Météo: L'automne 2018 a été pluvieux, il est trop tôt pour cerner l'hiver (entretien)
Des périodes de chaleur et de froid prolongées, du brouillard assez dense, de fortes houles, des précipitations inéquitables... autant de phénomènes météorologiques qu'on a l'habitude d'observer, mais dont la fréquence semble augmenter. Cette situation augure-t-elle d'une hausse des phénomènes extrêmes au Maroc ? Le point avec Houssaine Youabd, directeur de la communication au sein de Maroc Météo.
Une météo stable règne depuis quelques jours au Maroc. En dépit d'un faible ensoleillement, des températures particulièrement élevées ont été, toutefois, ressenties.
Notre interlocuteur rassure. "Les températures se maintiennent dans les normes de la saison. Aucune hausse anormale n'a été enregistrée", affirme M. Youabd. Les mois d'octobre et de novembre sont généralement des mois de transition, rappelle-t-il.
Un épisode pluvieux a, par ailleurs, concerné l'ensemble du Maroc, avec des différences marquées selon les régions. Un cumul pluviométrique bien réparti dans le temps et dans l'espace a été enregistré, se réjouit notre interlocuteur.
A court terme, des nuages denses pourraient être accompagnés de quelques pluies, mercredi 12 décembre, sur le nord-ouest du Royaume, sans persister.
"L'automne 2018 est plutôt dans les normes. Les prochaines semaines nous donneront une indication plus précise sur le déroulement de l'hiver", poursuit M. Youabd.
Pourquoi ce temps maussade ?
Un épais brouillard recouvre plusieurs villes ces derniers jours. Mais rien d'extraordinaire. Plusieurs villes connaissent des épisodes de brouillard durant l’automne, notamment en début de matinée. En cause: un taux élevé d'humidité, notamment après les dernières pluies, et la faiblesse de vent, explique Houssaine Youabd.
Le taux élevé d'humidité de l'air permet ainsi la condensation de la vapeur d'eau et la formation du brouillard.
Le climat dans tous ses états
Les phénomènes météorologiques extrêmes se sont accumulés ces dernières années, qu’il s’agisse de sécheresse, d’inondations ou de vagues de chaleur et de froid.
A l’origine de cette perturbation: le réchauffement climatique résultant des émissions de gaz à effet de serre. La planète a déjà gagné 1°C, rappelle-t-on.
Qu'en est-il du Maroc ? Y a-t-il des phénomènes extrêmes à prévoir ? "Aucune réponse ne pourrait être précise et déterministe. Nous ne pouvons rien prévoir dans l'immédiat", affirme Houssaine Youabd.
"La question n’est plus une question de prévisions, mais de tendance climatologique générale", poursuit notre source.
En effet, deux types de prévisions sont menées partout dans le monde: déterministes, basées sur les observations réelles; ou probabilistes, basées sur la visibilité des tendances. A l'heure actuelle, il n’est pas possible de prévoir de manière efficace le climat des années à venir.
"Les seules prévisions possibles laissent présager une répartition inéquitable des précipitations. Le réchauffement climatique impacte déjà leur intensité et leur fréquence", souligne M. Youabd.
Des irrégularités de saisons et des périodes de chaleur et de froid prolongées ont été constatées au niveau mondial. L'influence du changement climatique est suffisamment forte pour pousser les phénomènes extrêmes au-delà des limites naturelles.
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