img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
SOCIETE

Attention, le “lait de ferme” vendu dans la rue peut être dangereux pour la santé

Avant d’arriver dans les épiceries et supermarchés, puis dans nos réfrigérateurs, le lait suit un circuit bien défini qui garantit sa qualité et la sécurité des consommateurs. Qu’en est-il du lait cru (ou lait de ferme) vendu par les particuliers?

Attention, le “lait de ferme” vendu dans la rue peut être dangereux pour la santé
Kenza Khatla
Le 21 mai 2018 à 0h00 | Modifié 21 mai 2018 à 0h00

Comme chaque année, le mois de Ramadan est synonyme de surconsommation des produits alimentaires, notamment le lait.

Les consommateurs sont nombreux à être séduits par le "lait de ferme", vendu par des particuliers dans les rues, sans se soucier des dangers qu’il peut éventuellement présenter pour leur santé. La vente directe de lait cru s'est amplifiée après le mouvement de boycott.

Maladies graves

Joint au téléphone ce lundi 21 mai, un responsable au sein de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (Onssa), nous explique, tout d’abord, que "ce produit, dont la provenance est inconnue, est très dangereux pour la santé des consommateurs".

Rappelons qu’en 2000, le secteur laitier s’est doté d’un texte spécifique organisant le contrôle de la production et de la commercialisation du lait et produits laitiers. Il s’agit du décret n°2-00-42 du 10 Ramadan 1421 (7 décembre 2000), relatif au contrôle de la production et de la commercialisation du lait et produits laitiers.

Le texte exige, entre autres, que tous les établissements qui se livrent à la préparation et à la transformation des produits laitiers soient déclarés et immatriculés.

Le "'lait de ferme' vendu par les particuliers dans les rues n’est donc pas contrôlé", nous assure notre interlocuteur. Il s'agit d'un lait animal brut, qui n'a pas subi de pasteurisation, de stérilisation, de thermisation...

"Le lait est un produit périssable et doit être très bien conservé (loin du soleil et de la chaleur…). Pour préserver ses qualités (hygiénique, nutritionnelle et organoleptique), il est donc impératif de respecter la chaîne de froid".

Notre source nous explique également qu'"on ne peut pas s’assurer des conditions de production, de transport, et de conservation de ce lait cru. Il est donc difficile de savoir s’il s’agit effectivement du lait de vache, de savoir si la vache en question est en bonne santé, ou encore si la personne qui s’est chargée d’extraire le lait a respecté les normes d’hygiène. Il est également très difficile de savoir si c’est du lait pur ou mélangé".

"La consommation de ce produit peut provoquer des maladies très graves, comme l’intoxication".

"D'ailleurs, lorsque nous sommes en commissions mixtes, nous procédons à la saisie des produits mal conservés, comme le laitpar exemple, qui peuvent nuire à la santé des consommateurs". 

Les conseils d’une nutritionniste

Contactée par Médias 24, Dr Hejer Jouini, nutritionniste à Casablanca, nous livre quelques conseils quant à la consommation du lait cru.

Dr. Jouini nous a tout d'abord expliqué que la stérilisation du lait est nécessaire. 

En effet, après la traite du lait, ce dernier est transporté aux laiteries dans des camions isothermes afin de le protéger au maximum et de garder toutes ses qualités.

Dans les laiteries, le lait passe par plusieurs étapes telles que la pasteurisation, afin d’éliminer les micro-organismes indésirables, et la stérilisation. Le lait est ainsi réchauffé à haute température pour détruire tout micro-organisme qui représente un danger pour la santé des consommateurs. Le lait est ensuite emballé pour être conservé au mieux, et acheminé vers les épiceries et les grandes surfaces.

Le lait vendu par les particuliers peut donc comporter des germes tels que les Brucella et les Salmonella, qui peuvent provoquer des diarrhées, de la fièvre, et des vomissements qui peuvent durer quelques jours.

Pour consommer le lait de ferme, il est donc préférable de se le procurer dans des endroits sûrs et ensuite le faire bouillir à très haute température. Quelques fois, cette solution peut s’avérer insuffisante.

Dr. Jouini nous recommande donc d'éviter de consommer ce produit.

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Kenza Khatla
Le 21 mai 2018 à 0h00

à lire aussi

Au port de Casablanca, un premier navire Supramax de 55.000 tonnes pour Cosumar
Communication d'entreprise

Article : Au port de Casablanca, un premier navire Supramax de 55.000 tonnes pour Cosumar

Un premier navire vraquier sucrier d'une capacité avoisinant 55.000 tonnes, affrété par le groupe Cosumar, a été accueilli au terminal polyvalent de Marsa Maroc au port de Casablanca. Ce navire est le premier à bénéficier de l’approfondissement des quais à 12 mètres de tirant d’eau.

Épisode 3. « Nous ne sommes pas venus regarder un match »
Contributions

Article : Épisode 3. « Nous ne sommes pas venus regarder un match »

Après avoir découvert la diversité des profils présents à Santiago, une autre réalité apparaît au fil des entretiens. Les centaines de Marocains qui ont traversé la planète pour assister à la finale de la Coupe du monde U20 ne se considèrent pas comme de simples spectateurs. Pour beaucoup d’entre eux, leur présence constitue une contribution à la performance de l’équipe nationale. Entre soutien moral, devoir patriotique et sentiment de participation, ils développent une conception particulière du supportérisme qui brouille la frontière entre les tribunes et le terrain.

Marsa Maroc : Mohammed Bendahmane aux commandes du terminal Ouest de Nador West Med
Quoi de neuf

Article : Marsa Maroc : Mohammed Bendahmane aux commandes du terminal Ouest de Nador West Med

Passé par le Togo, l’Irak, le Canada et la Guadeloupe, le dirigeant rejoint un projet porté avec CMA CGM et présenté comme une étape majeure pour l’industrie maritime marocaine.

L’Office des Changes lance “SARF”, sa nouvelle plateforme digitale de gestion des devises
Quoi de neuf

Article : L’Office des Changes lance “SARF”, sa nouvelle plateforme digitale de gestion des devises

Déployé après un programme de formation mené dans toutes les régions, l’outil doit permettre aux sociétés de change de traiter les achats et ventes de devises, d’éditer les bordereaux et de renforcer leur conformité LBC/FT.

Marchés publics : le gouvernement prêt à revoir le quota de 30% réservé aux TPME
ECONOMIE

Article : Marchés publics : le gouvernement prêt à revoir le quota de 30% réservé aux TPME

Devant les députés, Younes Sekkouri a reconnu les limites du dispositif censé ouvrir la commande publique aux petites entreprises, encore freinées par les délais de paiement et les difficultés d’accès aux appels d’offres.

AXA Crédit Maroc change de dénomination et devient Stellantis Salaf Maroc
Quoi de neuf

Article : AXA Crédit Maroc change de dénomination et devient Stellantis Salaf Maroc

Rachetée majoritairement par FIDIS en septembre 2025, la société déploie désormais une offre de financement automobile pour les marques du groupe, tout en maintenant son activité historique de prêt personnel.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité