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Royal Air Maroc espère renouer avec les bénéfices en 2024

Royal Air Maroc devrait renouer avec un résultat bénéficiaire à partir de 2024, si le prix du kérosène se maintient à des niveaux raisonnables.

Royal Air Maroc devrait renouer avec un cycle bénéficiaire à partir de 2024, à condition que le prix du baril se maintienne à des niveaux raisonnables.

Royal Air Maroc espère renouer avec les bénéfices en 2024

Le 25 janvier 2023 à 20h07

Modifié 25 janvier 2023 à 20h07

Royal Air Maroc devrait renouer avec un résultat bénéficiaire à partir de 2024, si le prix du kérosène se maintient à des niveaux raisonnables.

Plombés par deux années de crise, les comptes du transporteur national s’améliorent progressivement après une activité intense lors des fêtes de fin d’année, et une reprise qui se confirme, selon une source fiable. Même s’il faudra attendre le résultat de l’activité estivale du transport de passagers pour se prononcer.

"L’année comptable entre le 1er novembre 2022 et le 31 octobre 2023 vient de démarrer, il est donc trop tôt pour se prononcer sur une éventuelle rentabilité. Le cours international du kérosène étant toujours aussi élevé, ce facteur devrait continuer à impacter négativement son poste de dépenses", explique notre source. Selon elle, la RAM sera fixée d'ici la fin de l’été prochain.

Le cours moyen du baril de pétrole, dont est fortement lié le cours du Jet Kérosène, plafonne actuellement à 90 dollars. D’après notre source, c'est encore loin du prix idéal, estimé entre 50 et 60 dollars pour renouer rapidement avec les bénéfices.

Bien que ce poste de dépenses représente aujourd’hui environ 25% des dépenses de la compagnie, contre seulement 19% avant la crise en 2019, notre source précise que cette hausse du coût du kérosène n’a pas été répercutée sur le prix des billets d’avion de la RAM, alors que la plupart des concurrents ont procédé à des augmentations comprises entre 20% et 50% des tarifs du transport aérien.

 L’activité estivale sera déterminante pour redresser les comptes

Notre interlocuteur se félicite par ailleurs du fait que les fêtes de fin d’année ont permis de générer une activité très satisfaisante. La prochaine saison estivale sera déterminante pour redresser les comptes, déficitaires depuis les trois derniers exercices comptables : à -3,7 MMDH en 2019-2020, -3 MMDH en 2020-2021 et -2,7 MMDH lors du dernier bilan 2021-2022.

"Si le bilan de la saison estivale à venir est aussi bon que celui de l’été 2022, qui avait dépassé celui de 2019 en termes de trafic, et à moins d’une nouvelle explosion du prix du baril, il n’est pas exclu que la RAM renoue avec la rentabilité à la fin de l’exercice actuel", avance notre source.

Une éventualité liée à la stagnation actuelle du prix du kérosène (80-90 dollars), au récent déblocage d’une aide publique de 2 MMDH qui a permis de faire face à l’envolée du cours, passé de 60 à 120 dollars en raison de la guerre Russie-Ukraine, et à l’arrêt de son trafic international durant trois mois (entre novembre 2021 et février 2022), qui avait abouti à une perte d’environ 2,7 MMDH.

"Pas de bénéfices envisagés avant 2024"

Reste que ce résultat négatif devra encore être affiné, après la consolidation et la clôture des comptes prévues fin mars. Il sera certainement en nette amélioration par rapport à celui de l’exercice précédent 2020-2021, qui avoisinait les 3 milliards de dirhams, avance notre interlocuteur.

"Si les charges baissent durant les trois mois de l’été, qui représentent 60% des recettes annuelles de la RAM, cela permettra d’assainir ses finances et de retrouver dans un premier temps un équilibre entre ses postes de dépenses et recettes, avant d’envisager des bénéfices pour l’exercice 2023-2024", conclut notre source.

Une telle performance permettra de passer des commandes d’aéronefs pour être en mesure d’ouvrir de nouvelles routes aériennes à partir de 2025.

Un scénario optimiste en adéquation avec celui de l’Association internationale du transport aérien (IATA), qui table sur un retour à la rentabilité de l’industrie à l’horizon 2023... sauf pour les compagnies africaines qui, elles, devront attendre l’année prochaine pour revenir aux niveaux de rentabilité de 2019.

Seule exception notable dans le paysage mondial du transport aérien, Ethiopian Airlines est restée bénéficiaire au cours de ces trois années de crise. La compagnie a réalisé un bénéfice record de 937 millions de dollars pour l’exercice 2021-2022, qui s’est clos en juin 2022.

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