La première “école de deuxième chance” au Maroc verra le jour à Casablanca
La première du genre au Maroc, cette école est destinée à offrir aux enfants et jeunes non scolarisés ou déscolarisés une chance d’insertion ou de réinsertion dans le système éducatif et scolaire.
Le Roi Mohammed VI, accompagné du Prince héritier Moulay El Hassan, a lancé, mercredi 30 mai à Ben M’Sik à Casablanca, les travaux de construction de "L’école de deuxième chance".
Mobilisant des investissements de 15 millions de DH, ce projet a pour objectif d’assurer aux jeunes -enfants de 12 à 20 ans non scolarisés ou déscolarisés- des formations professionnelles dans différents métiers en vue de réussir leur insertion socio-économique, outre l’intégration du sport et de la musique dans le système éducatif adopté par le Centre afin d’aider les personnes bénéficiaires à consolider leur volonté de réinsertion et de faire émerger leurs potentiels et compétences.
L’école de deuxième chance bénéficiera aux élèves en difficulté scolaire qui peuvent intégrer des classes relais pour la mise à niveau, aux enfants non scolarisés désireux obtenir des certificats d’études, et aux enfants et jeunes non scolarisés et déscolarisés cherchant la mise à niveau et la préprofessionnalisation pour poursuivre une formation professionnelle ou l’initiation à des métiers pour s’insérer dans la vie active.
Le futur établissement d’éducation et de formation sera réalisé dans un délai de 15 mois, sur un terrain de 2.348 m2 au quartier Jawadi. Il comportera des ateliers "Electricité de bâtiment", de "réparation automobile" et de "coupe-couture", un restaurant pédagogique, des espaces de musique, de sport, et de récréation, des salles de cours, une cuisine/réfectoire, et d’autres dépendances techniques et administratives.
"Ce projet pilote sera généralisé à l’ensemble des régions du Royaume", a souligné Abderrahmane Saber, chef de projets à la Fondation Mohammed V pour la solidarité, dans une déclaration à la MAP.
C'est le fruit d’un partenariat entre la Fondation Mohammed V pour la Solidarité, le ministère de la Jeunesse et des sports, l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail et l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de Casablanca.
Un centre pour personnes âgées
Le même jour, le Roi Mohammed VI a lancé au quartier Lahraouiyine, les travaux de construction d’un centre social pour l'accueil des personnes âgées, qui sera réalisé par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité pour un investissement global de 10 MDH.
Ce centre assurera une prise en charge au niveau de l’hébergement, de la restauration, de la protection sanitaire et du bien-être général des personnes âgées (+60 ans) sans ressources ni soutien familial.
D’une capacité d’accueil de 48 personnes (24 hommes /24 femmes), le futur centre devra participer à la lutte contre la mendicité et le vagabondage des personnes âgées dans la ville de Casablanca, favorisant ainsi l’insertion sociale des bénéficiaires, leur épanouissement et l’amélioration de leurs conditions de vie.
Ce projet, qui sera construit sur un terrain de 3.920 m2 dans un délai de 18 mois, comportera 24 chambres doubles, deux salons, une cuisine, un réfectoire, une salle de consultation, une infirmerie, une pharmacie, et quatre locaux commerciaux.
La réalisation de ce centre est le fruit d’un partenariat entre la Fondation Mohammed V pour la solidarité et l’Association Casablanca Carrière Central (section El Fida-Mers Sultan) qui en assurera également la gestion.
(Avec MAP)
à lire aussi
Article : Le Canada reconnaît le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme base pour une solution du différend régional autour du Sahara marocain
Le Canada "reconnaît le plan d’autonomie" proposé par le Maroc "comme base pour une solution mutuellement acceptable" au différend régional autour du Sahara marocain.
Article : Secteur privé. Le grand manque à gagner pour l’économie marocaine (Banque mondiale)
La Banque mondiale accorde une large place au secteur privé dans son rapport croissance-emploi sur le Maroc. Si le Royaume a su préserver une stabilité macroéconomique et maintenir un niveau d’investissement élevé sur les deux dernières décennies, cette dynamique ne se traduit pas suffisamment en productivité, en emploi formel durable et en revenus privés.
Article : Chatbot Médias24. La Banque mondiale publie son diagnostic du secteur privé au Maroc
Le rapport "Diagnostic-pays du secteur privé", élaboré par le Groupe de la Banque mondiale et publié ce mardi 28 avril 2026, vise à identifier les opportunités d’investissement privé inexploitées ainsi que les obstacles connexes. Il analyse les moyens de stimuler l'investissement privé au Maroc pour favoriser une croissance inclusive et créer des emplois de meilleure qualité. Explorez le document via ce chatbot.
Article : Hydrocarbures au Maroc. Et si l'on cherchait au mauvais endroit ?
Et si le Maroc était à l'aube de son "moment norvégien" ? Une étude scientifique récente plaide pour un changement de paradigme des cibles d’exploration offshore au Maroc et révèle que les ressources les plus importantes pourraient se cacher dans des cibles négligées jusqu'alors. Un pari à tenter ?
Article : Christopher Landau à Alger : le Sahara marocain au cœur des échanges, sur fond de soutien croissant à l’autonomie
La visite du secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau à Alger intervient dans un contexte de consolidation des soutiens internationaux à la souveraineté du Maroc sur le Sahara, alors que Washington maintient sa position en faveur de l’initiative marocaine d’autonomie.
Article : Enseignement supérieur. La promesse d’une hausse de 1.000 DH nets remise en cause ?
La revalorisation salariale de 1.000 DH annoncée dans l’enseignement supérieur suscite de vives tensions avec les syndicats. Les modalités de calcul de cette augmentation sont jugées inéquitables et engendrent des disparités importantes entre les fonctionnaires.