Saïd Ihrai, président de la Cour constitutionnelle, juriste discret et apolitique
Son parcours discret, apolitique et dense explique, entre autres, la nomination de Saïd Ihrai à la tête de l'une des institutions les plus importantes au Maroc.
Nommé le 4 mars 2017 par le Roi Mohamed VI, Saïd Ihrai devient le premier président de l'histoire de la Cour Constitutionnelle marocaine.
Il succède à Mohamed Achergui lequel, pour le coup, devient le dernier président du Conseil constitutionnel, qu'il dirigeait depuis 2008. Car la Cour constitutionnelle s'est substituée au Conseil du même nom.
Lire aussi: Le Roi Mohammed VI installe la Cour constitutionnelle
Discret, le nouveau patron des "sages" n'est pas tout à fait un inconnu.
En 2010, il est placé à la tête de la Commission Nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP). Là aussi, il est nommé par le Souverain et à la tête d'une nouvelle institution.
Par ailleurs, M. Ihrai avait présidé la 8ème session du Conseil de la jeunesse et de l’Avenir (CNJA), tenue en 2000, sur le thème " Mondialisation, développement rural et emploi des jeunes" . Il a été également membre de la Commission consultative pour la régionalisation et du Comité d’Orientation de l’Institut Royal des Etudes Stratégiques. Au plan international, il fait partie du Conseil scientifique de l’Institut du droit économique de la mer de la Principauté de Monaco (INDEMER).
M. Ihrai est titulaire d’un doctorat d’Etat en droit de l’Université de Paris I-Sorbonne. Statut qui lui a ouvert les portes du professorat. Il a enseigné le droit international à l’Université Hassan II de Casablanca, à l’Université Mohammed V en tant que professeur titulaire. Mais le juriste a également enseigné à l’Université de Nice Sophia-Antipolis, à l’Université de Bordeaux IV-Montesquieu, à l’Université Pierre Mendès-France de Grenoble et à l’Université Paris I-Panthéon-Sorbonne.
Auteur de nombreux ouvrages et articles sur les relations extérieures du Maroc, le droit humanitaire, le droit public de la mer et la sécurité collective dans le cadre du système des Nations Unies, M. Ihrai a assuré des séminaires à l’Université de Gênes, d’Athènes, de Tunis, de Cordoue, de Grenade, de Madrid et à l’Université de Californie-Los Angeles (UCLA).
Le parcours silencieux, apolitique et dense de M. Ihrai explique, entre autres, sa nomination à la présidence de l'une des institutions les plus importantes au Maroc.
Une discréction qui convient à son nouveau statut. Il lui sera notamment interdit de prendre une position publique ou de consulter sur des questions ayant fait ou pouvant faire l'objet de décisions de la part de la Cour; d'occuper au sein d'un parti politique, d'un syndicat ou de tout groupement à caractère politique ou syndical, quelle que soit sa forme et sa nature, tout poste de responsabilité ou de direction et, de façon générale; même de laisser mentionner leur qualité de membre de la Cour constitutionnelle dans tout document susceptible d'être publié et relatif à toute activité publique ou privée.
Triés sur le volet, "les membres de la Cour Constitutionnelle sont choisis parmi les personnalités disposant d’une haute formation dans le domaine juridique et d’une compétence judiciaire, doctrinale ou administrative, ayant exercé leur profession depuis plus de quinze ans, et reconnues pour leur impartialité et leur probité."
Le nouveau président siègera aux côtés de personnalités de renom, à l'instar de Mme Saadia Belmir, ancienne membre du Conseil constitutionnel, présidente de Chambre à la Cour suprême (Cour de cassation actuelle) et vice-présidente du Comité de l'ONU contre la torture, ou encore Abdelahad Dekkak, Premier président de le Cour d'appel de Tanger et lui-même ex membre du Conseil constitutionnel.
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