Un géant automobile chinois va s'installer à Tanger
Le protocole d'accord avec ce groupe chinois d'envergure internationale, BYD, a été signé ce samedi après midi en présence du Roi Mohammed VI. Il s'installera dans la fameuse "cité chinoise" de Tanger, baptisée Cité Mohammed VI Tanger Tech. Après Renault et PSA, voici un constructeur chinois. Celui-ci est spécialisé en véhicules électriques.
Le Roi Mohammed VI a reçu ce samedi après-midi au palais royal de Casablanca, Wang Chuanfu, président du groupe chinois BYD Auto Industry qui est l'un des leaders mondiaux du transport électrique.
En présence du Roi, un protocole d'accord a été signé avec le constructeur automobile chinois BYD pour l'implantation d'une usine de voitures électriques près de Tanger (nord), la première du genre dans ce pays, annonce l'AFP en citant une source officielle.
Après les groupes français Renault et Peugeot, BYD est le troisième constructeur automobile à s'installer au Maroc.
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Le protocole d'accord, prévoit la construction à terme de trois autres usines, l'une de batteries électriques, l'autre de bus et camions électriques et la dernière pour fabriquer des trains électriques.
Tous ces projets seront implantés près de Tanger, dans la future "Cité Mohammed VI Tanger Tech", une "ville industrielle" portée par le groupe chinois Haite et dont la création a été annoncée en mars.
Les sites de production s'étaleront sur 50 hectares et permettront la création de 2.500 emplois, selon les promoteurs du projet, cités par l'AFP.
"C'est un jour de fête pour le Maroc qui entre de plain-pied dans le domaine de la mobilité durable (...) avec le leader mondial des véhicules électriques", s'est félicité le ministre de l'Industrie, Moulay Hafid Elalamy, en marge de la cérémonie de signature, cité par l'AFP.
"Nous souhaitons bénéficier de la situation géographique du Maroc, en tant que porte d'entrée pour l'Europe et le marché africain", a déclaré de son côté le patron de BYD.

Le Roi a présidé la cérémonie de présentation du projet de réalisation au Maroc par le groupe chinois "BYD Auto Industry" d’un écosystème de transport électrique.
BYD est considéré comme un acteur pionnier dans le secteur des énergies renouvelables et de la mobilité électrique et intègre, pour la première fois en Afrique, la filière du transport électrique, dont la production sera destinée tant à l’export qu’au marché local.
Leader mondial du transport électrique, BYD Auto Industry compte 220.000 employés, répartis sur plus de 30 sites industriels dans le monde. BYD réalise un chiffre d’affaires de 17 milliards de dollars et représente 13% des véhicules électriques vendus dans le monde. BYD détient notamment 30% du 1er marché automobile électrique mondial, le marché chinois.
1 million de véhicules produits en 2020
En matière automobile, le Maroc s’est fixé trois objectifs à l’horizon 2020:
-une capacité de production d’un million d’unités de véhicules. Avec les deux constructeurs automobiles, Renault et PSA, le Maroc a déjà une capacité de production estimée à 650.000 unités, selon des statistiques du ministère de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique.
-En 2016, le secteur automobile a réalisé un chiffre d’affaires de 60 milliards de dirhams (MMDH), se plaçant ainsi en pole position des secteurs exportateurs du Royaume, qui vise à atteindre, à l’horizon 2020, un chiffre d’affaires annuel de 100 MMDH, un taux d’intégration locale des véhicules sortant du Maroc de plus de 80% et la création de 160.000 emplois.
-Avec Renault, le Maroc compte 2 milliards d'euros annuellement de pièces détachées en perspective à l'export, en plus d'un milliard d'euros avec PSA et de 600 millions de dollars avec Ford.
Ainsi, avec la restructuration du secteur en écosystèmes métiers, la mise en place de dispositifs d’appui et de financement adaptés et le lancement de l’écosystème Renault et du projet Peugeot, le Maroc s'achemine à grands pas vers la réalisation des objectifs escomptés pour ce secteur prometteur.
Notons que le précédent gros projet, avant celui de BYD, est celui du groupe "Peugeot-Citroën" qui sera opérationnel à partir de 2019.
L’usine est en construction dans la zone franche de Kénitra (Atlantic Free Zone). Elle s’étendra sur une superficie de 64 ha avec un investissement estimé à 6 MMDH. Le protocole d’accord avait été signé, le 19 juin 2015.
Ce complexe industriel table sur la production de 90.000 automobiles dans une première étape, dans la perspective d'atteindre une production de plus de 200.000 véhicules et 200.000 moteurs par an, avec la création d'environ 3.500 emplois directs et 20.000 emplois indirects, outre la mise en place d'une unité de recherche et de développement, qui emploiera 1.500 ingénieurs et techniciens supérieurs.
MHE: une première en Afrique
En créant un écosystème de mobilité verte, le Maroc ouvre pour la première fois en Afrique, la voie de la production de véhicules électriques, a souligné samedi le ministre de l'Industrie, de l'Investissement, du Commerce et de l'Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy.
Le transport électrique et connecté prendra progressivement une part non négligeable du développement de la mobilité à travers le monde, a poursuivi le ministre dans son allocution devant le Roi.
Ce projet d’envergure prévoit à terme l’installation de quatre usines: une usine de batteries, une usine de véhicules de tourisme électriques, une usine d’autobus et de camions électriques et une usine de wagons de trains monorail électrique, a précisé le ministre, faisant observer que ce projet occupera une superficie de 50 hectares, dont 30 hectares.
Ce partenariat a été rendu possible grâce à plusieurs facteurs, notamment la visite Royale en Chine, au cours de laquelle plusieurs accords de coopération ont été signés, permettant aujourd’hui à des investisseurs chinois, d’envisager sereinement leur implantation au Maroc, a-t-il dit.
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