Mondial féminin. Le parcours des Lionnes de l’Atlas en chiffres
Le bilan statistique de l’équipe nationale féminine lors de la Coupe du monde 2023 dessine un plan de jeu prudent, axé sur des transitions offensives rapides. Les données fournies par la FIFA rendent également hommage aux prestations de haute volée de Ghizlane Chebbak.
Pendant la Coupe du monde 2023 en Australie et Nouvelle-Zélande, les Lionnes de l’Atlas ont réussi un parcours aussi surprenant qu’exceptionnel, dont les statistiques esquissent les contours d’un groupe dont la technique est à parfaire mais d’une remarquable combativité.
Malgré l’élimination de l’équipe en huitième de finale de la Coupe du monde 2023 face à la France, la fierté et l’optimisme règnent. La fierté d’être sortie d’un groupe relevé en Australie. Une gageure pour une première participation à l’évènement planétaire. Cette aventure permet aussi au football national d’être optimiste face à l’avenir.
Une combativité à toute épreuve
Certes, les protégées de Reynald Pedros ont subi deux importants revers, lors de leurs premier et dernier match. Entre-temps, elles ont fait preuve de pragmatisme. Pour résumer, les Marocaines n’ont pas été à la hauteur lorsqu’on s'y attendait, mais l’ont été au bon moment. Les deux succès glanés sur le plus petit des scores (1-0), contre la Corée du Sud et la Colombie, illustrent le réalisme de Chebbak and Co.
Les Marocaines ont ainsi converti deux de leurs plus grosses occasions parmi les 12 tirs qu’elles ont cadrés en quatre rencontres. Des matchs où l’équipe nationale n’a pas une seule fois eu une possession supérieure à son adversaire (31% en moyenne).
Cette donnée dessine une prudence parfois exacerbée, mais aussi la capacité du technicien français à garder les pieds sur terre, en optant pour un plan de jeu en adéquation avec les qualités de son effectif. Justement, cette stratégie est basée sur un bloc défensif bas, voir médian, ainsi que sur une volonté de rapidement trouver la paire Lahmari-Jraïdi, les deux pointes du 4-4-2 sur lequel a misé R. Pedros.
Cela dit, quand il fallait aller au-delà des considérations tactiques et mettre le bleu de chauffe, les Lionnes de l’Atlas ont répondu présent, réussissant la majorité des duels aériens ou au sol qu’elles ont disputés. Leur indiscipline leur a parfois joué des tours (plus de 11 fautes par match), à l’image de leur manque de précision balle au pied (4 passes sur 10 ratées). Sur ce point, la capitaine Ghizlane Chebbak est sortie du lot.
Ghizlane Chebbak, auteure d’excellentes prestations
Il a fallu à la milieu de terrain de l’AS FAR attendre ses 32 ans et plus de 60 sélections cumulées avec l’équipe nationale pour goûter à la plus grande compétition sur la planète foot. Sa prestation a été à la hauteur de l’évènement. Chiffres à l’appui, elle a été de toutes les séquences réussies, même si elle n’a pas ouvert son compteur but en Coupe du monde.
Ghizlane Chebbak a été quasiment la seule joueuse marocaine à tenter sa chance au moins une seule fois en direction du but adverse à chaque rencontre. Positionnée au sein du milieu de terrain, dans le double pivot qui est censé protéger la défense, Chebbak a fluidifié le jeu de son équipe et s’est baladée au quatre coins de la pelouse.
Sur le plan offensif, elle a été l’auteure de plusieurs tentatives et aussi de centres (2 centres par match). Mais c’est défensivement qu’elle a le plus brillé. Sa hargne et son dévouement lui ont donné la force de récupérer trois ballons par rencontre.
Elle s’est démenée pour défendre en taclant (7 par match), mais aussi en effectuant près de 30 pressings par rencontre sur le porteur du ballon adverse. La lecture du jeu de la capitaine de l’équipe nationale lui a également permis de réaliser jusqu’à trois interceptions par rencontre. Une prestation amplement aboutie qui place Chebbak parmi le gratin du football mondial.
À découvrir
à lire aussi
Article : EXCLUSIF : les grands chantiers d'Amine Benabdallah à la tête de la Cour constitutionnelle
Récemment nommé par le Roi Mohammed VI à la présidence de la Cour constitutionnelle, Mohamed Amine Benabdallah, éminent universitaire et spécialiste du droit public, livre à Médias24 sa première grande interview dans ses nouvelles fonctions. Contrôle de constitutionnalité, exception d'inconstitutionnalité, intelligence artificielle, démocratie, élections et grands défis institutionnels du Royaume : le nouveau président revient sur toutes les missions de cette institution-clé et partage sa vision de l'évolution constitutionnelle du Maroc. Entretien exclusif.
Article : Le Roi Mohammed VI décore Nawal Sfendla du Wissam Al Moukafaa Al Watania de l’ordre d’Officier
Le Souverain a reçu, lundi au palais royal de Rabat et a décoré Mme Nawal Sfendla du Wissam Al Moukafaa Al Watania de l’ordre d’Officier.
Article : Retraites : la CIMR examinée le 15 juin, mais la réforme attendra sans doute un autre gouvernement
Après la CNSS, la CMR et le RCAR, la commission technique arrive au bout du diagnostic des régimes. Mais entre le calendrier électoral, les désaccords avec les syndicats et les arbitrages encore flous, le chantier ouvert depuis 2003 semble une nouvelle fois rattrapé par le temps politique. Round up.
Article : Mondial 2026 : beIN Sports promet plus de 17 heures de direct par jour
Le diffuseur proposera en direct les 104 matchs de la compétition dans la région MENA, dont le Maroc, du 11 juin au 19 juillet. Six chaînes MAX, une couverture en arabe, français et anglais, ainsi que 18 reporters déployés en Amérique du Nord doivent accompagner cette édition élargie à 48 équipes.
Article : CMT : Tighza, la mine presque centenaire qui vaut encore de l’or
Depuis le début de 2026, l’action de la Compagnie minière de Touissit a presque triplé, portée par la bonne tenue du plomb, du zinc et de l’argent. À Mrirt, le site de Tighza continue d’extraire, d’explorer et de s’étendre, avec 357.470 tonnes de minerai produites en 2025 et un cinquième puits appelé à renforcer les volumes. CMT regarde désormais au-delà de son actif historique, avec des projets dans le cuivre, le graphite et l’antimoine.
Article : L'image comme arme : coordination visuelle et mèmes dans la guerre narrative autour de l'OTAN (4/4)
Ce quatrième et dernier volet de la série consacrée à 62 jours de surveillance du débat anglophone sur Twitter/X autour de l'OTAN et de la crise iranienne est consacré à l'analyse de l'image. Le diagnostic textuel est incomplet, les narratifs les plus actifs visuellement sont invisibles aux outils standards. Ce que les trois volets précédents ont cartographié dans le texte, ce volet le cartographie dans l'image.