Coupe du monde 2026. Le Maroc se classe 13e en termes de valeur marchande
En approchant le demi-milliard d’euros de valorisation, la somme des valeurs marchandes des Lions de l’Atlas dit beaucoup de la qualité d’un effectif qui ne cesse de s’améliorer année après année. Détails.
L’aspect pécuniaire n’est pas gage de succès dans le football, mais il reste tout de même un indicateur crédible de la qualité d’une équipe nationale. En témoigne le Maroc, dont la somme des valeurs marchandes de ses joueurs raconte une certaine idée du calibre de son effectif.
Estimé à près d’un demi-milliard d’euros par le site de référence Transfermarkt (487,2 M€), le poids financier des Lions de l’Atlas pèse lourd dans le football de sélection.
En comparaison aux 48 sélections qualifiées pour la Coupe du monde 2026, le Maroc se situe dans le haut du panier, non loin du top 10 (13e).
Même si, au fil du temps, certains joueurs sont restés sur le quai après avoir pris leur retraite internationale, le train de l’équipe nationale ne dévie pas des rails de l’excellence.
Si l’on retrouve des locomotives qui mènent les Lions de l’Atlas vers des destinations toujours plus prestigieuses, ce sont les joueurs du milieu de terrain qui alimentent la valorisation globale de l’effectif marocain.
Il est vrai que le Lions de l’Atlas à la plus haute valeur marchande est Achraf Hakimi (80 M€). Il s’agit presque d’un euphémisme tant le capitaine de l’équipe nationale est considéré comme le meilleur latéral droit au monde.
Et quand bien même il pourrait y avoir quelques débats autour de cette assertion, son palmarès, récemment enrichi d’une troisième Ligue des champions et d’un cinquième titre de champion de France consécutif, éteint de facto le feu de la plupart des discussions.

Ayyoub Bouaddi, l’un des milieux centraux les plus suivis sur le marché
Nayef Aguerd et Noussair Mazraoui participent également à la puissance économique de l’effectif des Lions de l’Atlas, mais dans une moindre mesure en comparaison à leurs coéquipiers du milieu de terrain.
Sa convocation pour le Mondial 2026 aura sans doute un impact positif sur sa valeur marchande, mais Ayyoub Bouaddi est d’ores et déjà considéré comme l’un des milieux centraux les plus suivis et les mieux valorisés sur le marché.
Le Paris Saint-Germain mais aussi plusieurs clubs de Premier League qui souhaitent s’attacher ses services et racheter son contrat au LOSC, qui s’étire jusqu’au 30 juin 2029, devront signer un chèque d’au moins 50 millions d’euros.
Un montant peu courant pour un joueur d’à peine 18 ans. Idem pour Bilal El Khannouss. Bien qu’il soit un peu plus âgé que son compère du milieu de terrain, son talent tout comme son potentiel en font un joueur dont la cote est élevée sur le marché (32 millions d’euros), à égalité avec Ismaïl Saibari.
Double buteur lors du match préparatoire au Mondial avec l’équipe nationale face à Madagascar, le meilleur joueur du championnat des Pays-Bas ne devrait pas y faire long feu car il est ardemment courtisé par le Bayern Munich.
Plusieurs sources assurent que sa signature est imminente avec le géant de la Bundesliga. Un peu plus haut sur le terrain, Brahim Díaz est lui aussi suivi par plusieurs clubs européens.
L’attaquant est valorisé à 35 millions d’euros et à un carrefour de sa carrière. Malgré une deuxième partie de saison où il a été l’un des rares à surnager, il n’a pas toujours été considéré comme un titulaire en puissance par les entraîneurs qui se sont succédé sur le banc du Real Madrid ces dernières saisons.
Dès lors, doit-il prendre son mal en patience et espérer enfin convaincre le prochain manager madrilène de lui faire confiance ou bien est-il préférable qu’il s’envole vers d’autres cieux pour enfin s’imposer durablement dans le onze ?

Depuis la Coupe du monde 2022, la valeur marchande de l’équipe nationale a plus que doublé
Des interrogations qui nourrissent également la réflexion d’Abdessamad Ezzalzouli, mais à des degrés divers.
Après plusieurs saisons sous le maillot du Betis Séville, l’ailier gauche à l’accélération foudroyante et aux dribbles déroutants ne serait pas contre l’idée d’intégrer un club de très haut standing, capable de se mêler durablement à la lutte pour le titre national ou la Ligue des champions.
En tout cas, le natif de Béni Mellal ne bougera pas à moins de 30 millions d’euros. Une belle plus-value en perspective pour le club sévillan, qui a déboursé trois fois moins pour s’attacher ses services en provenance du FC Barcelone (8 millions d’euros).
Aux Lions de l’Atlas précités, on pourrait également ajouter plusieurs joueurs dont la valorisation est d’au moins 20 millions d’euros, comme Chems Eddine Talbi (25 M€) et Neil El Aynaoui (20 M€).
Cette joyeuse bande de copains qui s’envole ce mercredi 3 juin pour les États-Unis représente une équipe nationale dont l’identité des joueurs a évolué au cours des dernières compétitions, mais sans pour autant que sa valeur marchande ne s’en ressente. Bien au contraire.
Depuis la Coupe du monde 2022, elle a même plus que doublé, puisqu’elle est passée de 241 millions d’euros en novembre 2022 à 487,2 millions d’euros.
Entre-temps, elle a graduellement augmenté au regard des deux dernières éditions de la Coupe d’Afrique des nations, passant de 347,4 millions d’euros lors de l’édition 2023 en Côte d’Ivoire à 408,6 millions d’euros en 2025.
Des données qui mettent en relief à la fois la place prise par l’équipe nationale dans le gratin du football mondial, mais aussi l’évolution constante de sa valorisation. Et ce n’est pas près de s’arrêter. Le meilleur est à venir.
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