Sidi Moumen se dote d'un nouveau centre d'addictologie
Le Centre d'addictologie de Sidi Moumen développera des actions de sensibilisation et de prévention contre l'usage des stupéfiants, assurera la prise en charge médicale et sociale des personnes souffrant d'un comportement addictif et œuvrera en faveur d'une implication effective des familles dans les actions de prévention.
Le Roi Mohammed VI a inauguré, jeudi 24 mai au quartier Attacharouk à Sidi Moumen à Casablanca, un centre d'addictologie, le deuxième du genre réalisé par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité au niveau de la ville de Casablanca.
Mobilisant 6,5 millions de DH, le centre comporte un pôle d'accompagnement social et de réduction des risques, abritant un espace de convivialité, des salles d’expression corporelle et artistique, de sport, d'informatique, et un bureau pour associations. Ce pôle comprend également un bureau unité mobile qui assure des interventions de proximité auprès des consommateurs de drogue, des missions de prise de contact, d'information, de sensibilisation aux risques, de fourniture de moyens de prévention, et d'orientation vers les lieux de traitement.
Cette nouvelle structure, qui fait partie du programme socio-médical de proximité pour la région de Casablanca-Settat (2016-2020), abrite aussi un pôle médical composé de salles de soins, de consultations en médecine générale, addictologie, psychiatrie, d’un espace pour la psychothérapie de groupe, de salles pour usagers de la méthadone, d’un hôpital de jour (2 lits), d’une infirmerie et d’une pharmacie.
Le centre d'addictologie de Sidi Moumen sera géré par le ministère de la Santé et l’association Médecins Bernoussi.
Il s'inscrit dans le cadre du programme national de lutte contre les conduites addictives mis en œuvre, depuis 2010, sur instructions royales par la Fondation Mohammed V pour la solidarité, en partenariat avec les ministères de la Santé et de l'Intérieur.
Ce programme national vise à:
- prémunir les jeunes contre l'usage des substances psychoactives,
- améliorer la qualité de la prise en charge des personnes addictives particulièrement les usagers de drogue et l'accessibilité aux structures de prise en charge,
- encourager l'implication de la société civile et les départements sociaux dans les problématiques de l'addiction,
- assister les familles des personnes bénéficiaires à faire face aux conséquences néfastes des comportements addictifs,
- la réinsertion sociale des personnes concernées,
- l'encadrement et la formation des associations dans le domaine de la réduction des risques, notamment à travers la mise en œuvre et l'accompagnement sur le terrain des jeunes consommateurs de drogue et ceux qui présentent un risque d'addiction.
D'autres centres ont été réalisés par la Fondation au CHU Ibn Rochd à Casablanca, Rabat, Oujda, Nador, Marrakech, Tétouan, Tanger, Fès et Agadir.
Un centre de soins de santé à Aïn Chock
Le même jour, le Roi Mohammed VI a lancé à Aïn Chock à Casablanca, les travaux de construction d’un centre de soins de santé primaires, qui sera réalisé par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité pour un coût global de 6 millions de DH.
Le deuxième du genre à être réalisé par la Fondation au niveau de la ville de Casablanca, après celui inauguré par le Roi en juin 2017 à Sidi Othmane. Le centre de soins de santé primaires d’Aïn Chock desservira une population de plus de 70.000 habitants issus des milieux défavorisés.
Cet établissement sanitaire de niveau 2 sera réalisé dans un délai de 12 mois sur un terrain de 739 m2 et mettra à la disposition de la population locale des services de proximité de prise en charge des situations d’urgence, des pathologies chroniques, et de soins curatifs et préventifs. Les bénéficiaires auront ainsi accès à une offre de soins multidisciplinaire intégrée, couvrant le traitement des maladies chroniques ainsi que la santé de la mère et de l’enfant.
Il disposera, à cet effet, de salles de consultations (médecine générale, cardiologie, néphrologie, endocrinologie, ophtalmologie, santé mère-enfant), de soins d’urgence, de soins bucco-dentaires, de vaccination, d’un espace d’éducation nutritionnelle, d’un hôpital de jour, et d’un laboratoire.
(Avec MAP)
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