Plus d’un million de logements vacants au Maroc
A l’occasion de la journée mondiale de l’habitat, un décryptage de la situation du parc national du logement s’impose. Le HCP nous fournit ses chiffres où l'on découvre avec étonnement que plus de 12% du parc d'habitations est inoccupé, dans un pays où il y a un gros déficit en logements.
Suite au Recensement Général de la Population de l’Habitat en 2014, le Haut-Commissaire au Plan (HCP) a réalisé une étude intitulée: “Habitat au Maroc: situation du parc de logements et statut d’occupation”.
Un chiffre saute aux yeux: plus d’un million de logements vacants, au moment où le Maroc souffre d’un déficit en logement estimé à 445.000 unités. Ce chiffre, qui concerne essentiellement les appartements en milieu urbain, a été multiplié par plus de 3 fois, entre 2004 et 2014.

Source: HCP
Parc national du logement en accroissement rapide
L’analyse de la situation du parc national du logement, souligne une tendance haussière du nombre des logements, se traduisant à travers les 8,86 millions d’unités d’habitation, recensées en 2014. Cette hausse touche en grande partie le milieu urbain qui détient 69,8% des logements, contre 30,2% en milieu rural.
D’après l’étude, il s’avère que les Marocains optent, de plus en plus, pour les maisons modernes, dont le nombre a augmenté de 65% en 2014, contre 62,6% en 2004. De plus, il en ressort que les maisons traditionnelles commencent à connaître un désintérêt de la part des ménages. Ce phénomène est remarqué aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural; la part des logements ruraux est passée de 72,8% à 64%, pendant la période étudiée.
56,9% des habitants sont propriétaires

Source: HCP
Malgré le nombre croissant des logements “désertés”, les Marocains cherchent à s’approprier des habitations, en préférant, bien évidement, la propriété à la location. Cette tendance qui se renforce de plus en plus, marque principalement les regions de l’Oriental.
À découvrir
à lire aussi

Article : Le binôme Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri officiellement à la tête de la CGEM
À l’issue d’une assemblée générale élective tenue ce jeudi 14 mai, Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri, candidats uniques, ont été officiellement élus président et vice-président général de la CGEM.

Article : Sahara marocain. La carte des investissements étrangers
Portée par une diplomatie marocaine pragmatique et offensive, la reconnaissance américaine a marqué un tournant dans le dossier du Sahara marocain. Elle a contribué à élargir les soutiens internationaux au Maroc et à changer progressivement la perception du territoire. Ce basculement a ouvert la voie à de nouveaux projets d’investissement dans les provinces du Sud.

Article : Raja SA : Nawal El Aidaoui détaille la feuille de route vers la rentabilité
De passage ce jeudi 14 mai 2026 sur le plateau du "12/13" de Médias24, Nawal El Aidaoui, directrice générale de Raja SA, a livré une mise à jour technique sur la transformation du club. Loin de l’effervescence des résultats sportifs, c’est le volet structurel qui a dominé l’échange : valorisation réelle des actifs, gestion de la dette et montée en puissance du marketing. Décryptage d'un business plan qui tente de solder le passé pour financer l'avenir.

Article : Santé : Akhannouch préside le premier conseil d’administration du GST Rabat-Salé-Kénitra
Le nouvel organisme régional a validé son organigramme, son budget 2026, son plan d’action et le statut-type de ses professionnels. Il doit coordonner l’offre de soins dans une région de près de 5 millions d’habitants et améliorer le parcours des patients entre les établissements.

Article : Derb Ghallef : la Joutia ne sera pas déplacée, rassure la commune
Le vote sur les conventions d’expropriation a été reporté à une session ultérieure, dans l’attente du décret d’utilité publique. La procédure foncière doit permettre de régulariser le terrain avant une restructuration du marché sur son site actuel.

Article : T1-2026 : Aya Gold & Silver signe des revenus record de 117 M$, portés par l'envolée de l'argent
Le premier trimestre 2026 s’est ouvert sous les meilleurs auspices pour Aya. Une production soutenue à Zgounder et la vente des stocks historiques de pyrites de Boumadine ont permis d'écouler 44,4 tonnes d'argent. Mais c'est surtout la bonne tenue des cours de l’argent sur la période qui a porté les revenus à un plus haut historique, dans un contexte de flambée persistante du métal, désormais maintenu au-dessus du seuil de 80 dollars l’once, un niveau qui dépasse même, en valeur nominale, les sommets atteints lors de la spéculation historique des frères Hunt en 1980.


