Omicron : propagation plus rapide, symptômes moins sévères, vaccins moins efficaces ? Round up
Les données disponibles actuellement suggèrent que le variant Omicron se propage plus rapidement que Delta, qu'il est cependant moins grave, alors que l'efficacité des vaccins diminue face à ce variant. Elles restent toutefois limitées pour pouvoir en tirer des conclusions définitives. Sur le plan national, aucun cas n'a été détecté à ce jour.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué, dimanche 12 décembre, que le variant Omicron semblait se propager plus vite que le variant Delta, provoquer des symptômes moins sévères et rendre les vaccins moins efficaces.
Contacté par Médias24, le Dr Mouad Merabet, coordonnateur du Centre national des opérations d'urgence de santé publique au ministère de la Santé, nous explique que sur la base des preuves limitées actuelles, Omicron semble avoir un avantage de croissance sur Delta.
Il se propage plus rapidement que le variant Delta dans des pays où la circulation de Delta était faible, comme l'Afrique du Sud, mais également dans des pays où sa circulation était élevée, comme au Royaume-Uni.
Le Dr Mouad Merabet nous confirme qu'à ce jour aucun cas lié à Omicron n'a été détecté au Maroc.
Omicron semble se propager plus rapidement que Delta
"Le taux de croissance rapide observé par Omicron dans les pays avec des niveaux élevés d'immunité de la population est soit lié à l'évasion immunitaire, à une transmissibilité intrinsèque accrue, ou à une combinaison des deux, chose qui reste incertaine", nous explique notre interlocuteur. Il ajoute qu'en se fondant sur les données actuellement disponibles, il est probable qu'Omicron dépassera le variant Delta, là où la transmission communautaire se produit.
"Davantage de données sont nécessaires pour comprendre le profil de gravité du variant"
Le Dr Mouad Mrabet souligne que les données sont toujours limitées sur la gravité clinique d'Omicron.
"Bien que les résultats préliminaires d'Afrique du Sud suggèrent qu'il pourrait être moins grave que Delta, et que tous les cas signalés dans l'UE/EEE à ce jour ont été légers ou asymptomatiques, on ne sait pas dans quelle mesure Omicron peut être intrinsèquement moins virulent. Davantage de données sont nécessaires pour comprendre le profil de gravité", précise le coordonnateur du Centre national des opérations d'urgence de santé publique au ministère de la Santé.
De son côté, le Royaume Uni a annoncé, ce lundi 13 décembre, un premier décès lié au variant Omicron, soit le premier décès déclaré en lien avec le nouveau variant.
Un soupçon de baisse d'efficacité des vaccins, mais des données toujours limitées
L'OMS a souligné que le peu de données disponibles ainsi que le profil génétique d'Omicron laissaient soupçonner "une baisse de l'efficacité" pour ce qui concerne la protection contre "l'infection et la transmission".
"Il existe à ce jour des données limitées et aucune preuve évaluée par des pairs sur l'efficacité du vaccin pour Omicron. Les preuves préliminaires et le profil antigénique considérablement modifié de la protéine de pointe Omicron suggèrent une réduction de l'efficacité du vaccin contre l'infection et la transmission associées à Omicron", nous explique le Dr Merabet
Les interventions thérapeutiques pour la gestion des patients atteints de Covid-19 sévère ou critique, associées à la variante Omicron qui ciblent les réponses de l'hôte (telles que les corticostéroïdes et les bloqueurs des récepteurs de l'interleukine 6 et la prophylaxie avec anticoagulation), devraient rester efficaces, confirme la même source.
"Cependant, les anticorps monoclonaux devront être testés individuellement, pour leur liaison à l'antigène et leur neutralisation virale. Ces études devraient être prioritaires", déclare le Dr Merabet.
Pour leur part, les laboratoires Pfizer et BioNTech, qui ont mis au point le vaccin Cominarty, avaient assuré en fin de semaine dernière qu'il était "toujours efficace" après trois doses face à Omicron.
USA : la majorité des cas Omicron concernent les personnes entièrement vaccinées
Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis a avancé quelques premiers constats sur la base de l'étude des 43 cas détectés et attribués au variant Omicron aux États-Unis.
Même si le nombre de cas est peu significatif pour en tirer des conclusions, le CDC avance que sur les 43 cas détectés, 34 personnes étaient entièrement vaccinées.
Quatorze d'entre elles avaient également reçu un rappel, bien que cinq de ces cas se soient produits moins de 14 jours après la dose supplémentaire, donc avant que la protection complète n'intervienne, a rapporté l'agence de presse Reuters le 10 décembre.
Parmi les cas Omicron, 25 concernaient des personnes âgées de 18 à 39 ans et 14 avaient voyagé à l'étranger. Six personnes avaient déjà été infectées par le coronavirus.
La plupart d'entre elles ne présentaient que des symptômes bénins tels que la toux, la congestion et la fatigue. Une personne a été hospitalisée pendant deux jours.
D'autres symptômes ont été rapportés moins fréquemment, notamment des nausées ou des vomissements, un essoufflement ou des difficultés respiratoires, une diarrhée et une perte du goût ou de l'odorat.
Le CDC a déclaré que si un bon nombre des premiers cas d'Omicron signalés semblaient être bénins, il existe un décalage entre l'infection et des résultats plus graves.
On s'attendrait également à ce que les symptômes soient plus légers chez les personnes vaccinées et celles ayant déjà été infectées par le Covid-19, souligne la même source.
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