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Samir: La mise à prix et les cahiers des charges après l’ordonnance de cession

Tributaires d'une ordonnance actant la cession de la Samir, ni la mise à prix, ni les cahiers des charges n'ont été fixés.

Samir: La mise à prix et les cahiers des charges après l’ordonnance de cession

Le 16 janvier 2017 à 17h12

Modifié 11 avril 2021 à 2h39

Tributaires d'une ordonnance actant la cession de la Samir, ni la mise à prix, ni les cahiers des charges n'ont été fixés.

Les séances de vérification des créances dues par la Samir s'enchaînent et se ressemblent. La dernière en date a été tenue ce lundi 16 janvier au tribunal de commerce de Casablanca. En tout, l'on compte trois cents créances déclarées. Leur admission ouvrira à leurs titulaires le droit de concourir au produit de la liquidation.

Ce lundi donc, après la vérification des créances en audience publique (salle 2 du tribunal), le juge-commissaire Abderrafi Bouhamria, le syndic Mohamed Krimi et les trois contrôleurs (Douane, salariés et Banque centrale populaire) se sont réunis dans le bureau du premier. Ils y discutent, à huis clos, de la liquidation qui se fera probablement sous forme de cession.   

Cette "cession et ses modalités devront être actées par ordonnance du juge-commissaire", nous dit une source sur place. L'ordonnance, s'il y en a, aura pour base "l'expertise évaluant les biens du groupe, qui devra également sous-tendre un prix de lancement". Autrement dit, pour l'heure, la mise à prix n'a pas encore été fixée et reste tributaire d'une ordonnance décidant la cession.

Lors d'une audience précédente, le liquidateur de la Samir, M. Mohamed Krimi, avait demandé à ce que le prix de lancement soit aligné sur les 31 milliards de dirhams objet d'une lettre d'intention envoyée par un cabinet d'avocat italien, Studio Mazzanti & Partners. Ce cabinet y exprime l'intérêt d'un client anonyme pour le rachat de la totalité du groupe.

Mais cette lettre, si alléchante qu'elle soit, n'a pas été accompagnée de documents tangibles au moment de son envoi. Le code de commerce exige, entre autres, que l'offre comporte les garanties souscrites en vue d'assurer son exécution. Ce à quoi ne répond pas le document italien. Du moins, jusqu'à présent.

Car là aussi, "nous devons attendre que la cession soit officialisée", ce qui ouvrira la voie aux offres sérieuses, affirme la même source. Ces offres devront obéir à un cahier des charges, lequel a été annoncé pour fin décembre mais dont l'élaboration dépend, en définitive, également de la fameuse ordonnance. Et à en croire notre source, "nous sommes à la veille de cet événement".

Prochaine audience le 23 janvier. 

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