Bourita: “Certains pays ont tenté d’empêcher l’élection du Maroc au sein du CPS de l'UA”
L’élection, vendredi 26 janvier à Addis-Abeba, du Maroc au sein du Conseil de Paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), a été salué par plusieurs pays africains. Cependant, certains d'entre eux ont tenté d’empêcher l’élection du Maroc, selon Nasser Bourita.
L’élection du Maroc au sein du CPS est un autre témoignage du soutien et de la confiance que portent les Etats membres de l’UA pour le Roi, a déclaré le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale.
En effet, plus de 70% des Etats africains ont voté en faveur du Royaume. Il a été élu pour un mandat de deux ans après avoir recueilli 39 voix.
M. Bourita a fait savoir que certains pays ont tenté d’empêcher l’élection du Maroc au sein de cet organe stratégique de l’organisation panafricaine. Lesquelles tentatives ont échoué car "la crédibilité du Royaume et la reconnaissance de l’action du Roi ont prévalu".
"Etre présent dans cet organe permettra de faire obstacle à toutes les manipulations et de contrer toutes les stratégies qui visaient pendant toutes ces années à manipuler cet organe et à l'instrumentaliser par rapport à des agendas bien connus de certaines parties".
Selon le ministre, "l’élection du Maroc au CPS a été l’un des objectifs importants de la diplomatie marocaine après le retour du Maroc à l’UA en janvier 2017".
"Le Maroc est parmi les rares pays qui ont participé à plusieurs opérations de maintien de la paix", a-t-il rappelé. Le Maroc dispose aussi d’une grande expérience diversifiée dans le domaine de la prévention des conflits et dans la gestion des crises qu’il apportera au CPS.
Le Maroc, comme l’a dit le Roi en janvier 2017 à Addis-Abeba, "ne rentre pas pour diviser, mais pour partager et contribuer".
le Maroc joue un rôle important pour le renforcement de la paix en Afrique
Conformément au mécanisme établi par le Protocole relatif au CPS, l’organe exécutif de l’UA se compose de 15 Etats membres, à savoir dix pays élus pour un mandat de deux ans et cinq autres élus pour un mandat de trois ans, ceci afin d’assurer une continuité dans les activités du CPS.
Le CPS demeure une plate-forme essentielle pour les Etats membres de l’UA désireux de promouvoir leur politique étrangère dans le domaine de la paix et de la sécurité.
Le Maroc et les neuf autres membres qui viennent d’être élus rejoindront l’Egypte, le Nigeria, le Kenya, la Zambie et le Congo qui garderont leurs sièges au CPS, jusqu’à mars 2019.
Des responsables africains présents lors de ce 30e sommet de l’UA ont souligné que le Maroc a un rôle important à jouer pour le renforcement de la paix et la stabilité en Afrique.
"Le Maroc n’a jamais cessé de déployer des efforts louables dans les domaines de la paix et la sécurité dans le continent", a notamment dit le ministre Nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama, en marge de la 32e session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA.
Même son de cloche chez, Augustine Mahiga, ministre Tanzanien des Affaires étrangères, qui a souligné que "le Maroc a un rôle important à jouer au sein du CPS".
(Avec MAP)
à lire aussi
Article : BMCI-Crédit du Maroc : ce que pèserait le futur pôle bancaire de Holmarcom
Le rachat de la participation de BNP Paribas dans la BMCI, s’il est validé par les instances de régulation, ouvrirait la voie à une fusion avec Crédit du Maroc. Que pèserait alors le nouvel ensemble ? Et comment rebattrait-il les cartes du secteur bancaire ? Si toute projection précise reste délicate, une fusion ne se résumant pas à l’addition mécanique des indicateurs, nous vous proposons une première lecture indicative de la recomposition du paysage bancaire qui pourrait se dessiner.
Article : Taux d’activité, le grand problème sous-estimé du marché de l’emploi marocain
Depuis vingt-cinq ans, le taux d’activité recule continuellement, révélant une sortie silencieuse d’une partie de la population en âge de travailler du marché du travail. Le phénomène est particulièrement marqué dans le monde rural, chez les femmes et parmi les jeunes.
Article : Souveraineté navale. Comment le Maroc a réinventé sa défense en mer
Après une longue période de déclassement naval, le Maroc a engagé, sous le règne de Mohammed VI, une modernisation progressive de sa Marine royale. Loin d’une course aux bâtiments lourds, Rabat privilégie une flotte plus agile, adaptée à la surveillance d’un vaste domaine maritime et aux menaces asymétriques. Une doctrine de souveraineté fondée moins sur l’affichage de puissance que sur l’efficacité opérationnelle.
Article : Tanger et Casablanca, vitrines du potentiel industriel marocain pour les entreprises basques
Une délégation réunissant une vingtaine de sociétés du Pays basque espagnol, aux côtés de leur chambre de commerce et des autorités provinciales, a multiplié cette semaine les visites de sites majeurs, dont les usines de Stellantis et Renault, ainsi que les échanges avec la GEM, afin d’identifier des débouchés concrets dans l’automobile, l’aéronautique et les équipements industriels.
Article : Les États-Unis le réaffirment : l'autonomie, “unique base d'une solution juste et durable” au Sahara
Les États-Unis ont réaffirmé, mercredi 29 avril 2026, leur "reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara" et leur soutien à l’initiative marocaine d’autonomie comme "l’unique base d’une solution juste et durable" à ce différend.
Article : Officiel: Holmarcom prendra le contrôle de la BMCI et la fusionnera avec Crédit du Maroc
Holmarcom reprendra la totalité des parts de BNP Paribas dans la BMCI. L'accord a été signé ce mercredi 29 avril 2026. La finalisation est annoncée pour le quatrième trimestre 2026, sous réserve bien sûr des autorisations réglementaires. Après Crédit du Maroc, Holmarcom réalise une deuxième opération d'éclat.