Sebta et Melilia : la contrebande, c’est bel et bien fini (source autorisée marocaine)
Réouverture des points de passage terrestres à Sebta et Melilia, dans la nuit du lundi au mardi prochain. Précisions marocaines, de source autorisée. Aucun retour de la contrebande ne sera permis.
"Les autorités marocaines ne permettront en aucun cas que les points de passage de Bab Sebta et de Beni Ensar, après leur réouverture, redeviennent des voies d’écoulement de marchandises et d’activités de contrebande", apprend Médias24 de source autorisée.
Cette précision lève, si besoin était, toute ambiguïté après l’annonce de la réouverture de ces deux points de passage qui interviendra en deux temps : le 17 et le 31 mai.
Les voyageurs devront respecter les tolérances connues en matière de shopping. Les flux de marchandises tels qu’on les connaissait il y a quelques années seront interdits et combattus. La contrebande ne reviendra pas. Si un opérateur souhaite importer des marchandises, il devra suivre la voie licite normale.
La fin de la contrebande en 2020 et 2021 a généré une hausse des droits de douane estimée pour l’année écoulée à 4 milliards de DH. Mais il n’y a pas que cela ; il faut citer les destructions d’emplois au Maroc.
Selon un calcul effectué par Médias24 à partir de sources officielles espagnoles et européennes, environ 945 millions d’euros de marchandises ont été déversées sur le Maroc en 2017.
Sebta et Melilia constituent les deux principales portes d’entrée des produits de contrebande au marché marocain. Cette contrebande profitait surtout aux gros trafiquants et exerçait un impact très négatif sur l’économie marocaine.
La contrebande provenant de Sebta et Melilia semble tellement bénéfique aux deux villes qu’une grande partie des produits qu’elles importent sont destinés à être déversés de manière illégale sur le marché marocain.
Nos estimations ont permis de reconstituer l’équivalent de 5 milliards de DH d’importations illicites à partir de Sebta. De son côté, Nabil Lakhdar, directeur général de la Douane, estime la valeur de la contrebande en provenance de Sebta entre 6 et 8 milliards de DH par an. Selon les années, la taille de la contrebande en provenance de Sebta et Melilia peut atteindre 15 milliards de DH, voire davantage selon des sources de la Douane. L’impact est sanitaire (absence de contrôle sanitaire à l’entrée), sur l’emploi, les recettes de l’Etat, et instaure une concurrence déloyale vis-à-vis des investisseurs au Maroc.
Les autorités marocaines ont créé une zone d’activité commerciale à Fnideq. Celle-ci va accueillir des marchandises entrées légalement et ayant subi les différents contrôles, et permettre aux anciens acteurs de la contrebande d’entrer dans le formel. Selon nos sources, une dizaine d’entreprises opérant dans ce domaine ont été créées ainsi que quelques milliers d’emplois.
Contrebande : les messages forts du DG de la Douane aux distributeurs
La fin de la contrebande génère des recettes douanières record en 2021
Sebta et Melilia: au moins 10 MMDH de contrebande déversée au Maroc chaque année
À découvrir
à lire aussi
Article : Hausse des prix, Samir, soutien au cheptel, profession d’avocat : le PPS multiplie les fronts contre le gouvernement
Réuni le 23 juin, le bureau politique du parti a dénoncé le refus de plafonner les carburants et de transférer les actifs de la Samir à l’État, tout en promettant de maintenir la pression sur l’enquête parlementaire relative aux aides accordées au secteur de l’élevage.
Article : CARE Maroc : dans 99 douars d’Al Haouz, 3.300 femmes formées à l’épargne et au leadership
Déployé à Touama, Asni, Tahanaout, Aït Ourir et Amezmiz après le Covid, la sécheresse et le séisme, le programme a permis de créer 176 groupes villageois, d’accompagner 824 microentreprises et de soutenir 40 coopératives féminines, avec plus de 10 MDH mobilisés.
Article : Capital-investissement : l’IFC envisage d’investir 15 millions de dollars dans IMG Fund I
Géré par IMG Capital, le véhicule vise une taille finale de 1,5 MMDH et doit financer 7 à 10 entreprises marocaines de taille intermédiaire, avec des tickets de 60 à 200 MDH, notamment dans la santé, les infrastructures numériques, les services financiers, l’éducation et les biens de grande consommation.
Article : Cosmétiques de luxe : comment trois importateurs verrouillent l'accès au marché marocain
Fondatrice des Drugstores du Maroc, Wafaa Ghiati est à l'origine de la saisine qui a conduit le Conseil de la concurrence à ouvrir une procédure sur le marché des parfums et cosmétiques de luxe. Refus de vente, critères opaques, alignement imposé des prix... elle détaille les pratiques qui ont bloqué l'accès de son enseigne à plusieurs marques pendant trois ans.
Article : Engrais : le Kazakhstan veut renforcer son partenariat avec OCP autour du soufre
À Casablanca, l’ambassadrice Saulekul Sailaukyzy a rencontré Faris Derrij, patron d’OCP Nutricorps, pour ouvrir une nouvelle séquence industrielle entre les deux pays. En toile de fond, les flux kazakhs de matière première, devenus stratégiques pour l’approvisionnement du groupe marocain, et l’ambition d’élargir une relation encore peu visible entre l’Asie centrale et l’Afrique du Nord.
Article : Création d'entreprises : près de 35.000 nouvelles immatriculations au Maroc à fin avril 2026
Le Maroc a enregistré la création de 34.954 entreprises au cours des quatre premiers mois de 2026, dont 75% de personnes morales et 25% de personnes physiques, selon l'OMPIC. Les SARL à associé unique dominent les nouvelles immatriculations avec 65,6% des créations, tandis que la région de Casablanca-Settat concentre 39,1% des entreprises personnes morales.