Assemblage de bus au Maroc : un taux d’intégration locale de 42%
Le taux d’intégration locale de la fabrication des bus par la société Irizar Maroc atteint 42%. L'objectif est de parvenir, à terme, à 60%. Le ministre de l'Industrie insiste sur le rôle de la commande publique pour développer cet écosystème industriel.
Lors d'une rencontre avec les sous-traitants et fournisseurs locaux d'Irizar, en charge de la production de 200 bus, sur les 700 devant desservir Casablanca, le ministre de l’Industrie Moulay Hafid Elalamy a indiqué que le taux d’intégration locale de la fabrication des bus Irizar a atteint, aujourd’hui, 42%.
"Les efforts se multiplient pour parvenir, à terme, à 60%, notamment en accordant une place importante aux projets de fabrication de pièces à destination de l’écosystème de cette filière, dans la banque de projets lancée en septembre 2020", a-t-il souligné.
La rencontre tenue, ce vendredi 12 février au siège d'Irizar à Skhirate a été l’occasion de souligner l’importance de promouvoir la fabrication locale et de développer l'écosystème poids lourd et carrosserie industrielle.
Le ministre a insisté sur le rôle incontournable que joue la commande publique dans le renforcement de la fabrication locale créatrice d’emplois et de valeur ajoutée permettant de positionner le Maroc sur ce segment industriel pointu.
"Nous disposons d’un potentiel économique considérable et de compétences très qualifiées offrant à cette filière des avantages pouvant en faire l’une de plus compétitives du secteur industriel", a affirmé le ministre.
"L'argent des Marocains doit aller aux Marocains"
"Grâce à l’utilisation de la commande publique comme catalyseur de la fabrication locale et de la création d’un écosystème adéquat, Irizar Maroc a réussi à relever le défi de produire localement des bus aux standards internationaux", s'est félicité Moulay Hafid Elalamy.
"Cette réussite est celle du produit marocain, des entreprises et des compétences marocaines", a-t-il-déclaré, insistant sur son engagement à donner la priorité au produit marocain, de bonne qualité et aux normes internationales.
"Nous allons travailler de concert avec le ministère de l'Intérieur pour bloquer les bus étrangers, souvent "plus chers", et pour que l'argent des Marocains aille aux Marocains".
"Les efforts porteront sur la substitution d'une grande partie des importations et l'accompagnement des jeunes pour fabriquer du produit marocain de qualité", a-t-il soutenu.
Une filière en plein essor
Irizar mobilise plus de 15 fournisseurs locaux au sein de son écosystème, dans lequel elle assemble des autobus sur des châssis de la marque Scania, d’une longueur de 12 mètres et d’une capacité de 33 places assises. L'unité de Skhirat exporte 50% de sa production notamment au Mexique et en Australie.
Conformes aux standards internationaux, ces véhicules sont climatisés et dotés de technologies avancées en termes de sécurité, de confort et d’accessibilité pour les personnes à besoins spécifiques.
Les 18 constructeurs majeurs mondiaux sont représentés au Maroc à travers un écosystème composé de 85 unités de carrossiers et d’équipementiers que le ministère continue de soutenir par l’accompagnement de tout projet permettant l’amélioration de l’intégration locale de la filière. Cet écosystème représente, actuellement, un chiffre d’affaires de 11 milliards de DH par an et emploie 8.000 collaborateurs.
Grâce à l'expertise et les potentialités dont regorge la filière, d'autres métiers peuvent décoller en participant au plan d'accélération industrielle, a souligné, par la même occasion, le président du Groupement du poids lourd et de la carrosserie, Adil Zaidi, citant l'exemple de la semi-remorque, de la carrosserie de collecte des déchets et du camion économique.
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