Bloomberg: Les manifestations du Rif n'impactent pas la dette souveraine du Maroc
Un article de Bloomberg explique que les manifestations du Rif n’ont pas eu un effet négatif sur les investissements et sur la dette marocaine cotée sur les marchés internationaux.
"Les investisseurs ignorent la dernière vague de manifestations au Maroc". C’est la conclusion d’un article publié le 12 juin sur Bloomberg et qui s’est intéressé à la situation de la dette souveraine du Maroc dans les marchés financiers internationaux à la suite de ce qui se passe au Rif.
"Nous accordons une attention particulière aux récentes manifestations au Maroc, mais la situation peut être facilement contenue. Le Roi Mohammed VI bénéficie d’un grand soutien politique et social de la part des citoyens. D’autant plus que le gouvernement a pris des mesures pour réduire le chômage dans la région", explique Hakki Vural, trader chez Union Investment Privatfonds GmbH, qui détient dune partie de la dette souveraine marocaine
Selon cet article de Bloomberg, si les investisseurs s’intéressent au Maroc, et à d’autres pays en développement, c’est parce qu’ils cherchent des actifs à haut rendement pour compenser les faibles rendements dans les pays avancés. Cela dit, la région reste plus intéressante malgré les augmentations successives des taux d'intérêt. D’après les données de Bloomberg et Morningstar, les marchés émergents ont reçu plus de 25 milliards de dollars de nouveaux dépôts cette année.
C’est ainsi que les rémunérations de la dette du Maroc se sont appréciées de 2,8% depuis fin mars, selon Bloomberg, battant ainsi les rivaux régionaux tels que l'Égypte. Un modèle de risque de la dette souveraine de Bloomberg montre que les contrats CDS (Credit Default Swaps) marocains doivent être négociés actuellement à plus de 200 points de base. Le rôle de ces contrats est de protéger contre un risque de défaut de paiement d'un État. Et si les CDS marocains valent plus, c’est grâce au niveau d'endettement, aux réserves de change et à la qualité des actifs bancaires selon l’article.
"Les investisseurs ont tendance à avoir une certaine confiance dans la capacité des dirigeants marocains à diriger le pays et à trouver un équilibre entre la stabilité et l'espace pour les manifestations", estime Philippe Dauba-Pantanacce, économiste principal et stratège géopolitique basé à Londres à Standard Chartered Bank. Pour ce dernier, le Maroc est une exception régionale grâce à l’équilibre dont il parle.
À découvrir
à lire aussi
Article : CIRDI : Face à Emmerson, Rabat demande une bifurcation de la procédure
Face à une réclamation de 1,215 milliard de dollars portée par les investisseurs liés au projet de potasse de Khémisset, le Maroc demande au CIRDI d’examiner en priorité ses objections de compétence.
Article : Les nappes phréatiques ont moins bénéficié des pluies que les barrages
Alors que les barrages marocains affichent un taux de remplissage de 76,2 %, le niveau des eaux souterraines raconte une autre histoire. L'analyse des données satellitaires sur dix ans révèle un rebond disparate et timide.
Article : Transport militaire : le Maroc renforce sa flotte de transport aérien avec l’Airbus C295
L’Airbus C295 acquis par les Forces armées royales dans le cadre de la modernisation des Forces royales air a été dévoilé par Forum Far-Maroc. Selon l’expert militaire Abdelhamid Harifi, cette acquisition vise à renforcer les capacités de transport aérien militaire du Maroc, tout en s’inscrivant dans le contexte du rapprochement maroco-espagnol.
Article : EXCLUSIF. Cartes à l’appui, les grands changements urbanistiques envisagés à Hay Mohammadi
CASABLANCA. Le projet de nouveau plan d’aménagement de Hay Mohammadi arrive à une étape décisive. Prévu pour examen le 14 mai par le conseil de la ville de Casablanca, ce document suscite une vive contestation locale, notamment autour du devenir de quartiers historiques comme Derb Moulay Cherif. Voici, en détail, ce que prévoit ce plan.
Article : African Lion 2026 : comment le Maroc a testé l’armée du futur dans le Sud
Clôturé le 8 mai 2026, l’exercice coorganisé par les FAR et la SETAF-AF a réuni plus de 40 nations, dont 28 africaines. IA de commandement, drones FPV, munitions rôdeuses, Apache, WanderB et blindés modernisés... Cette édition a marqué un saut tactique et technologique majeur. Décryptage.
Article : Hôtels. Les visites mystère vont-elles vraiment améliorer le service ?
Lancée par la SMIT, l’opération suscite déjà des réserves chez certains professionnels, qui plaident pour des audits suivis de plans d’action, de contre-visites et d’investissements dans la formation, plutôt que pour une logique strictement punitive.