Aïd al-Adha 2023 : un chiffre d’affaires de 16 MMDH (ministère)
La fête de Aïd al-Adha 1444 s’est déroulée dans de bonnes conditions, se félicite le ministère de l’Agriculture. Un premier bilan dressé par ce dernier fait ressortir un chiffre d’affaires estimé à 16 milliards de DH, dont une grande partie a été transférée aux ménages agricoles.
"La fête de Aïd al-Adha 1444 s’est déroulée dans de bonnes conditions, grâce aux mesures prises par le gouvernement pour assurer l’approvisionnement du marché national en animaux destinés à l’abattage, au programme de sauvegarde du cheptel, à la mobilisation des services du ministère, des services vétérinaires de l’ONSSA, des autorités régionales, provinciales et locales, à l’implication et l’engagement des professionnels des filières ovine et caprine", indique le ministère de l’Agriculture dans un communiqué.
Un chiffre d’affaires de 16 MMDH
Dans un premier bilan post-fête, le ministère fait état de près de 6 millions de têtes sacrifiées, dont 58% en milieu urbain. Les ovins représentent 90% du cheptel abattu tandis que les caprins en représentent 10%. L’offre globale des animaux destinés à l’abattage de Aïd al-Adha, estimée à plus de 7,8 millions de têtes, a ainsi largement dépassé la demande, observe le ministère.
"L’offre nationale a été complétée par l’importation, à titre exceptionnel, de moutons destinés à l’abattage, ce qui a contribué fortement à l’apaisement des tensions sur les prix. Ces animaux ont été importés conformément à la procédure établie, qui garantit l’état sanitaire des animaux et leur qualité", rappelle la même source.
Occasion de dynamisation de l’économie par excellence, notamment en milieu rural où l’élevage demeure la principale source de revenus, la fête de Aïd al-Adha a permis cette année de générer un chiffre d’affaires estimé à 16 MMDH, selon le bilan du ministère. Une grande partie de cette somme est transférée aux ménages agricoles, précise-t-on.
Un succès sur le plan commercial
La fête de Aïd al-Adha s’est d’abord déroulée dans de bonnes conditions commerciales. "Les marchés ont été bien approvisionnés, et aucune réclamation en matière de disponibilité n’a été enregistrée. Une forte demande sur les carcasses moyennes a été observée cette année", précise le ministère.
"Pour assurer la commercialisation des animaux dans de bonnes conditions, aussi bien pour les éleveurs-engraisseurs que pour le consommateur, le ministère de l’Agriculture a installé, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, 34 marchés pilotes pour renforcer le réseau de commercialisation des animaux identifiés", rappelle le communiqué.
De bonnes conditions sanitaires
L’état sanitaire du cheptel national était par ailleurs satisfaisant, souligne l’ONSSA dans un communiqué.
"La mise en œuvre du plan d’action Aïd al-Adha 1444 (2023) mis en place par l’ONSSA sous l’égide du ministère, a permis le bon déroulement de Aïd al-Adha, et ce, grâce notamment à la mobilisation des services vétérinaires et à l’engagement des différents acteurs ; autorités locales, associations de protection du consommateur, professionnels, bouchers et vétérinaires privés", explique l’ONSSA.
Les animaux et aliments pour animaux ont été contrôlés dans le cadre des commissions mixtes locales. Les services de l’ONSSA ont effectué 2.534 sorties de contrôle, prélevé et analysé 1.446 échantillons de viandes, 613 échantillons d’aliments pour animaux et 82 échantillons d’eau d’abreuvement, précise-t-on de même source.
Plus de 300 ménages renseignés sur la qualité des carcasses
Au titre des opérations menées, 305 visites ont été réalisées auprès des ménages afin de leur fournir des informations sur la qualité des carcasses, au moment où 4.545 carcasses étaient examinées. Les services de l’ONSSA ont également répondu à plus de 1.558 appels téléphoniques et procédé à des inspections régulières dans les abattoirs et les boucheries.
"L’Office a suivi de près le déroulement de l’Aïd en adoptant une approche de proximité, avec une écoute attentive des citoyens à travers ses réseaux sociaux, le centre d’appels mis en place et la mobilisation de ses services vétérinaires", souligne encore l’ONSSA.
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