Voici comment sont calculés les seuils d’admission aux établissements supérieurs au Maroc
L'accès aux établissements d'enseignement supérieur publics régulés au Maroc repose sur une présélection basée sur la moyenne obtenue au baccalauréat et, souvent, un concours d'admission. Le point sur un mode longtemps sujet à controverses.
Entre capacité d'accueil des établissements, concours d'accès et nombre croissant des bacheliers, l'accès à l'enseignement supérieur public est un véritable casse-tête pour les futurs étudiants.
Entre 2008 et 2018, le nombre de bacheliers est passé de 91.802 à 238.550, pour des taux de réussite de 44,2% et 71,91% respectivement.
[Infographie: Médias24]
Dans le régime public, le bachelier se trouve face à deux choix: les établissements à accès régulé (Facultés de médecine et de pharmacie, les Facultés de médecine et de pharmacie, les Ecoles nationales du commerce et de gestion, les Ecoles nationales des sciences appliquées, les Ecoles nationales supérieures des arts et métiers, les Facultés des sciences et techniques, les Ecoles supérieures de technologie...) et les établissements "ouverts" (Facultés des sciences juridiques, économiques, humaines, littéraires...).
Le premier système repose sur une présélection sur la base de la moyenne obtenue au bac et un concours d'accès pour la majorité des établissements. Comment se fait le calcul? Pour quels critères? Le chef de la division de l'Information et de l'orientation au département de l'Enseignement supérieur, Abderrazzak Ben Saga, nous explique le système.
"Il est important de souligner qu’il n’y a pas de seuils d’admission prédéfinis pour l’accès aux établissements d’enseignement supérieur à accès régulé. Ce qu’on appelle communément "seuils" n'est, en fait, que la résultante de la conjugaison de plusieurs paramètres, notamment:
- Le nombre de places offertes par chaque établissement;
- Le nombre des candidats postulant pour l’établissement ou le réseau d’établissements concerné;
- La capacité d’organisation du concours par chaque établissement (ressources humaines en charge de la surveillance, salles disponibles, moyens matériels, etc.);
- Le classement des candidats, par séries du baccalauréat et sur la base d’une moyenne calculée comme suit: 75% de la note de l’examen national et 25% de la note de l’examen régional.
En se basant sur ces critères, le calcul des effectifs des candidats présélectionnés pour passer les concours d’accès (seuils) se fait par la multiplication, 8 à 20 fois (en fonction des capacités de chaque établissement), du nombre de places mises en compétition par chaque établissement ou réseau d’établissements et en classant les candidats selon la moyenne, sachant que les notes du contrôle continu ne sont plus prises en considération.
"L’unification du mode de calcul des moyennes de la sélection ou la présélection pour passer le concours d’accès, adoptée depuis l'année 2016-2017, vise à consolider le principe d’égalité des chances entre les bacheliers désirant poursuivre leurs études dans les établissements d’enseignement supérieur à accès régulé et éviter, ainsi, les disparités locales er régionales constatées", explique M. Ben Saga.
Vers l'abandon des concours?
"La procédure de sélection s’inscrit dans le cadre d’un projet intégré qui vise la révision globale de la procédure et des conditions d’accès aux établissements à accès régulé et la mise en place d’une plateforme nationale informatisée pour la sélection des candidats", ajoute M. Ben Saga.
La plateforme en question a été développée. Elle est actuellement en cours de test par les services techniques du ministère en vue de sa mise en exploitation éventuelle à partir de la rentrée universitaire 2019-2020.
Par ailleurs, le ministère a augmenté le nombre de places offertes par les établissements à accès régulé au profit des bacheliers. Ainsi, 28.564 places sont prévues pour l'année 2018-2019, contre 19.760 places en 2016-2017.
Afin d’assurer une meilleure couverture territoriale par ce type d’établissements et réduire les disparités régionales enregistrés dans ce domaine, le ministère et les universités ont créé de nouveaux établissements à accès régulé dans plusieurs régions du Royaume couvrant, parfois, des villes de moyennes et petites tailles, ajoute la même source.
Lors de l'année universitaire 2017-2018, les établissements d’enseignement supérieur à accès régulé comptaient 105.491 étudiants, selon les chiffres du ministère.
Le nombre total dans l’enseignement supérieur au titre de la même année était de 895.715 étudiants.
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