Le président de la commune refuse d'accueillir la nouvelle décharge de Casa sur son territoire
Le président de la commune Mejjatiya a son mot à dire dans le dossier de la nouvelle décharge de Médiouna. Et il le fait savoir. Pour lui, c'est un niet absolu. Mejjatiya est la commune dont dépend le terrain choisi pour la future décharge de Casablanca.
Chafik Amine Hachem, président de la commune de Mejjatiya -province de Médiouna- est catégorique.
Dans une déclaration à Médias24, il tient à préciser qu’«aucune autorisation ne sera accordée à la ville de Casablanca pour établir une nouvelle décharge dans la commune». Il ajoute: «Nous ne pouvons pas prendre en charge les déchets de Casablanca. Les habitants de Médiouna n’ont pas à supporter cela. Ils ne sont pas inférieurs aux Casablancais. Il incombe à la ville de Casablanca de trouver une solution sur son propre territoire.»
M. Hachem est appuyé par le président du Conseil préfectoral de Médiouna, Zakaria Idrissi, qui ne manque aucune occasion pour exprimer son opposition. Dans ce dossier, ils font front commun.
Cette position n’est pas pour plaire à la commune de Casablanca. Cette dernière, après de longues tractations ayant duré plus de deux ans, avait réussi enfin à conclure, le 2 mai 2016, un accord avec les propriétaires du terrain destiné à abriter la nouvelle décharge, à quelque 13 km de Casablanca.
Rappelons que l’actuelle décharge de Médiouna arrivera à saturation en novembre 2016. C'est une décharge sauvage, où les détritus s’amoncellent et baignent dans des mares de lixiviat.
3.500 tonnes d’ordures sont déversées chaque jour dans cette décharge. On compte 1.000 voyages quotidiens de camions. 15.000 à 20.000 têtes de bétail utilisent la zone comme pâturage.
Le Maroc accueille, en novembre prochain, la COP22.
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