Le film marocain “Sofia” a reçu trois distinctions aux 29èmes Journées cinématographiques de Carthage
Le film marocain "Sofia" de Meriem Ben M’barek s’est vu attribué trois prix lors de la 29ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage, clôturée samedi soir au Théâtre de l'Opéra à la cité de la culture de Tunis.
Il s’agit des Prix TV5 Monde et Taher Cheriaa (du nom du fondateur des JCC) lors de la compétition première œuvre et d’une mention spéciale lors de la compétition officielle des longs métrages fiction.
Outre "Sofia", deux autres productions marocaines étaient inscrites en compétition officielle des Journées Cinématographiques de Carthage, en l’occurrence "Laaziza" du réalisateur Mohcine Basri (long-métrages de fiction) et "We Could Be Heroes" de la réalisatrice marocaine Hind Bensari qui a concouru dans la catégorie des longs-métrages de la compétition officielle des films Documentaires.
A cette occasion, les membres du jury, qui ont visionné sept films dont quatre documentaires, ont salué la qualité du long-métrage de Meriem Ben M’barek et souligné l’importance du sujet abordé.
"Le film auquel nous avons décidé de lui accorder à l’unanimité le prix de première œuvre, le prix Taher Cheriaa et le prix TV5 monde nous a convaincu pour ses excellentes qualités et sa créativité cinématographique", ont-ils précisé.
En fait, ce film décrit avec beaucoup de finesse et de justesse un personnage qui se débat dans notre société où l’arbitraire transforme souvent la victime en coupable, ont-t-il précisé.
Dans une déclaration à la MAP, l’actrice Maha Alami qui a reçu ces prix au nom de la réalisatrice Meriem Ben M’barek, s’est déclarée "fière" de voir ce film triplement récompensée lors des journées cinématographiques de Carthage.
Ce film, sorti en septembre 2018 d'une durée de 86 mn, avait reçu le Prix du meilleur scénario à Cannes dans la section "Un Certain Regard", le prix Le Valois du scénario du Festival Francophone d'Angoulême et a été nominé 8 fois.
Le film relate l’histoire de Sofia, 20 ans, qui vit avec ses parents à Casablanca. Suite à un déni de grossesse, elle se retrouve dans l’illégalité en accouchant d’un bébé hors mariage. Ce personnage éponyme (jouée par Maha Alami), avec l’aide de sa cousine Lena (Sarah Perles), part à la recherche du père de son enfant, afin d’éviter que l’hôpital où elle a accouché n’alerte les autorités. Le casting compté également les acteurs Lubna Azaba, Faouzi Bensaidi et Hamza Khafif.
Quelque 44 films de fiction et documentaires, entre courts et longs-métrages, étaient en compétition officielle des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) 2018.
Les œuvres retenues en compétition officielle figurent sur une liste totale de 206 films, provenant de 47 pays dans les différentes compétitions et sections (compétitions officielle, section officielle hors-compétition, sections parallèles et Carthage Pro) de ce festival.
Dans la section "Sessions parallèles" des JCC, les organisateurs ont conçu le "Focus des JCC" où quatre pays y ont pris part comme invités d'honneur à savoir l'Irak, le Sénégal, l'Inde et le Brésil;
Pour ce qui est du "Grand Jury" des JCC 2018, la présidence a été confiée à l'Américaine Deborah Young, notamment rédactrice en chef de la section film international pour "The Hollywood reporter" et l'une des figures de proue de l'industrie cinématographique mondiale.
Outre la Tunisie et les Etats-Unis, cinq autres pays ont été présents dans le Grand Jury des JCC 2018 à savoir le Brésil représenté par le cinéaste Licino Azevedo, le Liban par l'actrice Diamand Bou Abboud, la Guinée par la comédienne Maimouna N'Diaye, la Palestine par la réalisatrice Mai Masri et le Sénégal par l'académique Beti Ellerson.
à lire aussi
Article : Au congrès mondial de la CGLU, le Roi appelle à faire des villes un moteur de justice sociale
Dans un message lu mardi 23 juin à Tanger par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, le Souverain a défendu une action publique territoriale fondée sur la proximité, l’équité et l’efficacité, en affirmant que l’accès aux services de base devait être “un droit du citoyen” et non dépendre du lieu de résidence ou du statut social.
Article : Abdellatif Jouahri : “Nous souhaitons le réveil de l'investissement privé”
Le deuxième Conseil de Bank Al-Maghrib de l'année 2026 s'est tenu ce mardi 23 juin, suivi par la traditionnelle conférence de presse du Gouverneur. Voici l'essentiel des réponses de Abdellatif Jouarhri aux questions des journalistes.
Article : Mauritanie : à Nouakchott, Attijariwafa bank organise plus de 350 rendez-vous B2B pour accélérer les partenariats africains
Les 18 et 19 juin 2026, le Club Afrique Développement et Attijari bank Mauritanie ont réuni près de 300 acteurs économiques et institutionnels venus notamment du Maroc, du Sénégal, de Côte d’Ivoire, d’Égypte, des États-Unis et d’Europe. Mines, énergie, pêche, agro-industrie, BTP... La 46e mission multisectorielle du groupe a mis en avant les secteurs appelés à porter l’industrialisation du pays, avec un mémorandum signé pour accompagner les micro, petites et moyennes entreprises.
Article : ONHYM-SA : la réforme qui change les règles du jeu pour les ambitions énergétiques du Maroc
Le changement peut sembler administratif. Il est en réalité hautement stratégique. En devenant ONHYM-SA, l’Office obtient une marge de manœuvre nouvelle pour porter des actifs, investir au Maroc comme à l’étranger et s’impliquer davantage dans la création de valeur, à un moment où le Royaume prépare les prochaines étapes du gazoduc Afrique-Atlantique et la structuration de son marché gazier.
Article : ASMEX. Avec 102 voix sur 293, Sonia Mezzour élue présidente
Sonia Mezzour a été élue présidente de l’ASMEX, à l’issue de l'assemblée générale élective tenue ce mardi 23 juin à Casablanca. Elle succède à Hassan Sentissi El Idrissi, qui dirigeait la Confédération marocaine des exportateurs depuis 2013.
Article : Ordre des médecins : inscrite au prochain Conseil de gouvernement, la réforme débloquera-t-elle enfin les élections ?
Depuis décembre 2022, les instances ordinales vivent sous mandat expiré, tandis que les médecins privés contestent des négociations menées en leur nom sur l’AMO, les tarifs et leur place dans les futurs groupements sanitaires territoriaux. Le texte attendu le jeudi 25 juin pourrait ouvrir une sortie de crise pour quelque 17.000 praticiens, dans un secteur qui affirme assurer 67% de l’offre de soins. Détails.