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ECONOMIE

Les autorités financières marocaines s'inquiètent de la recrudescence des cyber-risques

Une feuille de route a été élaborée depuis 2017 avec pour objectif de convenir d’un cadre de référence commun et harmonisé entres les trois régulateurs pour la surveillance de ce risque.

Les autorités financières marocaines s'inquiètent de la recrudescence des cyber-risques
H.G.
Le 26 juillet 2018 à 11h21 | Modifié 26 juillet 2018 à 11h21

Les autorités financières marocaines s’inquiètent de la recrudescence du cyber-risque au sein du système financier. Les systèmes et technologies de l’information ainsi que la digitalisation des procédures, le zéro papier, sont une réalité quotidienne qui ne fera que se renforcer dans les années à venir.  

Le secteur financier est également touché par ces changements. Ces avancées majeures qui apportent un véritable changement positif dans la vie des citoyens n’est pas exempt de risques. «La sécurité et le bon fonctionnement de ces systèmes devient ainsi un enjeu très important pour l’ensemble des acteurs économiques et financiers dans un environnement marqué par l’essor important de la digitalisation à tous les niveaux mais aussi par la recrudescence de la cybercriminalité qui s’est traduite par un accroissement inquiétant du nombre de cyberattaques», peut-on lire sur le dernier rapport sur la stabilité financière publié par Bank Al Maghrib, l’AMMC et l’ACAPS.

«Au vu de ce contexte, le secteur financier marocain (banques, assurances, caisses de retraite, infrastructures des marchés financiers) va devoir relever des défis importants au cours des années à venir en matière de cyber-résilience, d’autant plus que ce secteur représente une cible privilégiée des pirates informatiques», assure-t-on au niveau du rapport.

Les institutions financières sont de plus en plus vulnérable à ce risque à cause notamment de «l’augmentation des données stockées ou échangées sur le net, l’appel à des sociétés tierces et le développement des innovations financières technologiques».

Un risque à ne pas prendre à la légère

Pour la banque centrale, «le cyber-risque revêt un caractère systémique qui pourrait, en cas de cyberattaque massive, compromettre la stabilité du système financier». Il n’est donc pas à prendre à la légère.

La plupart des institutions internationales dont le FMI et la banque mondiale appellent à «relever la criticité de ce risque ainsi que la nécessité pour l’ensemble de la sphère financière de mettre en place un dispositif approprié de réglementation et de supervision inspiré des meilleures pratiques et standards internationaux».

Pour le cas du Maroc, les autorités financières se sont attelé sur le sujet depuis 2017 en élaborant «une feuille de route pour la surveillance du cyber-risque au sein du système financier et ce, en tenant compte du dispositif national existant». En effet, un dispositif de cybersécurité a été mis en place au plan national à travers notamment la création du Comité stratégique pour la sécurité des systèmes d’information et l’institution de la Direction Générale de la Sécurité des Systèmes d’Information (DGSSI) relevant du Département de la Défense Nationale Marocaine.

Selon le rapport de la stabilité financière, le principal objectif de cette feuille de route est de «convenir d’un cadre de référence commun et harmonisé entres les trois régulateurs pour la surveillance de ce risque, tout en veillant à une bonne coordination inter-autorités et à l’égard des autres parties prenantes (DGSSI, Agence de Développement du Digital, instances internationales)».

 

 

 

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H.G.
Le 26 juillet 2018 à 11h21

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