Retard des pluies. Des mesures en vue pour sauver la campagne agricole
Le ministre de l'Agriculture, Aziz Akhannouch, se veut rassurant. Plusieurs mesures seront prises pour sauver la campagne agricole, en cas de retard des pluies. Elles concernent notamment l’eau d’irrigation et les engrais.
Même si le retard des précipitations persiste d'ici le mois de décembre, il n'affectera pas la campagne agricole, à en croire le ministre de l'Agriculture, qui intervenait lundi 20 novembre à la Chambre des représentants.
Le ministère a pris une série de mesures pour accompagner les agriculteurs. Un milliard de DH sont consacrés aux équipements hydriques.
Les mesures annoncées concernent notamment:
- le financement de projets agricoles,
- la subvention des engrais,
- l'économie d'eau d'irrigation,
- l'approvisionnement régulier et suffisant en intrants agricoles,
- la poursuite du programme d'assurance agricole, qui concernera cette année un million d'hectares,
- des mesures de financement au profit des agriculteurs.
Pour rappel, durant la campagne 2015-2016, marquée par un retard des précipitations, le Maroc avait lancé un plan anti-sécheresse pour sauver la saison. Lors de la campagne écoulée, le Maroc a produit 96 millions de quintaux de blé.
Production record d'agrumes en 2016-2017
Durant la saison 2016-2017, la production d'agrumes a établi un record, avec 2,4 millions de tonnes, rappelle-t-on. Les amandes ont affiché une production de plus de 106.000 tonnes.
La production d'olives de cette saison devrait, pour sa part, atteindre un record de 1,5 million de tonnes.
La production de légumes a, quant à elle, atteint 4,6 millions de tonnes pour les produits saisonniers et 2 millions de tonnes pour les primeurs, ainsi que plus de 72.000 tonnes pour les cultures industrielles.
Par ailleurs, la production nationale de sucre, qui a atteint le pic de production en 2006 (6,4 millions de tonnes), est passé de 6,49 tonnes par hectare en 2008 à 65 tonnes en 2016.
La production bovine est passée de 8,2 millions de têtes en 2008 à 3,3 millions en 2017, de 17 à 19,8 millions de têtes de moutons et de 5,1 à 5,6 millions de chèvres.
(Avec MAP)
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