Casablanca: Démolition de commerces et d'écoles de surf sur la plage de Dar Bouazza
Des écoles de surf et des kiosques commerciaux ont été démolis ce mercredi 18 mars par les autorités au niveau de la plage de Dar Bouazza, selon divers témoignages.
Dès 5h du matin, les forces de sécurité et les bulldozers ont entamé la démolition de plusieurs kiosques de commerce et bâtiments appartenant aux écoles de surf répartis sur la plage.
Plusieurs écoles de la place ont publié, mardi 17 mars, des appels sur leurs pages Facebook, pour faire suspendre la décision de démolition annoncée "au dernier moment".
"Nous avons appris aujourd'hui que demain à 5h nos écoles de surf vont être détruites sans aucun préavis", lit-on sur la page de "Waves School".
"Nous n'avons reçu aucun préavis", déclare l'un des propriétaires de kiosques exerçant sur la plage depuis des années. "Les autorités nous promettent une régularisation de notre situation depuis 2012", précise notre interlocuteur, qui dit avoir été informé la veille par des sources proches au niveau de la commune.
"Le revenu de dizaines de familles est désormais en jeu", regrette ce commerçant.
"Les propriétaires n'ont été avertis qu'hier", nous affirme un propriétaire d'école de surf, évoquant un projet de réaménagement de la corniche de Dar Bouazza.
Auprès de Casa Aménagement, l'on apprend que le projet de réaménagement de la Corniche de Dar Bouazza est toujours à l'étude.
Contactée par nos soins, la commune de Dar Bouazza est restée injoignable.
Par ailleurs, un appel aux dons a été lancé par le collectif "Tous Solidarb" pour venir en aide aux personnes touchées par cette démolition.
"Les dons seront distribués aux moniteurs des écoles détruites. Un accompagnement juridique sera également dispensé aux exploitants".
à lire aussi
Article : Au congrès mondial de la CGLU, le Roi appelle à faire des villes un moteur de justice sociale
Dans un message lu mardi 23 juin à Tanger par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, le Souverain a défendu une action publique territoriale fondée sur la proximité, l’équité et l’efficacité, en affirmant que l’accès aux services de base devait être “un droit du citoyen” et non dépendre du lieu de résidence ou du statut social.
Article : Abdellatif Jouahri : “Nous souhaitons le réveil de l'investissement privé”
Le deuxième Conseil de Bank Al-Maghrib de l'année 2026 s'est tenu ce mardi 23 juin, suivi par la traditionnelle conférence de presse du Gouverneur. Voici l'essentiel des réponses de Abdellatif Jouarhri aux questions des journalistes.
Article : Mauritanie : à Nouakchott, Attijariwafa bank organise plus de 350 rendez-vous B2B pour accélérer les partenariats africains
Les 18 et 19 juin 2026, le Club Afrique Développement et Attijari bank Mauritanie ont réuni près de 300 acteurs économiques et institutionnels venus notamment du Maroc, du Sénégal, de Côte d’Ivoire, d’Égypte, des États-Unis et d’Europe. Mines, énergie, pêche, agro-industrie, BTP... La 46e mission multisectorielle du groupe a mis en avant les secteurs appelés à porter l’industrialisation du pays, avec un mémorandum signé pour accompagner les micro, petites et moyennes entreprises.
Article : ONHYM-SA : la réforme qui change les règles du jeu pour les ambitions énergétiques du Maroc
Le changement peut sembler administratif. Il est en réalité hautement stratégique. En devenant ONHYM-SA, l’Office obtient une marge de manœuvre nouvelle pour porter des actifs, investir au Maroc comme à l’étranger et s’impliquer davantage dans la création de valeur, à un moment où le Royaume prépare les prochaines étapes du gazoduc Afrique-Atlantique et la structuration de son marché gazier.
Article : ASMEX. Avec 102 voix sur 293, Sonia Mezzour élue présidente
Sonia Mezzour a été élue présidente de l’ASMEX, à l’issue de l'assemblée générale élective tenue ce mardi 23 juin à Casablanca. Elle succède à Hassan Sentissi El Idrissi, qui dirigeait la Confédération marocaine des exportateurs depuis 2013.
Article : Ordre des médecins : inscrite au prochain Conseil de gouvernement, la réforme débloquera-t-elle enfin les élections ?
Depuis décembre 2022, les instances ordinales vivent sous mandat expiré, tandis que les médecins privés contestent des négociations menées en leur nom sur l’AMO, les tarifs et leur place dans les futurs groupements sanitaires territoriaux. Le texte attendu le jeudi 25 juin pourrait ouvrir une sortie de crise pour quelque 17.000 praticiens, dans un secteur qui affirme assurer 67% de l’offre de soins. Détails.