Le RNI dévoile ses premières propositions concrètes dans la santé, l'éducation et l'emploi
Le RNI avait indiqué qu'il travaille sur des propositions dans les domaines qu'il juge prioritaire: la santé, l'emploi, l'education. A Oujda puis à Fès, dans ses congrès régionaux tenus ce week-end, Akhannouch dévoile les premières propositions concrètes dans ces trois secteurs.
Au cours de son exposé devant les deux congrès régionaux, Akhannouch a présenté des premières recommandations liées aux secteurs classés prioritaires par le RNI, à savoir la santé, l'emploi et l'éducation. Pour Akhannouch, les ennemis ont été désignés: la précarité, la pauvreté, le chômage.
Le 23 février, le Conseil national du parti devra examiner ces propositions avant de les publier le lendemain.
>Emploi: Tourisme, artisanat et services de proximité.
Le président du RNI a insisté sur l’importance de repérer les secteurs créateurs d’emploi et qui sont capables d’accueillir les jeunes diplômés universitaires. La question des débouchés pour les jeunes ne disposant pas de diplômes ni de savoir-faire reconnu a également été posée. M. Akhannouch a expliqué que la notion d’emploi ne doit pas être limitée à une simple «sortie de la case chômage».
Pour le RNI, le secteur qui regroupe ces conditions aujourd’hui est celui des "services", notamment le tourisme, l’artisanat et les services de proximité.
Ces activités seraient selon M. Akhannouch capables d’offrir à des milliers de jeunes le travail digne qu’ils méritent. Il a toutefois appelé à ce que de grands efforts soient entrepris dans la formation et l’orientation des jeunes. Pour ce faire, le parti va défendre un changement radical dans le système de la formation professionnelle fondamentale et continue au Maroc. Il va suggérer de former un million de jeunes diplômés, en leru apportant une formation qualifiante adaptée aux besoins du marché. Le RNI veut également instaurer la formation continue à vie.
Le parti veut relancer le tourisme, sur la base d'une vraie stratégie, après 5 années de stagnation au cours du précédent gouvernement.
Le président du RNI a indiqué par ailleurs que le Maroc est aujourd’hui sur la bonne voie pour relever le défi de l’industrialisation. En témoigne le classement du pays au top des exportateurs de voitures en Afrique. Pour lui, il est temps que ce scénario soit calqué sur d’autres secteurs prioritaires tels le textile, l’agroalimentaire, l’offshoring, l’aéronautique, les transports et l’économie verte.
Les régions sont dans ce sens appelées à créer des zones industrielles et à mettre en place les conditions favorables à l’investissement.
Concernant la situation des centres semi-urbains dont la population ne dépasse pas les 100.000 habitants, M. Akhannouch a insisté sur l’impératif de mettre en place des centres multidisciplinaires. Ces zones étant généralement les oubliées des politiques publiques.
>L’Education: , le préscolaire, les mères de famille pour gérer l'accueil et la restauration des élèves...
Akhannouch a souligné que l’éradication des problèmes liés secteur de l’éducation reste tributaire de l’éradication de l’abandon scolaire et dépend de l'amélioration des services fournis tels le transport scolaire et l'alimentation et ce dès le primaire et jusqu’au collège.
Le RNI insiste sur le fait que la place des enfants de moins de 15 ans est soit à l’école, soit en formation professionnelle ou dans des systèmes d’éducation non conventionnelle. Il appelle dans ce sens à généraliser l’expérience des écoles communales dans l’ensemble du monde rural.
Pour contribuer à limiter l’abandon scolaire, le parti propose d’impliquer les mères de familles dans la gestion des centres d’accueil et de restauration des jeunes élèves. Celles-ci seront organisées en associations. Cette expérience présente de nombreux avantages dont l'amélioration de la qualité de l'enseignement, des conditions d'éducation et de la gestion des ressources humaines.
Dans le milieu urbain cependant, le RNI tire la sonnette d’alarme et appelle à réduire le nombre d’élèves dans les classes. Avoir une éducation de niveau passe par l’amélioration de son attractivité et la mise en place des conditions optimales pour la scolarisation. Enfin, aucune réforme ne réussira pleinement si elle n'intègre pas et ne généralise pas le préscolaire.
