Séisme. Reconstituer le capital de production animale, pas une mince affaire
En plus de la fourniture d’aliments composés durant près de six mois, les éleveurs ayant perdu leur cheptel, lors du séisme du 8 septembre, recevront des bêtes en vue de relancer leur activité économique. Mais l’identification, en cours, des éleveurs concernés n'est pas aisée.
Le séisme, qui a fait trembler plusieurs douars du Haut Atlas, a eu des conséquences désastreuses sur le bâti, mais aussi sur le capital de production agricole des zones touchées. Le ministère de l’Agriculture s’est donné pour mission prioritaire de reconstituer le cheptel, pierre angulaire de l’économie de ces régions.
"Des listes des éleveurs des communes les plus sinistrées sont en cours d'élaboration, avec le concours des autorités locales et des services de l'Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA)", assure à Médias24 une source autorisée.
Pour chaque éleveur, il s'agit donc de déterminer le nombre de têtes par espèce perdue et le nombre de têtes vivantes. "L'objectif est de commencer d'urgence la distribution d'orge et d'aliments composés à ceux qui ont encore du bétail et prévoir l'achat de bêtes à ceux qui en ont perdu", poursuit la même source.
La problématique principale réside dans le ciblage des éleveurs et des zones les plus touchées, car lors des premières enquêtes de terrain, des pertes au niveau du cheptel ont été constatées dans plusieurs zones autour de l'épicentre du séisme.
"Il se trouvaient dans des zribates (étables, ndlr). Il s’agit notamment d'ovins, de bovins, de caprins et même de camélidés dans la région de Ouarzazate et Taroudant. Les ruches ont également été touchées", nous a décrit lors d’une récente interview, Mohammed Sadiki, ministre de l’Agriculture.
"Ce qui est important actuellement, c'est la reconstitution du capital de production pour la relance des filières. C’est certainement l’action la plus urgente à réaliser, car il va falloir permettre aux éleveurs de reprendre leur activité économique", a-t-il ajouté.
En attendant la fin du recensement, l'Etat fournira l'alimentation de bétail pendant 5 à 6 mois. "Il faut absolument appuyer la production animale à travers la fourniture d'aliments. Ce ne sont pas des aliments subventionnés. Mais pour les sinistrés, l’Etat leur en fournira pendant 5 à 6 mois, le temps qu'il pleuve et qu’ils aient des parcours pour leur cheptel", a précisé le ministre.
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