Éducation nationale : division au sein de l'UGTM qui a appelé à arrêter les protestations
La grève se poursuit. Le coup de théâtre est venu de l'UGTM, dont le syndicat affilié FLE a appelé ses adhérents à arrêter toute forme de protestation.
Des milliers d’enseignants protestant contre le nouveau statut unifié ont participé le mardi 7 novembre à ce qui a été appelé "Marche nationale pour la dignité". Une grève nationale s'est tenue du 7 au 9 novembre, et d’autres formes de protestation sont prévues dans les prochains jours.
Dans un communiqué signé par le secrétaire général de la Fédération libre d'éducation (FLE), affiliée à l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), Youssef Allakouch, la FLE appelle ses adhérents à lever toute forme de protestation et à reprendre leur travail.
"Dans le cadre du partage de la responsabilité nationale face à la situation actuelle de l'école publique, qui vit sous l'influence de protestations continues, dont l'objectif idéal reste d'ouvrir des voies de dialogue constructif, et compte tenu de l'intervention directe du chef du gouvernement et de son engagement à trouver des solutions qui satisfont tout le monde à travers un dialogue direct avec les syndicats de l'Education, nous appelons tous les militants, hommes et femmes, de la FLE de lever toutes les formes de protestation et de reprendre le travail comme un geste de bonne foi, ouvrant la voie aux négociations sérieuses sous la supervision du chef du gouvernement", lit-on dans le communiqué.
Une position qui divise...
Lors de son passage dans l'émission de Redouane Ramdani sur 2M, Naam Mayara, président de la Chambre des conseillers et secrétaire général de l'UGTM, a affirmé dans la même lignée : "Faisons preuve de bonne foi ! C'est notre logique au sein de l'UGTM. Agissons de bonne foi et retournons à nos classes pour enseigner à nos élèves. Les protestations sont une carte qui est là. Personne ne nous en empêchera si nous ne parvenons pas à des solutions."
La position clamée haut et fort par la centrale syndicale affiliée au parti de l'Istiqlal ne fait pas l'unanimité auprès des bureaux locaux de la FLE, qui pour la plupart, appellent au maintien du programme de protestation du corps enseignant...
"Marche nationale pour la dignité". Tel a été le nom donné à la marche organisée le mardi 7 novembre par de nombreuses coordinations et branches régionales de différents syndicats de l’enseignement, principalement contre le nouveau statut unifié.
Selon les images partagées sur les réseaux sociaux, des milliers d’enseignants ont participé à cette marche, qui a démarré à 11 h du matin devant le Parlement à Rabat, en direction du ministère de l’Education nationale. Celle-ci accompagne une grève nationale de trois jours, du 7 au 9 novembre, et d’autres formes de protestation prévues dans les jours qui suivent, et qui diffèrent d’un syndicat à l’autre.
Après près de deux ans de discussion, le nouveau statut unifié, qui est la base de la réforme du secteur, est refusé par toutes les catégories de l’enseignement, bloquant ainsi son application. Les retenues sur salaire contre les grévistes enveniment la situation.
Une situation qui semble sans issue, d’autant plus que les enseignants poursuivent leur action pour faire entendre leurs revendications. Les cours sont donc partiellement à l’arrêt au niveau national, pour la quatrième semaine consécutive, ce qui ne sera pas sans conséquence pour les élèves, en particulier ceux des niveaux certifiants.
à lire aussi
Article : Pratt & Whitney Canada inaugure son usine de moteurs d'avions à Casablanca
Pratt & Whitney Canada a officiellement inauguré, ce mardi 21 avril 2026, sa nouvelle installation au cœur de la zone Midparc à Nouaceur. Détails.
Article : Cuivre. Prix records, projets en cascade… nourrie par les tensions géopolitiques, la ruée vers le Maroc s’accélère
Porté par un cuivre désormais autour de 13.100 dollars la tonne sur le LME et plus de 6 dollars la livre sur le COMEX, le secteur minier marocain entre dans une phase d’accélération. Entre la montée en puissance de Tizert, les ambitions de Managem (jusqu’à 182.000 tonnes en 2026) et l’arrivée de nouveaux acteurs internationaux tel KGHM, le Royaume se positionne comme un relais stratégique dans un marché mondial sous tension, où transition énergétique et dépenses de défense redessinent la hiérarchie des producteurs. Décryptage.
Article : Au SIAM 2026, OCP met en avant sa vision intégrée de l'agriculture et de l'élevage
Le groupe OCP met en avant, à l'occasion du 18e Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM) qui se tient du 20 au 28 avril à Meknès, sa vision intégrée des systèmes agricoles, illustrant le rôle central du phosphore dans l'articulation entre fertilité des sols, production végétale et alimentation animale.
Article : Ligue arabe : Rabat insiste sur une réponse commune aux actions iraniennes
Réuni en visioconférence le 21 avril 2026 à l’initiative de Bahreïn, le Conseil ministériel a examiné les répercussions des tensions régionales. De son côté, le Maroc a réaffirmé son soutien aux États concernés et au respect du droit international.
Article : En visite à Stockholm, Hammouchi formalise un partenariat sécuritaire inédit avec les autorités suédoises
Paraphé lors d’entretiens avec le ministre de la Justice Gunnar Strömmer et les responsables policiers du pays nordique, le dispositif inclut des canaux rapides de coopération opérationnelle et d’assistance technique.
Article : Législatives 2026. Samir Chaouki : pourquoi j'ai choisi le PJD
C’est l’une des investitures les plus commentées de ce premier round PJDiste. En propulsant Samir Chaouki, journaliste de renom et président du think tank OMEGA, dans la circonscription de Hay Hassani, le PJD envoie probablement, comme il l'avait fait par le passé, un signal d'ouverture. Entre rupture avec les méthodes classiques et volonté de transparence, le candidat se confie à Médias24 sur ce nouveau défi.