>La Santé: instaurer le médecin de famille
M. Akhannouch a indiqué que la première étape pour réformer le secteur de la santé passe par la maîtrise du circuit de soins, à travers la mise à disposition de centres de santé de proximité, notamment dans les zones rurales car la plupart des patients parcourent des kilomètres pour arriver à l’hôpital alors que leur cas ne nécessite pas d’intervention d’urgence. Ceux-ci n’ont pas d’autres alternatives, étant privés de médecins et d’équipements dans les centres de santé qui leur sont proches.
Le RNI propose de stopper l’hémorragie grâce à ces centres de santé qui seront le premier contact du citoyen avec le médecin. Et c’est sur la base d’un premier diagnostic que le patient serait orienté.
Le système du «médecin de famille» est également une proposition qui a été annoncée lors du Congrès régional du RNI à Oujda puis le lendemain à Fès. Selon M. Akhannouch, ce système contribuera fortement à l’amélioration de l’accès aux soins dans la mesure où chaque famille serait suivie par le même médecin. 80% des malades, ne sachant pas où aller, se rendent aux urgences.
L’amélioration du système de santé passe également par l’amélioration de la situation des médecins. M. Akhannouch relève à ce titre la nécessité d’encourager les médecins à exercer dans les coins reculés en leur offrant les conditions de travail et des indemnités convenables. Les instances élues ont été appelées à soutenir ces médecins en mettant à leur disposition des lieux de résidences appropriés.
Revoir la carte de santé selon les besoins de chaque région est une recommandation que le RNI s’est engagé à défendre également.
Le RNI a proposé la création d’une «Maison de Santé» dans un cadre de partenariat entre un ensemble de communes locales pour améliorer les services et gérer de manière efficiente les ressources humaines disponibles.
Le parti se dit prêt à défendre toutes ces solutions afin de les concrétiser. Dans ce sens, M. Akhannouch a souligné que les réflexions et propositions autour de ces secteurs-clés se poursuivront durant les prochains congrès régionaux du RNI, jusqu’à élaboration d’une offre finale et globale.
à lire aussi
Article : Prévisions météorologiques pour le lundi 20 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 20 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie (DGM): - Températures en hausse avec temps […]
Article : Dette hybride. Au-delà de la levée, le modèle et les contraintes d’OCP
Derrière le succès de son émission obligataire hybride d’avril 2026, le groupe OCP révèle une équation financière complexe. Entre montée de la fiscalité, politique de dividendes, investissements massifs dans la transition verte et dans des activités hors cœur de métier, le champion des phosphates doit désormais arbitrer dans un environnement compliqué.
Article : Un nouveau “dictionnaire critique” pour relire le Maroc colonial
Un ouvrage collectif dirigé par l’anthropologue marocain Hassan Rachik propose une relecture de la période coloniale à travers un format original de dictionnaire, réunissant une vingtaine de chercheurs marocains, français et espagnols.
Article : Sahara: despite Algiers’ efforts, Washington’s position remains unchanged
On the sidelines of the Antalya Diplomacy Forum in Turkey, Algeria’s foreign minister and the U.S. president’s senior advisor for Arab and African affairs discussed several regional issues, including the Sahara. Yet behind the carefully worded Algerian statement, Washington’s support for Morocco’s territorial integrity remains clear and unchanged. Since December 2020, that position has taken on the weight of state continuity, suggesting it will endure regardless of political turnover in Washington or diplomatic initiatives from Algiers.
Article : Santé animale : Biopharma et le Tchad passent à la phase opérationnelle de leur partenariat
La société pharmaceutique marocaine Biopharma a signé à N’Djamena une feuille de route de coopération avec l’Institut tchadien de recherche en élevage pour le développement (IRED), dans le cadre du renforcement de la coopération maroco-tchadienne dans le domaine de la santé animale.
Article : Casablanca : les autorités démentent auprès de Médias24 une rumeur sur une fermeture des commerces à 23 heures à Anfa
Les autorités ont démenti, auprès de Médias24, l’existence d’une décision imposant la fermeture des commerces, cafés et restaurants à 23 heures dans le ressort de la préfecture d’arrondissements de Casablanca-Anfa, après la circulation d’informations en ce sens sur certains sites et réseaux sociaux.