Les syndicats brandissent la menace du vote sanction
Lors d’une conférence de presse organisée le 15 mars à Casablanca, les leaders de 5 syndicats évoquent la possibilité de donner des consignes de vote pour sanctionner le PJD.
Lors d’une conférence de presse organisée le 15 mars, les leaders de la CDT, UMT, UGTM, FDT-Azzouzi et SNE-Sup ont encore une fois accusé le gouvernement Benkirane de bloquer le dialogue social et annoncé un plan d’action commun.
L'augmentation des salaires et des pensions de retraite, la gestion participative de la réforme des retraites, ainsi que le respect des libertés syndicales et du code de travail, figurent parmi les revendications phares, en plus d'un cahier de doléances spécifique au syndicat national de l'enseignement supérieur, comportant une vingtaine de revendications (augmentation des salaires des enseignants chercheurs, revalorisation des bourses des étudiants…)
Un plan trimestriel pour avril, mai et juin
Le 3 avril prochain, une marche nationale est prévue à Casablanca. Plusieurs sources avaient annoncé après la tenue d'une commission de coordination entre les cinq syndicats vendredi 11 mars, que les syndicats prévoyaient une marche reliant Casablanca à Rabat et une grève de 48h.
"Nous temporisons pour l'instant, nous jugeons avoir suffisamment de temps pour faire pression sur le gouvernement d'ici les prochaines élections législatives du 7 octobre 2016", a affirmé Abdelkader Zair, secrétaire général adjoint de la CDT.
Après la grève générale du 24 février, jugée réussie par ses organisateurs, les leaders des cinq centrales accusent Benkirane de faire la sourde oreille, en refusant toute négociation. Pour le forcer à relancer le dialogue social, ils misent sur un front syndical uni, capable de mobiliser l'ensemble des travailleurs, tout en diversifiant les moyens de pression. '' Nous lancerons au cours de cette semaine une pétition en ligne, dans le but de rassembler trois millions de signataires'', a annoncé Miloudi Moukharik, le patron de l'UMT, interviewé par medias24.
Concernant le 1er mai 2016, les syndicalistes sont optimistes et se réjouissent de l'unité, grâce à ce nouveau front.
Le vote sanction, dernier recours
En cas de maintien du blocage du dialogue social d'ici fin juin, les responsables syndicaux se disent prêts à tous les scénarios. "Le recours à un arbitrage royal n'est pas prévu. Nous considérons le chef du gouvernement comme premier responsable de ce blocage. La nouvelle Constitution a donné un champ large de prérogatives pour le gouvernement. Que chacun assume ses responsabilités'', a précisé M.Zair.
Interrogé par Médias 24 en marge de la conférence, M. Moukharik déclare que "le vote sanction est une carte qu'on pourrait jouer. On a toujours laissé à nos militants et adhérents le choix de voter librement. Maintenant, on va prendre la décision d'orienter et de donner des consignes de vote pour sanctionner le PJD, si le blocage est maintenu."
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