Les parents d'élèves des écoles homologuées AEFE exigent une baisse des frais
Les associations des parents d’élèves scolarisés dans les écoles homologuées par l’AEFE exigent la baisse les frais de scolarité du 3e trimestre de l’année scolaire en cours et ceux de l’année prochaine, et les adapter à la situation actuelle et ses répercussions.
Dans un communiqué, les porte-paroles du collectif déclarent: "nous demandons aux administrations de ces écoles de revoir à la baisse les frais de scolarité du 3e trimestre et les conditions de l’année scolaire à venir. Cette réduction est logique et nécessaire dans le contexte actuel. D’abord parce que les prestations contractuelles initiales diffèrent des prestations déployées actuellement sur les plans qualitatif et quantitatif, ensuite, l’enseignement à distance a donné lieu à certaines économies pour ces établissements ce qui doit se refléter sur les frais à payer par les parents. Enfin, parce que le pays passe par une situation de crise économique sans précédent qui a frappé tous les secteurs d’activité avec une absence de visibilité sur les 6 prochains mois, ce qui impacte la stabilité financière des parents. Ces écoles doivent faire preuve de compréhension en ces circonstances exceptionnelles".
"Le nouveau modèle d’enseignement à distance mis en œuvre dans l’urgence et la précipitation, assure un nombre d’heures d’enseignement bien inférieur au nombre d’heures normal", ajoute le document.
"Les élèves de certains niveaux, essentiellement le préscolaire et les premières classes de l’élémentaire, ne reçoivent que 3 à 4 heures de cours par semaine. L’accompagnement pédagogique est également limité ce qui a poussé les parents à prendre la relève des professeurs pour encadrer les enfants à la maison".
Le collectif interpelle également les écoles sur "les investissements exceptionnels et imprévus que les parents ont dû faire, notamment dans l’acquisition de matériel informatique, pour permettre à leurs enfants de suivre les cours à distance".
Notons que les écoles privées qui font partie du réseau des partenaires de l’agence de l’Enseignement français à l’étranger, sont le Lycée français Léon L’Africain, des écoles Al Jabr, l’Ecole internationale de Casablanca, l’Ecole française internationale, Groupe scolaire la résidence, Ecole Al Massalik, Lycée français international d’Oujda, Groupe scolaire Jacques Chirac et l’Ecole internationale de Rabat.
"A la différence des établissements de l’AEFE en gestion directe qui sont des établissements à but non lucratif, ces établissements homologués sont des organismes de droit privé avec une gestion financière indépendante et à but lucratif", précise le communiqué, qui rappelle que les associations qui constituent le collectif ont engagé des discussions avec les administrations de leurs écoles respectives depuis le mois d’avril. Les demandes ont toutes eu une fin de non-recevoir.
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