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Export de petits fruits rouges : hausse du frais, recul du surgelé (campagne 2020-21)

La hausse des exportations de fruits rouges frais se poursuit. Ces spéculations très rentables, qui représentent désormais 9.000 hectares, se sont bien adaptées aux conditions marocaines.

Export de petits fruits rouges : hausse du frais, recul du surgelé (campagne 2020-21)

Le 24 janvier 2022 à 15h04

Modifié 24 janvier 2022 à 16h29

La hausse des exportations de fruits rouges frais se poursuit. Ces spéculations très rentables, qui représentent désormais 9.000 hectares, se sont bien adaptées aux conditions marocaines.

Les chiffres définitifs de la dernière campagne d’exportation des petits fruits rouges font ressortir une croissance soutenue par rapport à la saison précédente. Selon les données de Foodex Export relayées par l’interprofession de la filière, le volume global réalisé au titre de la campagne 2020-2021 a augmenté de 7% à 183.000 tonnes, contre 171.300 tonnes une année auparavant.

La hausse résulte principalement du bond de 18% enregistré par les expéditions des fruits à l’état frais, dont le volume est passé de 90.100 tonnes en 2019-2020 à 105.900 en 2020-2021.

Baisse des exportations de fraise surgelée, à rebours des framboises

En revanche, les exportations de fruits surgelés se sont repliées de 5% à 77.100 tonnes. Dans cette catégorie, le recul a concerné essentiellement la fraise, qui représente près de 90% des fruits exportés sous forme surgelée. Son volume a baissé de 10% à près de 70.000 tonnes, contre 75.100 la saison précédente.

À l’opposé, les sorties des framboises ont explosé de 83% à 6.500 tonnes, mais leur part dans le volume global reste limitée à 8,5%, alors que les myrtilles congelées ont amélioré leur export de 3%.

Par marché, le recul des exportations des fruits surgelés provient, pour l’essentiel, du marché de l’Union européenne, dont la demande a plongé de 12% à 60.700 tonnes, au lieu des 69.300 recensées en 2019-2020.

Espagne, France et Belgique ont ainsi fortement réduit leurs acquisitions dans des proportions plus au moins prononcées. Les achats de l’Espagne, dont des opérateurs sont présents au Maroc en tant que producteurs et agrégateurs, ont chuté de 20%. Quant à ceux de la France et de la Belgique, ils ont respectivement reculé de 8% et 29%.

Parallèlement, les marchés des États-Unis, du Canada et du Japon ont fortement amélioré leurs parts. Au total, ces marchés ont absorbé près de 13.000 tonnes de fruits rouges surgelés en provenance du Maroc.

Croissance soutenue pour les fruits rouges frais

Mais comme signalé, la grande percée reste celle de l’export à l’état frais. Que ce soit par variété ou par marché, des performances notables sont à relever.

Les myrtilles, dont la part représente 41% du volume des fruits rouges exportés à l’état frais, ont amélioré leur score de 29%. Les framboises, qui arrivent en 2e position (38%), ont augmenté leurs expéditions de 13%, contre 8% pour la fraise.

À l’exception du marché espagnol dont les acquisitions se sont repliées de 7%, toutes les autres destinations s’inscrivent en forte hausse. C’est le cas du débouché britannique, dont le volume a explosé de 72%, et de celui de l’Allemagne, de plus du tiers. Il en est de même des Pays-Bas (+24%) et de la France (+5%).

Cultivés dans les zones tempérées froides, les fruits rouges (fraises, framboises et myrtilles) enregistrent une croissance soutenue ces dernières années. Ces cultures s’adaptent parfaitement aux conductions agroclimatiques du pays.

Les fruits rouges, qui figurent actuellement parmi les spéculations fruitières les plus rentables, sont très demandés par les marchés, notamment européens et américains. Peu de pays en maîtrisent la culture, surtout pour les productions hors saison, qui commencent en novembre et se terminent en mai.

Sur le plan socioéconomique, la filière génère un chiffre d’affaires total national de 3,76 milliards de dirhams, dont plus de 88% à l’export et plus de 10,4 millions de journées de travail par an. La filière des fruits poursuit sur sa lancée, la superficie cultivée actuellement dépassant les 9.000 ha. La fraise continue de dominer avec le gros du lot – plus de 40% de la superficie -, suivie de près par la framboise et la myrtille qui connaissent une évolution exponentielle. Les deux tiers des superficies se trouvent à Larache, dans la région du Loukkos, suivie par la région Souss-Massa avec 30%.

La filière se distingue également par une intégration de tous les maillons de la chaîne de valeur. Elle regroupe plus d’une soixantaine d’unités de valorisation et de conditionnement de la production. Avec 27 unités, la région de Rabat-Salé-Kénitra est en tête. Elle est suivie par la région du Sud (20 unités) et celle de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (13 stations de conditionnement).

Sur le plan organisationnel, la filière est encadrée par la Fédération interprofessionnelle marocaine des fruits rouges. Elle est composée de deux collèges : l’Association marocaine des producteurs des fruits rouges (AMPFR) et l’Association marocaine des conditionneurs exportateurs des fruits rouges (AMCEFR).

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