Covid-19 : Le pic de la troisième vague est derrière nous
Suite à la prolifération du variant Delta, le Maroc a connu une troisième vague particulièrement contagieuse. Selon Dr Mouad Merabet, le pire est derrière nous, mais la vigilance est de mise.
Coordinateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique au ministère de la santé, Dr Mouad Merabet a annoncé à Médias24 que le pic de la vague actuelle du Covid-19 est derrière nous. « Le pic a été atteint lors de la deuxième semaine d’août, nous vivons aujourd’hui la première ou la deuxième semaine de la descente ». Cette imprécision (première ou deuxième semaine) est due au fait que la propagation du virus est différente d’une province à une autre. « Le pic a été dépassé au niveau national, mais certaines provinces y sont toujours, notamment la province d’Al Hoceima » ajoute le spécialiste.
Le pic de cette troisième vague, résultante du variant Delta, a duré deux semaines contrairement à la première vague de transmission du virus où il n’a duré qu’une semaine. Se déclenchant en général deux semaines après les contaminations, le nombre des cas graves a connu son pic ces deux dernières semaines, et nous vivons aujourd’hui, malheureusement, le pic des décès.
Interloqué par les interventions de certains professionnels de la santé qui estiment que nous n’avons toujours pas entamé la descente de cette troisième vague, Dr Merabet explique que « chaque vague a une phase ascendante, un pic puis amorce naturellement une descente. Le pic ne veut pas dire que la transmission est faible mais qu’elle est maximale. ».
Attention au retour des vacances
Il insiste toutefois sur l’importance du respect des mesures sanitaires : « Le risque de résurgence est toujours présent, surtout avec le retour des vacanciers. Nous devons garder le cap et respecter les mesures préventives de manière rigoureuse. ».
Concernant la capacité du Maroc à faire face à l’augmentation du nombre de personnes admises en réanimation, le responsable reste confiant : « A chaque fois que le nombre de personnes développant une forme grave de la maladie augmente dans une province, de nouveaux services provisoires sont ouverts, avec une capacité litière conséquente ». Rappelons que le taux d’occupation des lits de réanimation dépasse 50% aujourd’hui.
Pour le Dr Merabet, il est extrêmement important de continuer à respecter les mesures sanitaires. Gestes barrières, distanciation, port du masque, lavage des mains… toutes ces petites habitudes que nous avons apprises durant le confinement doivent être respectées de manière rigoureuse.
Aussi, il rappelle qu’en cas d’apparition des symptômes, il est primordial de se faire tester, « pour se protéger, et pour protéger les autres. ». Et appelle les citoyens à se faire vacciner car « l’efficacité des vaccins a été prouvée à travers le monde », et ce n’est qu’à travers elle que nous pouvons surmonter cette épidémie.
Enfin, notre interlocuteur conseille à ses concitoyens de s’éloigner des rumeurs, surtout celles concernant le traitement : « En cas de contamination, le protocole thérapeutique national doit être suivi. L’hydroxychloroquine est un très bon médicament, qui réduit la charge virale, permet d’éviter la probabilité de complications en cas de contamination par le variant delta et réduit la probabilité de propagation dans l’entourage. ».
Faisant face quotidiennement à un flot de désinformation, Dr Merabet conclut : « nous gérons aujourd’hui deux épidémies, celle du Covid-19 et celle des fake news. »
à lire aussi
Article : Libre-échange. Pourquoi le Maroc doit bien négocier ses prochains accords
ROUND-UP. Le Maroc a déjà largement ouvert son économie à travers plusieurs accords de libre-échange. De nouveaux dossiers sont aujourd’hui sur la table, notamment avec le Chili, le Pérou, la Chine ou la République de Corée. L’enjeu est désormais de mieux négocier ces partenariats, afin d’en tirer le maximum sans fragiliser le tissu productif national.
Article : Mont Tropic : une étude confirme le potentiel des phosphates sous-marins au cœur du bras de fer Maroc-Espagne
Situé dans l’Atlantique nord-est, au sud des Canaries et à l’ouest des côtes du Sahara, le mont Tropic fait l’objet d’une nouvelle étude européenne qui confirme la qualité de ses phosphates sous-marins, comparables à des gisements exploités à terre. Mais l’intérêt du site ne s’arrête pas à la roche phosphatée : ces dépôts semblent avoir favorisé l’accumulation de cobalt, de manganèse, de terres rares et d’yttrium, dans une zone encore suspendue à la délimitation maritime entre Rabat et Madrid.
Article : Streaming sportif : comment TOD veut révolutionner le visionnage des matchs au Maroc face à l'IPTV
Dans un entretien accordé à Médias24, Peter Mrkic, directeur général de TOD by beIN, détaille la feuille de route de la plateforme de streaming au Maroc. Alors que le service bénéficie désormais d'un cadre réglementaire stabilisé par l'autorisation de la HACA, le dirigeant revient sur les enjeux de pénétration du marché, la concurrence de l'informel et les défis techniques liés à la diffusion en direct du streaming.
Article : Hydraulique : Amiblu Maroc inaugure à Nouaceur une nouvelle ligne de production de 160 MDH
Cette extension doit porter la capacité annuelle de l’usine à environ 650 km de conduites et permettre la création de 58 emplois directs et plus de 200 emplois indirects.
Article : Coupe du monde 2026. Analyse de la formidable qualification du Maroc contre les Pays-Bas
Enthousiastes, parfois fragiles en profondeur et épatants à la fois, les Lions de l’Atlas ont renversé les Néerlandais en seizième de finale, dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin à Monterrey, au Mexique. Combatifs, les hommes de Mohamed Ouahbi ont réussi à éteindre leurs adversaires grâce à un plan de jeu où la prudence a laissé place à l’ambition au fil des minutes.
Article : Nutrition : le HCP et la FAO lancent la première Table marocaine de composition des aliments
Ce référentiel recense 1.001 aliments consommés au Maroc, dont des plats traditionnels, et les décrit à travers 43 constituants. Il doit permettre de convertir les quantités déclarées par les ménages en apports énergétiques fiables, afin de mieux suivre les carences, les excès et les disparités alimentaires.