Dépakine: En France, les victimes lancent une action de groupe contre Sanofi
Une action de groupe, la première de ce type dans le domaine de la santé, a été lancée mardi 13 décembre par l'association des victimes de l'anti-épileptique Dépakine contre Sanofi, afin d'obtenir des indemnisations pour les dizaines de milliers d'enfants soumis in utero à ce médicament.
"Notre démarche a pour but de faire condamner le laboratoire. C'est capital pour les familles", a indiqué Marine Martin, présidente de l'Apesac, l'association d'Aide aux parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anticonvulsivant (antiépileptique), au cours d'une conférence de presse.
Dans une première phase amiable, l'association a mis en demeure Sanofi-Aventis France de "réparer les préjudices subis par les familles, dont les enfants ont été exposés in utero à la Dépakine" dans une lettre recommandée.
Interrogé par l'AFP, Sanofi a répondu qu'il étudierait la lettre "dès réception" et qu'il n'avait "pas d'autre commentaire à ce stade".
L'Apesac, qui fédère 2.000 familles, reproche à Sanofi de ne pas avoir informé les femmes enceintes des risques importants de malformations et de troubles neurodéveloppementaux encourus par leurs enfants, alors qu'ils étaient "connus depuis le début des années 1980", assure Me Charles Joseph-Oudin, avocat de l'Apesac.
La possibilité de faire une action de groupe pour incriminer un médicament ou un dispositif de santé défectueux a été introduite dans la loi santé votée en décembre 2015.
Aux termes de cette loi, Sanofi a quatre mois pour répondre à l'Apesac, période à l'issue de laquelle l'association pourra saisir le tribunal de grande instance (TGI) de Paris, afin de "faire reconnaître la responsabilité du laboratoire dans le retard d'information" des femmes qui ont pris du valproate de sodium" - le principe actif de la Dépakine - alors qu'elles étaient enceintes.
Le valproate de sodium, également utilisé dans des médicaments contre les troubles bipolaires, est depuis la fin des années 1960 considéré comme un médicament de référence, incontournable pour certains patients atteints d'épilepsie.
Mais lorsqu'il est pris par des femmes enceintes, leurs enfants présentent un risque accru de 10% d'avoir des malformations congénitales (becs de lièvre, reins, coeur, colonne vertébrale) et de 40% de présenter des troubles autistiques ou des retards psychomoteurs.
(Avec AFP)
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