L’ouverture du point de passage de Bab Sebta bien accueillie à Fnideq et ses environs
À Fnideq et ses environs, la réouverture du point de passage de Bab Sebta était très attendue. Sur place, Médias24 a rencontré les premiers voyageurs, des acteurs économiques et des locaux. Reportage vidéo.
Le point de passage de Bab Sebta a été officiellement ouvert à la circulation des personnes, le lundi 16 mai, après deux années de fermeture. Cette réouverture a été globalement bien accueillie par la population locale, les Marocains résidant à l’étranger et les acteurs économiques de la province de M’diq-Fnideq, comme a pu le constater l’équipe de Médias24 présente sur place.
Annoncée pour minuit, l’ouverture du point de passage dans les deux sens a finalement eu lieu une heure plus tôt, à 23 h heure marocaine et minuit heure espagnole. Aussitôt, des voitures appartenant principalement à des Marocains résidant à l’étranger se sont présentées pour passer de Fnideq vers Sebta.
Quelques minutes plus tard, des habitants de Sebta ont commencé à affluer dans le sens contraire, la plupart à pied. Beaucoup d’entre eux n’ont pas vu leurs familles dans les villes du nord du Maroc depuis plus de deux ans. Au micro de Médias24, ils ont exprimé leur immense joie de revoir ce point de passage ouvert.
L’évènement a fait l’objet d’un grand intérêt, aussi bien de la part des médias locaux et nationaux que des médias étrangers, notamment les chaînes de télévision espagnoles et arabes. L’équipe de la TVE espagnole, par exemple, a assuré des correspondances régulières devant ce point de passage pendant une bonne partie de la soirée du 16 et de la journée du 17 mai.
La nouvelle aussitôt répandue dans la ville de Fnideq, les citoyens ont afflué à proximité de l’entrée de la voie menant vers Bab Sebta. Certains y attendaient impatiemment leurs proches qui devaient franchir le point de passage, tandis que d’autres venaient assister à l’événement par curiosité.
Il faut dire que face à l’interdiction de la contrebande toujours en vigueur, les habitants de Fnideq, de M’diq et des zones environnantes comptent sur la reprise du transit des voyageurs pour relancer l’activité économique dans la région, qui a souffert des restrictions liées à la pandémie du Covid.
Interrogé par Médias24, Ahmed Ouzahoua, le directeur de l’hôtel Senator de Fnideq, espère ainsi que la réouverture aura des retombées favorables sur son activité, notamment en fin de semaine où l'affluence est plus importante.
Comme convenu entre les autorités marocaines et espagnoles, la réouverture des points de passage ne concerne que la circulation des personnes. Le Maroc est décidé à ne pas laisser se réinstaller la contrebande qui gangrenait l’économie du nord du pays.
D’ailleurs, ces deux dernières années de fermeture ont été l’occasion de mettre en place des initiatives pour relancer l’économie locale formelle et reconvertir les personnes qui vivaient de la contrebande dans des activités licites. Le meilleur exemple n’est autre que la nouvelle zone économique de Fnideq, dont les premiers résultats sont déjà visibles.
À découvrir
à lire aussi
Article : Sahara : l'UE juge l'autonomie sous souveraineté marocaine comme la solution “la plus réalisable”
L'Union européenne a affiché jeudi 16 avril 2026 à Rabat une position nettement plus explicite sur le Sahara marocain, en estimant qu'"une autonomie véritable" sous souveraineté marocaine pourrait constituer "une solution des plus réalisables" pour clore ce différend régional.
Article : DGI. Facturation électronique : lancement en préparation, les détails avec Younes Idrissi Kaitouni
Validation en temps réel, rôle central de la DGI dans la circulation des factures, intégration des systèmes d’information et contrôle renforcé des délais de paiement… La réforme de la facturation électronique se précise, avec un déploiement progressif et un écosystème en cours de structuration.
Article : Réduction des effectifs d’ingénieurs chez Renault. Première réaction de Renault Maroc
En annonçant une réduction de ses effectifs d’ingénieurs dans ses centres de recherche et développement, Renault fait naître des interrogations au Maroc, où le groupe vient de lancer un nouveau centre d’ingénierie en 2025.
Article : Dans le Haut Atlas marocain, l’Observatoire de l’Oukaïmeden se veut un hub scientifique mondial
Derrière ses dômes blancs, l’Observatoire de l’Oukaïmeden s’est mué en quelques années en une véritable machine à découvertes. Fort de plus de 4.700 objets célestes identifiés et de collaborations internationales de haut niveau, il s’affirme désormais comme une infrastructure stratégique, à la croisée de la recherche, de la technologie et de la souveraineté scientifique. Et ce n'est qu'un début.
Article : Dakhla : un mégaprojet de datacenters verts de 500 MW lancé pour asseoir la souveraineté numérique du Maroc
Une convention entre plusieurs institutions publiques acte le démarrage des études chargées de fixer le modèle économique, la gouvernance et les modalités de financement du programme.
Article : Coupe du monde 2026. Ce que disent les chiffres sur les retombées économiques
Le rapport de la FIFA et de l’Organisation mondiale du commerce sur la Coupe du monde 2026 donne une estimation des retombées économiques de la compétition, aussi bien dans les pays organisateurs qu’à l’échelle mondiale. Des projections qui se recoupent sur plusieurs aspects avec celles annoncées en vue du Mondial 2030.


