Johnson & Johnson va débourser 5,5 milliards de dollars pour clore le contentieux sur le talc
Le groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson a annoncé un accord transactionnel de 5,5 milliards de dollars visant à mettre un terme à la quasi-totalité des poursuites liées à ses produits à base de talc. L'entreprise précise que ce dispositif ne concerne que le contentieux américain.
Johnson & Johnson a annoncé, le lundi 27 juillet 2026, avoir conclu un accord de principe destiné à mettre fin à l'essentiel des litiges liés à ses produits à base de talc aux États-Unis. La proposition prévoit le versement de 5,5 milliards de dollars afin de régler les réclamations actuelles et futures liées aux cancers des ovaires attribués à l'utilisation de poudres de talc commercialisées par le groupe.
Selon l'entreprise, l'accord doit encore être soumis à l'approbation du tribunal dans le cadre de la procédure de faillite de sa filiale Red River Talc LLC. Johnson & Johnson affirme que plus de 99% des plaignants ayant engagé une action pour cancer de l'ovaire soutiennent désormais cette résolution.
Le groupe souligne que cet accord ne constitue pas une reconnaissance de responsabilité. Il continue de défendre la sécurité de ses produits à base de talc et affirme que des décennies d'études scientifiques ainsi que les évaluations des autorités de santé confirment l'absence de lien entre son talc cosmétique et le cancer des ovaires.
Contacté par Médias24, Johnson & Johnson a précisé que cette proposition de règlement est limitée aux États-Unis. "This proposed resolution is US only", a indiqué son service de presse, écartant ainsi l'existence d'un volet concernant d'éventuels plaignants marocains.
Ce nouveau règlement intervient après plusieurs années de procédures judiciaires. En 2023, le groupe avait déjà tenté de mettre en place un accord de 8,9 milliards de dollars, finalement rejeté par les tribunaux.
L'affaire trouve son origine dans des milliers de plaintes déposées aux États-Unis, accusant les poudres de talc de Johnson & Johnson d'avoir provoqué des cancers des ovaires en raison d'une contamination à l'amiante. Si certaines études épidémiologiques n'ont pas établi de lien statistique clair entre l'usage du talc et cette maladie, plusieurs décisions de justice ont retenu la responsabilité de l'entreprise dans des dossiers individuels, alimentant un contentieux qui dure depuis plus d'une décennie.