Samir/Glencore: Une créance à 2 MMDH validée
Glencore Energy Uk LTD admise à concourir au produit de la liquidation. Il aura fallu plus d'une année et une expertise pour authentifier sa créance.
2.230.369.478 DH. C'est la créance de Glencore à l'égard de la Samir, et elle vient d'être admise par ordonnance du juge-commissaire chargé de la liquidation. Il aura fallu plus d'une année pour authentifier cette somme. Les vérifications ont débuté en février 2017.
Même si le fond de la créance n'a jamais été contesté par le syndic, le juge-commissaire avait ordonné une expertise pour déterminer son montant exact. C'est le cas pour toutes les créances importantes (BCP, Carlyle etc.) Dans le cas de Glencore, la mission a été dévolue à l'expert Abderrahim Hassoun. Ce dernier a livré ses conclusions en mai 2018.
Ayant financé une partie des opérations de Glencore avec la Samir, Natixis (Banque internationale) s'était jointe à la procédure de vérification, mais en tant que créancier de deuxième niveau. Telle qu'elle a été admise, la créance a été finalement reconnue au Trader britannique en tant que créancier direct du raffineur.
Les 2,2 MMDH résultent des divers contrats d'approvisionnement et de financement de matières premières, conclus entre les deux entreprises. Son admission permettra à Glencore de concourir au produit de la liquidation du raffineur. Encore faut-il que ce produit soit suffisant, la cession de la Samir étant plus que jamais incertaine. Et sachant que le trader ne dispose d'aucune sûreté en garantie de sa créance. C'est un créancier chirographaire.
En mars 2017, Glencore avait formulé une candidature pour le rachat de la Samir. Déposée conjointement avec Carlyle, autre grand créancier du raffineur (4 MMDH), l'offre projetait de convertir les créances des principaux créanciers, dont les leurs, celles de l’administration des douanes et celles des banques, en participation dans le capital social. Cette proposition avait néanmoins été rejetée par le juge-commissaire.
La multinationale britannique s'était illustrée comme l'un des partenaires majeurs de la Samir et ce avant que celle-ci ne se substitue à la "Société chérifienne de pétrole" (SCP). Depuis 30 ans, le chiffre d'affaires entre les deux entreprises a dépassé 5 milliards de dollars américains.
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