Fès veut relancer le tourisme religieux
Le tourisme religieux et festivalier constitue la clef de voûte et un atout majeur pour conforter le positionnement de la cité idrisside en tant que destination touristique importante, a affirmé le président du Conseil régional du tourisme (CRT) de Fès, Driss Faceh.
Le CRT œuvre en concertation avec différentes parties, dont des instituts professionnels, pour améliorer la qualité de l'offre et du produit touristique de Fès, qui était toujours une destination prisée, en particulier par les pèlerins et les fidèles africains de la zaouia du Cheikh Sidi Ahmed Tijani, forte de 250 millions d'adeptes, a souligné M. Faceh dans un entretien à la MAP.
Il a, dans ce sens, indiqué que le CRT ambitionne de relancer le tourisme religieux à travers l'organisation de semaines culturelles au Mali, Sénégal, Burkina-Faso et Côte d'Ivoire.
Le président du CRT a, de même, noté que le tourisme subsaharien représente un créneau d'avenir pour la capitale spirituelle du Royaume en particulier et le Maroc en général, mettant l'accent sur les opportunités offertes dans ce domaine, notamment la proximité et le développement des dessertes aériennes de la compagnie Royal Air Maroc (RAM).
Outre le célèbre Festival des musiques sacrées du monde, le CRT initie, en collaboration avec la fondation Esprit de Fès et les autorités locales, nombre de manifestations artistiques et culturelles à l'instar du festival Fès in Riad et du festival de l'art culinaire, a-t-il indiqué.
Les investissements à caractère touristique pourront également jouer un rôle primordial pour faire sortir Fès de sa léthargie, a argué M. Faceh, affirmant que le CRT ne ménagera aucun effort, en partenariat avec différentes instances, pour promouvoir notamment l'implantation au sein de l'ancienne médina de riads et de nouvelles maisons d'hôtes.
Selon le responsable, la cité idrisside devra réussir le pari de se positionner en destination touristique de séjour, comme le prévoit le Programme de développement régional touristique (PDRT), lancé en 2005, dans le but d'ériger la région de Fès-Boulemane en destination majeure de séjour (city break).
Le PDRT, a-t-il rappelé, a permis d'accroître les rotations aériennes par semaine entre Fès et plusieurs capitales européennes telles que Paris, Barcelone, Milan, Londres, Francfort, Marseille et Lyon, de renforcer la capacité d'hébergement par la mise en œuvre de deux unités d'aménagement touristique de Oued Fès et de Wislane et la création de nouveaux riads en médina et de faire avancer la mise à niveau urbaine de la ville.
Pour relancer le tourisme, "Fès a besoin d'urgence d'une nouvelle stratégie pour retrouver son niveau socio-économique et renouer avec les investissements, surtout dans des projets porteurs à même de contribuer à résorber le chômage et à éradiquer les fléaux de la criminalité, de la précarité et de l'exode rural massif", a-t-il plaidé.
Le responsable a également jeté la lumière sur l'état de l'ancienne médina. "Ce musée à ciel ouvert qui a ensorcelé des milliers de touristes en provenance des cinq continents devra renaître de ses cendres", a-t-il dit.
Suite au repositionnement de la destination Fès-Meknès dans le cadre de la régionalisation avancée, tous les professionnels du tourisme doivent unir leurs efforts pour développer cette destination et mettre en valeur l'arrière-pays, qui regorge de produits de terroir, a-t-il insisté.
En ce qui concerne la promotion de la destination Fès-Meknès, M. Faceh a souligné la nécessité d'exploiter à bon escient les potentialités qu'offre la région en matière d'écotourisme et de tourisme rural, d'encourager le tourisme d'affaires, tout en renforçant le positionnement de Fès en tant que destination de long séjour.
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