les entrées conjuguées d'Ismail Saibari et d'Amine Harit ont contribué à un regain de dynamisme. Ayoub El Kaabi a lui aussi été très remuant, au point de provoquer un penalty en fin de match, envoyé au-dessus du but adverse par Achraf Hakimi, dont les coéquipiers ont continué à pousser mais sans succès.
En somme, il est difficile de prétendre à un meilleur résultat quand on cadre deux tirs seulement en plus de 100 minutes de jeu. La faute à la précipitation des Marocains et à un manque de précision dans le camp adverse (73% de passes réussies). L’efficacité n'était pas au rendez-vous non plus. Il y a certainement eu aussi un peu de suffisance de la part des demi-finalistes du Mondial 2022.
Ainsi, après le tenant du titre, le Sénégal, c'est l'un des favoris de la compétition qui verra la suite du tournoi à la télévision, à défaut d'avoir su exploiter ses rares temps forts. Le Maroc a malheureusement voulu passer sans forcément passer à l'offensive. Une stratégie qui n'a pas eu l'effet escompté, car quand l'équipe nationale a décidé de mettre la pression sur l'adversaire, elle a failli accrocher la prolongation, mais cela n'a pas suffi.
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