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Des Marocains parmi les six concurrents pour la gestion du transport par bus à Marrakech

Le nouveau cahier des charges de l’appel d’offres pour la gestion déléguée du transport public à Marrakech marque la fin d’une polémique sur son accessibilité aux opérateurs nationaux. Parmi les six dossiers reçus pour l’ouverture des plis, deux sont en effet exclusivement marocains. 

Des Marocains parmi les six concurrents pour la gestion du transport par bus à Marrakech

Le 18 mars 2022 à 17h24

Modifié 18 mars 2022 à 18h00

Le nouveau cahier des charges de l’appel d’offres pour la gestion déléguée du transport public à Marrakech marque la fin d’une polémique sur son accessibilité aux opérateurs nationaux. Parmi les six dossiers reçus pour l’ouverture des plis, deux sont en effet exclusivement marocains. 

Six entreprises et groupements d’entreprises ont participé à l’appel d’offres pour la gestion déléguée du transport public à Marrakech, sur une durée de quinze ans, lancé par le groupement des collectivités territoriales Marrakech Transport. L’information a été communiquée à Médias24 par un membre de la commission chargée d’étudier les différents dossiers.

Voici les six entreprises et groupements d’entreprises soumissionnaires :

- Transdev (France) ;

- Grupo Barraqueiro (Portugal) ;

- SuBus Grupo de Transporte (Espagne) ;

- Groupement d’entreprises : Alsa (Espagne), Foughal Bus (Maroc), Transport de voyageurs en Autocar Maroc (Maroc) ;

- City Bus Transport Group (Maroc) ;

- Groupement d’entreprises : Karama Bus (Maroc), Transport El Joumani El Ghaiti (Maroc).

Un engouement notable qui, selon notre source, prouve que "l’appel d’offres a attiré autant les entreprises étrangères que marocaines".

Les travaux de la commission se poursuivent et vont probablement durer. Celle-ci devra en effet demander des documents complémentaires aux différents concurrents. 

Des critères de présélection plus accessibles

Cet appel d’offres était fortement attendu par les opérateurs. Du temps de l’ancien bureau de la mairie de Marrakech, il avait suscité une polémique et des contestations de la part des opérateurs marocains.

En effet, un premier draft du cahier des charges avait été proposé, en février 2021, lors d’une session ordinaire du groupement des collectivités territoriales Marrakech Transport, sans qu’il soit adopté. Cette version avait été jugée discriminatoire vis-à-vis des opérateurs marocains. Ces derniers avaient dénoncé, par le biais de l’Association des transporteurs urbains, les critères rédhibitoires qui y figuraient selon eux. 

Les critères de présélection de l’ancienne version du cahier des charges se présentaient alors comme suit :

- l’exercice de l’activité d’exploitant de transport public urbain, ou urbain et périurbain, par bus depuis au moins sept ans (ce critère est apprécié au regard de la copie des statuts du concurrent) ;

- disposer d’au moins trois expériences achevées, au cours des cinq dernières années ou en cours, en matière d’exploitation d’un réseau de transport public urbain. Pour chaque expérience, le concurrent ou une société affiliée du groupe du concurrent devra avoir exploité un réseau de transport public urbain par bus dans une ville d’au moins 750.000 habitants ;

- disposer d’un effectif au moins égal à 800 personnes

Le nouveau cahier des charges, dont l’ouverture des plis a eu lieu le mercredi 16 mars, témoigne d’une révision à la baisse des critères de présélection. Ces modifications permettent ainsi à des opérateurs marocains de candidater seuls, comme City Bus, ou en groupement, comme Karama Bus et El Joumani El Ghaiti.

Même Alsa, l’actuel gestionnaire du service de transport à Marrakech, a soumissionné en groupement avec des opérateurs marocains. 

Les nouveaux critères de présélection sont nettement plus accessibles :

- l’exercice de l’activité d’exploitant de transport public urbain, ou urbain et périurbain, par bus depuis au moins cinq années ;

- disposer d’au moins deux expériences, achevées au cours des cinq dernières années ou en cours, en matière d’exploitation d’un réseau de transport public urbain. Pour au moins une exploitation, le concurrent ou la société affiliée du groupe du concurrent devra avoir exploité un réseau de transport public urbain par bus dans une ville ou région urbaine d’au moins 450.000 habitants ;

- disposer d’un effectif cumulé au moins égal à 500 personnes.

Le cahier des charges précise "qu’en cas de groupement, le mandataire - qui doit obligatoirement exercer une activité d’exploitant de transport public urbain, ou urbain et périurbain, par bus (…) - est tenu de satisfaire à deux critères de présélection (les deux premiers)".

Dans la première version en revanche, il s’agissait de satisfaire "individuellement l’ensemble des critères de présélection mentionnés".

Pour rappel, le contrat initial de gestion déléguée avec la société Alsa était légalement de quinze ans, renouvelable pour une durée de cinq ans. Le contrat, qui avait démarré en 1999, a effectivement été reconduit. Il devait prendre fin en 2019, mais pour diverses raisons, il a été prorogé plusieurs fois.

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