PLF 2022 : les propositions de l’Alliance des économistes istiqlaliens

L’Alliance des économistes istiqlaliens a livré sa lecture du Projet de loi de finances 2022 et ses recommandations pour une "mise en œuvre effective de la feuille de route du Nouveau modèle de développement". Une lecture d’autant plus intéressante que l’Istiqlal est désormais de retour au gouvernement.

PLF 2022 : les propositions de l’Alliance des économistes istiqlaliens

Le 22 novembre 2021 à 10h47

Modifié 22 novembre 2021 à 12h13

L’Alliance des économistes istiqlaliens a livré sa lecture du Projet de loi de finances 2022 et ses recommandations pour une "mise en œuvre effective de la feuille de route du Nouveau modèle de développement". Une lecture d’autant plus intéressante que l’Istiqlal est désormais de retour au gouvernement.

Se félicitant de la « grande portée sociale du PLF 2022 », l’Alliance des économistes istiqlaliens (AEI) préconise « plus de volontarisme en termes de croissance hors agriculture, de soutien aux secteurs en difficulté, de promotion de l’investissement, de régionalisation avancée et d’appui au pouvoir d’achat de la classe moyenne ».

« Bien que le PLF 2022 ait été basé sur des hypothèses très prudentes« , l’Alliance cite un ensemble d’acquis :

– La fin de l’austérité, avec une importante enveloppe de 245 milliards de DH dédiée à l’investissement public ;

– Le démarrage du déploiement effectif de la protection sociale généralisée ;

– La volonté d’accélérer la transition énergétique en introduisant le principe de « pollueur payeur », parallèlement à la création d’un département dédié à la transition énergétique au sein du gouvernement ;

– La priorité donnée à l’emploi, notamment celui des jeunes avec le lancement du programme Awrach, la relance du programme Intelaka et l’initiative Forsa, tout en poursuivant les stratégies sectorielles génératrices d’emplois ;

– La stabilisation de certains prix de produits subventionnés par l’augmentation des budgets de la compensation ;

L’introduction du principe de revenu minimum, qui doit atteindre 1.000 dirhams sur trois ans et permettre aux plus démunis de percevoir un minimum vital, réduisant ainsi leur dépendance aux autres.

En revanche, l’AEI attire l’attention par rapport à certains aspects du PLF 2022, notamment :

– Le taux de croissance retenu (3,2%) est aligné sur ceux des années précédant la crise ; il n’est annonciateur ni de rupture par rapport au passé, ni de signaux suffisamment positifs envoyés aux opérateurs économiques. L’annonce d’un taux ambitieux de croissance hors agriculture serait plus stimulant pour les opérateurs économiques devant s’inscrire dans une logique collective de relance ;

L’insuffisance des mesures fiscales et budgétaires au profit des secteurs fortement impactés par la crise actuelle, notamment le tourisme et les activités dépendantes, la culture, l’habitat, certaines activités exportatrices… ;

– La suppression de la progressivité de l’IS est en décalage avec l’esprit de la loi-cadre sur la fiscalité et les orientations du Nouveau modèle de développement.

Dans ce cadre, l’AEI préconise et encourage le gouvernement à :

– adopter les mesures d’appui aux secteurs fortement touchés par la crise du Covid-19, notamment le tourisme, les activités culturelles et artisanales, l’habitat et certains secteurs exportateurs. Dans ce sens, l’AEI recommande vivement l’organisation du salon Made in Morocco dès 2022 ;

– prendre les dispositions permettant aux sociétés de financement, notamment par leasing, de proroger de 24 mois les délais retenus avant de procéder à la saisie des biens financés. Ces décisions doivent être appliquées au cas par cas, particulièrement à l’égard des entreprises impactées par la crise, notamment dans le tourisme, le transport des voyageurs et le bâtiment, en attendant la reprise tant attendue ;

– accélérer la sortie de la charte de l’investissement, diversifier les outils et renforcer les moyens de promotion de l’offre Maroc auprès des investisseurs, nationaux et internationaux ;

– assurer la réalisation, dans les délais, de la stratégie nationale de renforcement des ressources en eau potable et d’irrigation dans ses différentes composantes ;

– actionner le contrat programme de l’agro-alimentaire et le plan logistique;

– opérationnaliser plus rapidement la régionalisation avancée, notamment en termes de déconcentration et d’allègement des procédures, permettant ainsi aux conseils régionaux de déployer leurs plans de développement dans les délais ;

– inciter les régions à créer des Fonds d’investissement régionaux comme outil d’encouragement des investissements directement productifs et créateurs d’emplois dans leurs territoires, à travers des partenariats public-privé ;

– veiller à la réalisation effective des investissements publics, prévus dans le cadre du PLF 2022, notamment ceux qui ont un impact immédiat et direct sur la relance de la croissance économique et la création d’emplois ;

– introduire et adopter les amendements permettant de protéger davantage le pouvoir d’achat des citoyens, notamment ceux de la classe moyenne, ainsi que la compétitivité de nos entreprises, contre les augmentations de prix que subit notre pays.

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