Les etrogs marocains exportés en Israël pour la fête de Souccot
Bien que produits localement, les cédrats, ou etrogs en hébreu, ont été importés du Maroc en raison de la “shmita”, année sabbatique définie par la Torah pour l'agriculture. Au cours de cette année, toute activité agricole est interdite en Israël.
La présence du cédrat, agrume cultivé dans la région d’Agadir et réputé pour sa qualité et sa saveur, est remarquable sur les marchés israéliens à l’occasion des célébrations de “Souccot”, l'une des trois fêtes de pèlerinage prescrites par la Torah.
Cette année, l'afflux des cédrats du Maroc a été facilité par la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, souligne l'agence de presse Jewish Telegraphic Agency.
Produits généralement en Israël, les cédrats en provenance du Maroc ne sont sollicités qu'en période de “shmita”, marquant l'année sabbatique définie par la Torah. Tous les sept ans, les agriculteurs juifs doivent observer une année de jachère, s'interdisant ainsi toute activité agricole.
“Avant l'accord, nous devions toujours vendre via un pays tiers. Ça pouvait être la Turquie, l'Espagne ou l'Italie”, a déclaré à Jewish Telegraphic Agency, Hervey Levy, un homme d'affaires et membre de la communauté juive d'Agadir.
Exploitant une ferme d'etrogs au Maroc, Hervey Levy a donc pu, pour la première fois, exporter sa production directement en Israël depuis Casablanca, sur des vols de Royal Air Maroc.
“Ces fruits sont produits au Maroc dans les montagnes du Haut Atlas depuis plus de deux mille ans et sont très prisés par les juifs qui les utilisent à l'occasion de la fête de Souccot, les préférant largement à ceux importés des pays des Caraïbes”, a-t-il souligné.
À découvrir
à lire aussi
Article : Sahara : l'UE juge l'autonomie sous souveraineté marocaine comme la solution “la plus réalisable”
L'Union européenne a affiché jeudi 16 avril 2026 à Rabat une position nettement plus explicite sur le Sahara marocain, en estimant qu'"une autonomie véritable" sous souveraineté marocaine pourrait constituer "une solution des plus réalisables" pour clore ce différend régional.
Article : DGI. Facturation électronique : lancement en préparation, les détails avec Younes Idrissi Kaitouni
Validation en temps réel, rôle central de la DGI dans la circulation des factures, intégration des systèmes d’information et contrôle renforcé des délais de paiement… La réforme de la facturation électronique se précise, avec un déploiement progressif et un écosystème en cours de structuration.
Article : Réduction des effectifs d’ingénieurs chez Renault. Première réaction de Renault Maroc
En annonçant une réduction de ses effectifs d’ingénieurs dans ses centres de recherche et développement, Renault fait naître des interrogations au Maroc, où le groupe vient de lancer un nouveau centre d’ingénierie en 2025.
Article : Dans le Haut Atlas marocain, l’Observatoire de l’Oukaïmeden se veut un hub scientifique mondial
Derrière ses dômes blancs, l’Observatoire de l’Oukaïmeden s’est mué en quelques années en une véritable machine à découvertes. Fort de plus de 4.700 objets célestes identifiés et de collaborations internationales de haut niveau, il s’affirme désormais comme une infrastructure stratégique, à la croisée de la recherche, de la technologie et de la souveraineté scientifique. Et ce n'est qu'un début.
Article : Dakhla : un mégaprojet de datacenters verts de 500 MW lancé pour asseoir la souveraineté numérique du Maroc
Une convention entre plusieurs institutions publiques acte le démarrage des études chargées de fixer le modèle économique, la gouvernance et les modalités de financement du programme.
Article : Coupe du monde 2026. Ce que disent les chiffres sur les retombées économiques
Le rapport de la FIFA et de l’Organisation mondiale du commerce sur la Coupe du monde 2026 donne une estimation des retombées économiques de la compétition, aussi bien dans les pays organisateurs qu’à l’échelle mondiale. Des projections qui se recoupent sur plusieurs aspects avec celles annoncées en vue du Mondial 2030.