Investissements : 4 milliards de dirhams pour relancer la station balnéaire de Mogador
Au lendemain de la signature d’un protocole d’accord avec quatre grands investisseurs du Moyen-Orient, la ministre du Tourisme revient pour Médias24 sur le projet de développer un complexe touristique au sein de la station balnéaire de Mogador. À la clé : 4.000 emplois générés et 2.000 lits supplémentaire à l'horizon 2028.
La signature officielle d’un mémorandum d’entente a réuni, le mercredi 22 février, la ministre du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, le ministre de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Mohcine Jazouli, la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), la Société d’aménagement d’Essaouira Mogador (SAEMOG) et, enfin, un consortium de quatre investisseurs que sont Samih Sawiris, Al Nowais Investment, Besix et Sunrise Resorts & Cruises.
Un mémorandum porté par des investisseurs du Moyen-Orient
Le mémorandum a permis non seulement de relancer l’investissement dans la région d’Essaouira, mais aussi de formaliser les conditions de la collaboration entre les parties pour la reprise de la société de portage de la station balnéaire de Mogador, la SAEMOG, et pour le développement des investissements projetés.
Une initiative portée par quatre investisseurs : l’homme d’affaires égyptien Samih Onsi Sawiris, l’enseigne hôtelière Sunrise Resorts & Cruises, le groupe Al Nowais Investment, issu des Emirats arabes unis, et la multinationale belge de construction Besix, très présente au Moyen-Orient.
C’est l’aboutissement de plusieurs années d’efforts menés par les équipes du ministère, de la SMIT, du Conseil régional d’investissement et de l’AMDIE, entre autres, qui auront permis de réunir un tour de table international composé de financiers, de tour-opérateurs, de gestionnaires et d’hôteliers à même de reprendre et de faire décoller la station balnéaire.
4.000 emplois et 2.000 lits supplémentaires à l’horizon 2028
Lors de la cérémonie de signature de ce mémorandum, Fatim-Zahra Ammor s’est montrée satisfaite du choix du consortium étranger d’investir au Maroc, démontrant que l’attractivité des investissements touristiques se maintient malgré deux années de crise.
La ministre nous a ensuite présenté les modalités de l'investissement qui sera réalisé à Essaouira. Il s’agit d’un programme touristique inédit d’un montant dépassant les 4 milliards de dirhams, qui sera formalisé en détail dans le cadre d’un avenant à la convention initiale. Il devrait être signé dans les soixante prochains jours entre la SAEMOG et son département ministériel.
L’investissement, qui générera plus de 4.000 emplois et une capacité litière supplémentaire de 2.000 lits pour la région, sera pleinement opérationnel dans un délai maximal de cinq ans.
Un nouveau souffle pour Mogador
Les investissements projetés, qui constituent un nouveau départ pour la station balnéaire de Mogador, devraient renforcer l’attractivité d’Essaouira, augmenter sa capacité d’accueil et son offre de loisirs, à travers plusieurs composantes développées à l’horizon 2028 :
- la rénovation et l’extension de l’hôtel actuel de la station Mogador;
- la transformation du club house actuel en boutique hôtel, ainsi que la construction d’un nouveau club house ;
- le développement d’un Club Med, ainsi que trois hôtels situés en front de mer ;
- la création d’une zone commerciale et de loisirs dans le village de Mogador et son extension ;
- le développement de plusieurs projets immobiliers de luxe et de moyen standing qui permettront de stimuler la vie quotidienne et les animations autour du projet touristique.
Un projet qui renforcera la visibilité internationale de la station balnéaire
Optimiste sur les retombées probables, la ministre soutient que cet investissement devrait permettre à la station balnéaire Mogador d’acquérir une taille critique qui permettra de renforcer la visibilité d’Essaouira sur l’échiquier des destinations touristiques internationales et d’attirer davantage de flux et marchés étrangers.
Située dans le Triangle d’or qu’elle forme avec les deux locomotives nationales que sont Marrakech et Agadir, la station balnéaire de Mogador, au potentiel largement sous-exploité depuis des années, devrait trouver un nouveau souffle avec ce programme inédit pour assurer son développement.
à lire aussi
Article : Peines alternatives : 926 amendes journalières prononcées, selon Abdellatif Ouahbi
Selon le bilan présenté par le ministre de la Justice, 926 amendes journalières ont été prononcées, 794 peines de travail d’intérêt général appliquées et 385 mesures de restriction de droits enregistrées, tandis que la surveillance électronique reste marginale avec 18 cas.
Article : Classement féminin FIFA : la sélection nationale progresse de 4 places
Avec trois victoires en matches amicaux, les Lionnes de l'Atlas améliorent leur score à un total de 1402,88 points, contre 1399,54 lors du classement précédent.
Article : Casablanca-Settat. Le modèle d’attractivité du poumon économique du Royaume touche-t-il à sa limite ?
Concentration des richesses, saturation foncière, essor rapide des périphéries et décrochage de certains territoires : une étude présentée le 20 avril 2026 met en évidence les déséquilibres croissants de la région et appelle à un basculement vers un modèle de développement plus équilibré et multipolaire. Détails.
Article : Seafood Expo Global : Rio de Oro change de cap et lance une offensive stratégique sur le marché marocain
À Barcelone, le groupe a dévoilé le rebranding de ses marques "Abha" et "Palomar", avec l’ambition de mieux segmenter son offre et capter une demande locale en forte évolution.
Article : Marine royale. Ce que cache réellement la piste des sous-marins sud-coréens
Face à la montée des tensions régionales et à l'importance vitale du Détroit de Gibraltar, le Maroc prépare-t-il sa mue sous-marine ? Si un document financier sud-coréen évoque l’horizon 2027 pour la vente de trois submersibles, la réalité des contrats de défense impose la prudence.
Article : SIAM 2026. Un rebond agricole tiré par la production et la croissance du PIB agricole
L’ouverture de la 18ᵉ édition du Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM) 2026 acte un net redressement de l’agriculture. Portée par un retour des pluies et des indicateurs en forte amélioration, la campagne 2025-2026 s’annonce sous de meilleurs auspices, avec une production céréalière attendue à 90 millions de quintaux et une hausse du PIB agricole estimée à 15%.