Programmes d’aide à l’économie : 55,7 MMDH accordés en 2020
Lors de la crise sanitaire, deux programmes d’accompagnement et de financement de l’économie, Oxygène et Relance, ont été mis en place. Voici leurs réalisations selon le dernier rapport annuel de la supervision bancaire de la Banque centrale, rendu public ce mardi 27 juillet 2021. Le rapport fait également le point sur le programme Intelaka.
Mis en place durant la période de confinement, le crédit de trésorerie « Oxygène » a pour fonction de répondre aux besoin de financement à court terme des TPME et des entreprises de taille intermédiaire ayant connu des difficultés à cause de la crise sanitaire. Pour rappel, la garantie de la CCG couvre à hauteur de 95% les découverts exceptionnels destinés à faire face aux charges courantes des entreprises ne pouvant pas être reportées ou suspendues.
Ce programme a couvert 49.489 crédits pour un encours de 17,7 MMDH, et au terme de l’année 2020, 44% de ces crédits ont été transformés en crédit à moyen terme, ce taux est passé à 94,4% à fin mai 2021. Le quart du volume de ces crédits a été octroyé à des entreprises opérant dans le secteur de l’industrie, 20% au commerce et 19% au secteur du BTP.
Damane Relance
Les prêts de trésorerie garantis « Damane Relance » ont été mis en place pendant la période suivant le confinement, pour répondre aux besoins de toutes les catégories d’entreprises ayant besoin de relancer leurs activités.
A fin 2020, ce programme a couvert 35.245 crédits pour un encours de 35,3 MMDH. 59% des crédits ont été octroyés aux PME, 17% aux TPE, les entreprises de taille intermédiaire (ETI) ont bénéficié de 10% et les Grandes Entreprises 13%. Les industries ont bénéficié du tiers du volume des prêts, le commerce a bénéficié de 23% et le secteur des BTP de 16%.
Programme Intelaka
Suite au discours royal du 11 octobre 2019, un programme national intégré d’accompagnement et de financement des petites entreprises et porteurs de projets a été mis en place. Dans ce cadre, l’offre de financement « Intelaka », destinée aux porteurs de projets, a vu le jour. Assorti d’une garantie de l’État à hauteur de 80% et plafonné à 1,2 millions de dirhams, ce crédit est accordé à un taux fixe de 2% pour les projets en milieu urbain et 1,75% en milieu rural.
Au terme de l’année 2020, le montant des crédits Intelaka accordés s’est établi à 2,7 milliards de DH (MMDH), alloués à 15.085 bénéficiaires, dont 16% de femmes. 55% pour d’entre eux ont été octroyés aux TPE et 45% au entrepreneurs individuels.
À découvrir
à lire aussi
Article : Équipe nationale. L’avenir du Maroc leur appartient
Les Lions de l’Atlas se retrouveront le lundi 21 septembre au Complexe Mohammed VI à Salé pour les matches qualificatifs à la Coupe d’Afrique des nations 2027. Les changements seront sans doute marginaux au sein d’un groupe qui devrait retrouver certains de ses cadres.
Article : Après le Mondial 2026, les quatre chantiers qui attendent désormais Mohamed Ouahbi
Numéro 9, doublure d’Achraf Hakimi, profondeur de banc et calendrier international... les priorités sont déjà identifiées à l’horizon 2030.
Article : Après Bank of Africa, Crédit Agricole du Maroc obtient à son tour gain de cause contre Hassan Derham
Le tribunal de commerce de Casablanca vient de rendre un jugement en faveur de Crédit Agricole du Maroc contre l'homme d'affaires Hassan Derham et l'une des sociétés de son groupe.
Article : Maroc-Banque mondiale : 15 milliards de dollars envisagés sur dix ans dans le nouveau cadre de partenariat
La Banque mondiale prévoit de mobiliser une enveloppe indicative de 15 milliards de dollars en faveur du Maroc sur la période 2026-2035, à travers le nouveau cadre de partenariat. Centré sur la création d’emplois, le renforcement du secteur privé, la réduction des disparités territoriales et l’amélioration du capital humain, ce nouveau cadre marque une montée en puissance de l’engagement du Groupe de la Banque mondiale dans le Royaume.
Article : Défense : pour renforcer sa maîtrise du ciel, une refondation stratégique des Forces royales air en perspective
Longtemps, le débat sur l'équilibre des forces aériennes entre le Maroc et l'Algérie s'est articulé autour d'une dichotomie classique : la supériorité technologique contre la masse numérique. Mais l'évolution rapide du contexte géopolitique et technologique en Afrique du Nord oblige à repenser ce paradigme. Explications.
Article : Avec Quadrise, la nouvelle alternative d’OCP pour décarboner ses besoins énergétiques géants
Chaque année, OCP consomme des volumes considérables de fioul industriel. Avec Quadrise, le groupe teste désormais une solution moins coûteuse et moins émettrice, susceptible d’ouvrir la voie à un déploiement commercial à grande échelle.