Marsa Maroc en lice pour l’exploitation d’un port au Ghana
Parallèlement à la publication de ses résultats au premier semestre 2016, Marsa Maroc affiche de grandes ambitions pour son développement, non seulement au Maroc, mais également à l’international, plus particulièrement en Afrique sub-saharienne.
Marsa Maroc veut conquérir l’Afrique sub-saharienne. Le top management de la société, rassemblé à l’occasion d’un point de presse ce 21 octobre à Casablanca, a déclaré que la société a été présélectionnée parmi quatre autres opérateurs étrangers par l’Autorité des ports du Ghana, afin de présenter une offre en vue de l’exploitation d’un port spécialisé dans le vrac dans le pays.
Le marché s’élève à près de 50 millions d’euros: «Nous préparons actuellement notre dossier de candidature», affirme Mohammed Abdeljalil, président du directoire de Marsa Maroc.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre du plan stratégique de la société, visant de nouveaux relais de développement, non seulement au Maroc mais également à l’international, notamment en Afrique.
Au niveau national, Marsa Maroc affirme poursuivre sa stratégie de renforcement de sa position de leader sur le marché portuaire, notamment via la nouvelle concession du terminal à conteneurs à Agadir (par le biais d’une filiale détenue à 51%), dont l’activité a démarré le premier septembre 2016.
Marsa Maroc mise également sur le démarrage de l’exploitation, prévu courant octobre 2016, du terminal à conteneurs 3 du port de Casablanca, ainsi que du terminal à conteneurs 3 au port de Tanger Med II, dont le démarrage est prévu en novembre 2019.
Désormais membre du club restreint des sociétés cotées à la Bourse des valeurs de Casablanca, Marsa Maroc est satisfaite de ses résultats au premier semestre 2016: «Nous avons eu un bon semestre et la conjoncture a joué en notre faveur», affirme M. Abdeljalil.
En effet, Marsa Maroc a réalisé, à fin juin 2016, un chiffre d’affaires consolidé de 1,3 MMDH contre 1,04 MMDH à fin juin 2015, soit une hausse de 23%, et ce malgré la stagnation du trafic global des marchandises, se limitant à 18,5 millions de tonnes (Mt).
Cette stagnation recouvre une baisse de 24% du trafic des vracs liquides, en raison de l’arrêt de la raffinerie Samir, combinée à une hausse de 13% du trafic des autres segments de marchandises.
En effet, le trafic du pétrole brut a été totalement suspendu durant le premier semestre 2016, engendrant une baisse du volume du trafic traité de 1,5 Mt par rapport au premier semestre 2015. Cette baisse a été partiellement atténuée par la hausse des importations des produits déjà raffinés.
La hausse du chiffre d’affaires s’explique donc, selon Marsa Maroc, par le changement du mix des produits manutentionnés, en faveur de trafics plus rémunérateurs, tels que les produits raffinés remplaçant le pétrole brut et les conteneurs, dont le trafic a progressé de 20% au 30 juin 2016.
De plus, Marsa Maroc souligne qu’elle a traité un volume de 1,5 Mt de céréales, contre 0,9 Mt au premier semestre 2015, soit une augmentation de 62%, principalement en raison de la hausse des importations suite à la faible production céréalière lors de la dernière campagne agricole.
Par ailleurs, Marsa Maroc affiche, au premier semestre 2016, un résultat net consolidé de 286 MDH contre 224 MDH, soit une hausse de 28%. Son résultat d’exploitation s’est apprécié de 52% à 430 MDH au premier semestre 2016.
A fin juin 2016, les fonds propres de Marsa Maroc s’élèvent à 2,2 MMDH, contre une dette nette de 816 MDH.
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