Ryad Mezzour cherche des solutions à l’insuffisance de fonds propres des entreprises industrielles
L’insuffisance de fonds des entreprises fait obstacle à la concrétisation des projets industriels. En marge de la signature de la convention CAM et AMICA, Ryad Mezzour indique que des pistes sont étudiées pour trouver des solutions.
"Plusieurs projets industriels portés par des entreprises ne se concrétisent pas à cause de l’absence de garantie ou de l’indisponibilité de fonds propres suffisants." Ce constat est celui de Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du commerce, livré lors de la cérémonie de signature de la convention entre le Crédit agricole du Maroc (CAM) et l’Association marocaine pour l’industrie et la construction automobile (Amica), qui s'est déroulée ce jeudi 15 juin à Rabat.
L’occasion pour le ministre de donner plus de détails sur la nature des mécanismes actuellement en réflexion afin d’apporter des solutions à l’insuffisance de fonds des entreprises industrielles.
"Nous sommes en train de réfléchir ensemble pour répondre à cette problématique, d’autant qu’il existe d’ores et déjà des mécanismes d’accompagnement de l’Etat pouvant permettre aux entreprises de disposer de fonds propres ou de quasi-fonds propres", a indiqué le patron du département de l’Industrie.
Notons que les mécanismes évoqués précédemment sont des subventions versées par l’Etat, selon des critères à respecter par l’investisseur, sur la base d’une convention. Donc le risque de non-versement des subventions étatiques n’est pas nul.
Vers la mise en place d’un tronc commun d’évaluation des risques
Selon Ryad Mezzour, le but est de voir comment garantir le crédit jumelé aux subventions publiques avec l’implication de l’écosystème financier.
"Le risque relatif au versement des subventions a certes un coût, mais moins important en comparaison au coût du risque global du projet", fait-il observer.
Selon lui, il sera question de rassurer et d’évaluer le coût du risque lié au déblocage des subventions publiques, susceptibles d’atteindre 30% du montant de l’investissement global d’un projet.
"Nous réfléchissons à la mise en place d’un stream commun avec l’écosystème financier (fonds d’investissement, banques, investisseurs) afin d’avoir un tronc commun d’analyse et de scoring des dossiers d’investissement susceptibles de mobiliser des subventions publiques", a noté Ryad Mezzour.
Et d’ajouter : "Pour la partie fonds propres, nous étudions avec plusieurs fonds, notamment le Fonds Mohammed VI pour l’investissement, la possibilité qu’une partie des subventions publiques puisse garantir la dette subordonnée, laquelle constitue du fonds propre assimilé. Un tel mécanisme permettra aux entreprises d’améliorer leur ratio d’endettement, et donc leur capacité d’investissement."
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