Lancement du portail national d’appui à la création et au développement d’entreprises
Le ministère de l’économie et des finances lance un site web, également décliné sous la forme d’un recueil et d’une application mobile, pour réunir en un seul portail les offres complètes d'appui public pour créer ou développer son entreprise. L’objectif est de donner toutes les informations nécessaires, aussi bien à de jeunes porteurs de projets qu’à des entrepreneurs ou autoentrepreneurs.
Le ministère de l’économie et des finances a lancé, ce jeudi 17 décembre, le Portail national d’appui à l’entreprenariat, baptisé ''Al Moukawala''. L’objectif principal est de faciliter l’accès à une information ''pertinente'' à travers une plateforme électronique sous forme de ''guichet unique'' accessible et adapté aux besoins des différentes cibles.
Plus précisément, le portail Al Moukawala a pour objectif d’informer, à distance, les entrepreneurs et potentiels entrepreneurs sur les différents outils qui leur sont dédiés. ''Le portail a été conçu pour constituer un guichet unique des instruments d’appuis publics pour les entreprises, afin de renforcer la visibilité et la communication dans les différentes régions du Royaume, en particulier auprès des jeunes porteurs de projet, des entrepreneurs et des autres parties prenantes de l’écosystème entrepreneurial'', a déclaré Hicham Talby, chef de la division du financement sectoriel et de l’inclusion financière au ministère de l’Économie et des finances.
La conception du portail a été faite de façon à ''mettre l’utilisateur au centre des préoccupations grâce à un parcours optimisé''. En trois mots, la plateforme se veut ''intégrale, simple et pertinente'', selon Hicham Talby. Elle se décompose sous la forme d’un site web, d’une application mobile et d’un recueil.
Un portail, quatre étapes
Le parcours se décompose quant à lui en quatre étapes : une fois sur le site, l’utilisateur sélectionne d’abord son profil : TPE, PME, start-up, porteur de projet, autoentrepreneur, exploitant agricole ou personne physique. Dans un second temps, il sélectionne son cycle de vie : projet de création d’entreprise, création d’entreprise, démarrage de l’activité, exploitation et développement/croissance. Puis ses besoins : investissement, ressources humaines, production, import/export et internationalisation, innovation/technologie/R&D et environnement et développement durable. Enfin, dans un quatrième et dernier temps, l’utilisateur du portail doit renseigner quelques informations complémentaires dans le cadre d’une recherche avancée : âge de l’entreprise, forme juridique, secteur d’activité, chiffre d’affaires.
Passé ces quatre étapes, le portail met à disposition des options en fonction du profil, du cycle de vie et des besoins de l’entreprise déjà créée ou sur le point de l’être. Ces options concernent les offres de subventions, de garanties ou de prêts, ainsi que celles mises en place par l’État, les avantages fiscaux et les procédures douanières, ainsi que le domaine foncier. Une foire aux questions et un glossaire sont également disponibles sur le site, pour familiariser les porteurs de projets et entrepreneurs au jargon de l’entreprenariat.
Des instruments existants mais méconnus
Hicham Talby est parti d’un un constat récurrent qui ressort des différentes études et enquêtes en matière d’entreprenariat et de politiques publiques : ''Les porteurs de projets et plus largement les différentes catégories ciblées par les programmes d’appui à l’entreprenariat ont des connaissances limitées sur les différents instruments et mesures d’appui à l’entreprise. Nous recensons au moins une centaine d’instruments de ce genre mais ces informations ne sont pas accessibles aux personnes cibles. L’entreprenariat est un écosystème assez compliqué, marqué par une multitude d’intervenants qui fait qu’un jeune entrepreneur ou même un entrepreneur avéré se retrouve souvent perdu.''
''Malgré l’existence d’une variété de mesures, celles-ci demeurent globalement méconnues par certaines entreprises et cantonnées à certaines régions, ce qui affecte l’atteinte des objectifs de développement qui sont à la base de leur mise en place'', a-t-il également souligné.
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